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LA POLLUTION PE TROLIÈRE EN MILIEU MARIN
Processus assurant le transfert biologique :
prise, accumulation et rejet
Les concentrations en hydrocarbures pétroliers dans les animaux exposés au pétrole
reètent un équilibre entre les processus de prise, d’accumulation __et de rejet. La prise de
pétrole à partir de l’eau, de la nourriture ou des sédiments a été étudiée au laboratoire et
dans le milieu naturel. Le transfert des animaux en eaux pures, après l’exposition aux
hydrocarbures, permet de déterminer le taux et l’importance du processus d’épuration.
Les taux d’épuration des animaux exposés au laboratoire sont généralement plus élevés -
que ceux des animaux exposés à un déversement pétrolier accidentel ou à une pollution
chronique. Les périodes d’exposition alors plus longues permettent l’entrée des hydrocarbures dans les tissus contenant des réserves lipidiques. Quelques données concernant
—
l’accumulation et l’épuration des hydrocarbures pétroliers par les bivalves marins sont
portées dans les tableaux III—7 et 8.
Le zooplancton
Les copêpodes soumis à une pollution pétrolière consomment des particules de
pétrole qu’ils excrètent ensuite sous forme de fèces. Des travaux de laboratoire effectués
avec des crustacés planctoniques, ont montré que ces derniers accumulent des hydrocar—
bures aromatiques et paralfmiques très variés, à partir de la nourriture ou de l’eau. Les
études de Corner et coll. (1976) montrent que, pour les naphtalènes, la voie d’entrée
alimentaire est plus importante que la prise directe dans l’eau. Les expérimentations
d’épuration indiquent une demi—vie de 2 à 3 jours, toutefois une période d’épuration de
.
28 jours n’est pas sufsante pour éliminer la totalité de ces hydrocarbures.”
Les crustacés benthiques
Des crevettes et des crabes exposés à un extrait aqueux de fuel ou à des hydrocarbures
aromatiques polycycliques variés sont capables d’éliminer complètement les hydrocarbures en 2 à 10 jours (Lee et coll., 1976; Sanborn et Malins, 1977). Burns (1976) note
que le crabe Uca pugnax retient des hydrocarbures semblables à ceux du polluant,
4 années après un déversement pétrolier dans cette zone. Toutefois, il est possible que ce
crustacé absorbe le pétrole contenu dans les sédiments contaminés ou qu’il absorbe les
.
hydrocarbures chroniquement relâchés par les sédiments.
Cox et coll. (1975) polluent volontairement avec du fuel n° 2 un étang du sud du Texas —
contenant des crevettes, mais également des huîtres et le bivalve Rangia cuneata. Après
38 jours, les animaux sont transférés dans une eau non polluée; 10 jours d’épuration sont
sufsants pour éliminer la totalité du naphtalène contenu dans les crevettes, alors que les
Rangia et les huîtres retiennent encore respectivement 4,0 et,2,0 pg de naphtalène.
Les vers
Les vers ltreurs absorbent les polluants organiques associés au sédiment. En
conséquence, les polychètes et les vers appartenant à d’autres phylums ont développé des
LA POLLUTION PE TROLIÈRE EN MILIEU MARIN
Processus assurant le transfert biologique :
prise, accumulation et rejet
Les concentrations en hydrocarbures pétroliers dans les animaux exposés au pétrole
reètent un équilibre entre les processus de prise, d’accumulation __et de rejet. La prise de
pétrole à partir de l’eau, de la nourriture ou des sédiments a été étudiée au laboratoire et
dans le milieu naturel. Le transfert des animaux en eaux pures, après l’exposition aux
hydrocarbures, permet de déterminer le taux et l’importance du processus d’épuration.
Les taux d’épuration des animaux exposés au laboratoire sont généralement plus élevés -
que ceux des animaux exposés à un déversement pétrolier accidentel ou à une pollution
chronique. Les périodes d’exposition alors plus longues permettent l’entrée des hydrocarbures dans les tissus contenant des réserves lipidiques. Quelques données concernant
—
l’accumulation et l’épuration des hydrocarbures pétroliers par les bivalves marins sont
portées dans les tableaux III—7 et 8.
Le zooplancton
Les copêpodes soumis à une pollution pétrolière consomment des particules de
pétrole qu’ils excrètent ensuite sous forme de fèces. Des travaux de laboratoire effectués
avec des crustacés planctoniques, ont montré que ces derniers accumulent des hydrocar—
bures aromatiques et paralfmiques très variés, à partir de la nourriture ou de l’eau. Les
études de Corner et coll. (1976) montrent que, pour les naphtalènes, la voie d’entrée
alimentaire est plus importante que la prise directe dans l’eau. Les expérimentations
d’épuration indiquent une demi—vie de 2 à 3 jours, toutefois une période d’épuration de
.
28 jours n’est pas sufsante pour éliminer la totalité de ces hydrocarbures.”
Les crustacés benthiques
Des crevettes et des crabes exposés à un extrait aqueux de fuel ou à des hydrocarbures
aromatiques polycycliques variés sont capables d’éliminer complètement les hydrocarbures en 2 à 10 jours (Lee et coll., 1976; Sanborn et Malins, 1977). Burns (1976) note
que le crabe Uca pugnax retient des hydrocarbures semblables à ceux du polluant,
4 années après un déversement pétrolier dans cette zone. Toutefois, il est possible que ce
crustacé absorbe le pétrole contenu dans les sédiments contaminés ou qu’il absorbe les
.
hydrocarbures chroniquement relâchés par les sédiments.
Cox et coll. (1975) polluent volontairement avec du fuel n° 2 un étang du sud du Texas —
contenant des crevettes, mais également des huîtres et le bivalve Rangia cuneata. Après
38 jours, les animaux sont transférés dans une eau non polluée; 10 jours d’épuration sont
sufsants pour éliminer la totalité du naphtalène contenu dans les crevettes, alors que les
Rangia et les huîtres retiennent encore respectivement 4,0 et,2,0 pg de naphtalène.
Les vers
Les vers ltreurs absorbent les polluants organiques associés au sédiment. En
conséquence, les polychètes et les vers appartenant à d’autres phylums ont développé des
