EFFETS SUR LES ORGANISMES
59 .
Les invertébrés
La survie d’une espèce dépend de la survie de chacun de ses stades de développement.
Généralement, les œufs sont considérés comme plus résistants aux produits pétroliers que
les autres stades vitaux car ils sont protégés par leur enveloppe chorionique.
'
Des études récentes Ont montré que les sensibilités des larves et des jeunes varient
considérablement; la sensibilité dépendant du stade de développement et des espèces
(résultats résumés dans le tableau III—4). .
\Le stade 1 des larves de Homarus americanus est plus sensible (CL. 50 après 4 jours
'
pour 0,8 mg/l de pétrole) que le stade IV (CL. 50 pour 4,9 mg/l). Par contre, les stades
larvaires du ver polychète N 'eanthes arenaceodenlala sont plus résistants que les adultes
_
vis—à-vis d’un pétrole et d’un fuel.
Les animaux les plus sensibles au pétrole semblent être les larves de crustacés,
toutefois des concentrations en hydrocarbures pétroliers de l’ordre de 1 mg/l affectent
irréversiblement la fertilisation ou le développement de différentes larves de bivalves
(Renzoni, 1975). '
‘
-
Le tableau Ill-4 nous indique également que les larves de la crevette Pandalus
hypsinotus sont, en période de mue, environ 5 fois plus sensibles au pétrole qu‘en période
d’inter-mue. La résistance est réduite durant la mue car, avant ce: processus, il y a
augmentation de la perméabilité et prise rapide de fluide (pollué et riche en toxiques, le cas
_
échéant), ce qui constitue une pression hydrostatique sufsante pour déchirer l’exosque,
lette. Les organismes qui présentent une mue sont donc plus vulnérables au pétrole. Les
'
Tableau III—4. — COMPARAISON DE LA SENSIBILITÉ DES LARVES A CERTAINS PÉTROLES BRUTS ET E_UELS.
LES CONCENTRATIONS LÉTALES 50 INDIQUÉES CONCERNENT DES TESTS STATIQUES D‘UNE DUREE DE
96 HEURES ; DANS UN CAS, LA DURÉE EST PORTÉE A 30 JOURS. Ces résultats obtenus récemment par
différents auteurs ont été groupés par RICE et coll., 1977a.
.
Concentrations létales 50 (mg/l)
ESPEŒS
STADES
PETROLE BRUT
'
FUEL n°
2
,,
Polychètes :
_
Neanthes arenacædentata
Jeunes
15
—
19,8
4
—
8,4
..
Adultes
12,5 —
17,6
2
—
4,2
Décapodes
:
'
'
Palaemonete5 pugio
larves
_
——
1,2
Penaeus_ aztecus
stade post—larvaire
1,4 — 6,6
Crevettes
(3 esèèces)
jeunes, adultes
——
1,0 — 3,7
Homarus americanus
stades I et IV
0,8 et 4,9
—-—
stade 1
0,14 (CL 50, 30 jèuzs)
Crevettes
(4 espèces)
et crabes
(2 espèces)
stade I
0,9 — 1,8
Pandalus
stades I et V1
0,2 et 1,8
‘
Paralithodes camtschatica
stade 1
2,0
stade 1
(HUE) -
1.3
,
Pandalus hypsinotus
stades I et II
4 et 7,9
_
stade I
(HUE)
°:9
Pandalus platgceros
_
stades I et V
naphtalène
>
12 vg/l
59 .
Les invertébrés
La survie d’une espèce dépend de la survie de chacun de ses stades de développement.
Généralement, les œufs sont considérés comme plus résistants aux produits pétroliers que
les autres stades vitaux car ils sont protégés par leur enveloppe chorionique.
'
Des études récentes Ont montré que les sensibilités des larves et des jeunes varient
considérablement; la sensibilité dépendant du stade de développement et des espèces
(résultats résumés dans le tableau III—4). .
\Le stade 1 des larves de Homarus americanus est plus sensible (CL. 50 après 4 jours
'
pour 0,8 mg/l de pétrole) que le stade IV (CL. 50 pour 4,9 mg/l). Par contre, les stades
larvaires du ver polychète N 'eanthes arenaceodenlala sont plus résistants que les adultes
_
vis—à-vis d’un pétrole et d’un fuel.
Les animaux les plus sensibles au pétrole semblent être les larves de crustacés,
toutefois des concentrations en hydrocarbures pétroliers de l’ordre de 1 mg/l affectent
irréversiblement la fertilisation ou le développement de différentes larves de bivalves
(Renzoni, 1975). '
‘
-
Le tableau Ill-4 nous indique également que les larves de la crevette Pandalus
hypsinotus sont, en période de mue, environ 5 fois plus sensibles au pétrole qu‘en période
d’inter-mue. La résistance est réduite durant la mue car, avant ce: processus, il y a
augmentation de la perméabilité et prise rapide de fluide (pollué et riche en toxiques, le cas
_
échéant), ce qui constitue une pression hydrostatique sufsante pour déchirer l’exosque,
lette. Les organismes qui présentent une mue sont donc plus vulnérables au pétrole. Les
'
Tableau III—4. — COMPARAISON DE LA SENSIBILITÉ DES LARVES A CERTAINS PÉTROLES BRUTS ET E_UELS.
LES CONCENTRATIONS LÉTALES 50 INDIQUÉES CONCERNENT DES TESTS STATIQUES D‘UNE DUREE DE
96 HEURES ; DANS UN CAS, LA DURÉE EST PORTÉE A 30 JOURS. Ces résultats obtenus récemment par
différents auteurs ont été groupés par RICE et coll., 1977a.
.
Concentrations létales 50 (mg/l)
ESPEŒS
STADES
PETROLE BRUT
'
FUEL n°
2
,,
Polychètes :
_
Neanthes arenacædentata
Jeunes
15
—
19,8
4
—
8,4
..
Adultes
12,5 —
17,6
2
—
4,2
Décapodes
:
'
'
Palaemonete5 pugio
larves
_
——
1,2
Penaeus_ aztecus
stade post—larvaire
1,4 — 6,6
Crevettes
(3 esèèces)
jeunes, adultes
——
1,0 — 3,7
Homarus americanus
stades I et IV
0,8 et 4,9
—-—
stade 1
0,14 (CL 50, 30 jèuzs)
Crevettes
(4 espèces)
et crabes
(2 espèces)
stade I
0,9 — 1,8
Pandalus
stades I et V1
0,2 et 1,8
‘
Paralithodes camtschatica
stade 1
2,0
stade 1
(HUE) -
1.3
,
Pandalus hypsinotus
stades I et II
4 et 7,9
_
stade I
(HUE)
°:9
Pandalus platgceros
_
stades I et V
naphtalène
>
12 vg/l
