Préface
Voilà un ouvrage qui vient à son heure, étant donné les pollutions accidentelles
qui surviennent dans des régions du globe très variées, mais hélas, tout
-
particulièrement sur nos côtes.
La pollution pétrolière n’est probablement pas la pollution la plus dangereuse,
—
bien qu’elle touche gravement la vie marine quand elle est massive, mais c’est celle à
laquelle nous sommes plus sensibles parce que nos sens nous transmettent une vision,
une odeur de la mer qui nous apparaissent comme un outrage a‘ ce grand corps vivant
liquide auquel nous devons la vie,à la surface de notre planète, et pour nous—mêmes
bien souvent, une amélioration de notre santé, qui nous inspire, dans sa condition
naturelle, par son immensité et sa beauté, des sentiments particulièrement nobles,
qui stimule notre imagination et, aux beaux jours calmes, apaise notre anxiété. Une
_
pollution pétrolière est ressentie comme une souillure physique et morale de la mer,
et c’est, autant que les intérêts lésés, la cause des colères qu’elle suscite.
Un océanographe ne peut pas ne pas ressentir le même état d’âme, et cependant
il doit garder raison pour contribuer à l’organisation de la défense de la vie menacée,
et pour cela tenter de connaître, de la façon la plus exacte possible, l’action et les
modalités d’action des pétroles sur la vie marine, en particulier, sachant bien que la
nature du pétrole libéré, les conditions climatiques et météorologiques du moment,
la constitution des biotopes et des biocénoses atteintes notamment peuvent moduler
_
largement cette action.
_
_
C’est cette tâche délicate qu’a menée à bien Jean—Claude Lacaze dans l’ouvrage
qu’il m’est demandé de préfacer. Sans doute, était-il particulièrement qualié pour
traiter un tel sujet puisque depuis quelque quatorze années, il s’est consacré à
l’étude de l’action des polluants pétroliers sur la vie marine, étude dont les
importants résultats ont fait l’objet de sa thèse de Doctorat ès sciences soutenue en
'
1 978.
—
'
Dès le début de ses travaux, Lacaze a associé la recherche au laboratoire à celle
effectuée dansla nature, d’abord sur la côte atlantique, puis sur les rivages de la
Manche, s’assurant diverses collaborations indispensables dans ces recherches qui
doivent être multidisciplinaires et accueillant de jeunes collaborateurs français et
,
étrangers.
.
-
‘
Dans cet ouvrage, on tr0uve associés les résultats d'une expérimentation
rigoureuse, conduite avec des méthodes ables, sériant les facteurs et isolant les
espèces, à ceux d’une relation de ce qui a pu être constaté en cas de pollutions dans la
nature. Entre ces deux types de données, se situent celles obtenues, par une
expérimentation portant sur des écosystèmes contrôlés plus ou moins
‘
ce n’est pas l’un des moindres mérites de l’auteur de cet ouvrage que d’avoir
.
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Voilà un ouvrage qui vient à son heure, étant donné les pollutions accidentelles
qui surviennent dans des régions du globe très variées, mais hélas, tout
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particulièrement sur nos côtes.
La pollution pétrolière n’est probablement pas la pollution la plus dangereuse,
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bien qu’elle touche gravement la vie marine quand elle est massive, mais c’est celle à
laquelle nous sommes plus sensibles parce que nos sens nous transmettent une vision,
une odeur de la mer qui nous apparaissent comme un outrage a‘ ce grand corps vivant
liquide auquel nous devons la vie,à la surface de notre planète, et pour nous—mêmes
bien souvent, une amélioration de notre santé, qui nous inspire, dans sa condition
naturelle, par son immensité et sa beauté, des sentiments particulièrement nobles,
qui stimule notre imagination et, aux beaux jours calmes, apaise notre anxiété. Une
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pollution pétrolière est ressentie comme une souillure physique et morale de la mer,
et c’est, autant que les intérêts lésés, la cause des colères qu’elle suscite.
Un océanographe ne peut pas ne pas ressentir le même état d’âme, et cependant
il doit garder raison pour contribuer à l’organisation de la défense de la vie menacée,
et pour cela tenter de connaître, de la façon la plus exacte possible, l’action et les
modalités d’action des pétroles sur la vie marine, en particulier, sachant bien que la
nature du pétrole libéré, les conditions climatiques et météorologiques du moment,
la constitution des biotopes et des biocénoses atteintes notamment peuvent moduler
_
largement cette action.
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C’est cette tâche délicate qu’a menée à bien Jean—Claude Lacaze dans l’ouvrage
qu’il m’est demandé de préfacer. Sans doute, était-il particulièrement qualié pour
traiter un tel sujet puisque depuis quelque quatorze années, il s’est consacré à
l’étude de l’action des polluants pétroliers sur la vie marine, étude dont les
importants résultats ont fait l’objet de sa thèse de Doctorat ès sciences soutenue en
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1 978.
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Dès le début de ses travaux, Lacaze a associé la recherche au laboratoire à celle
effectuée dansla nature, d’abord sur la côte atlantique, puis sur les rivages de la
Manche, s’assurant diverses collaborations indispensables dans ces recherches qui
doivent être multidisciplinaires et accueillant de jeunes collaborateurs français et
,
étrangers.
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Dans cet ouvrage, on tr0uve associés les résultats d'une expérimentation
rigoureuse, conduite avec des méthodes ables, sériant les facteurs et isolant les
espèces, à ceux d’une relation de ce qui a pu être constaté en cas de pollutions dans la
nature. Entre ces deux types de données, se situent celles obtenues, par une
expérimentation portant sur des écosystèmes contrôlés plus ou moins
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ce n’est pas l’un des moindres mérites de l’auteur de cet ouvrage que d’avoir
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