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PREFACE
contribué à promouvoir cette méthode dite des écosystèmes expérimentaux,
méthode dont l'emploi s’est largement développé dans le monde depuis les travaux
d’Odum, puis de Lacaze notamment, et qui me paraît être l'une des démarches
essentielles pour aborder avec quelque chance de succès des problèmes si complexes.
Jean-Claude Lacaze a beaucoup lu et reéchi sur les problèmes biologiques posés
par la pollution pétrolière et le lecteur bénéciera certainement de sa vaste
érudition, de ses propres résultats et d ’une présentation très claire. Il est dommage
'
que la limitation du volume du texte qui lui était imposée ne lui ait pas permis de citer
dans la bibliographie les références de tous les auteurs dont il a été conduit à
évoquer les travaux, ce qui vaudra des recherches fastidieuses au lecteur qui
souhaitera des compléments d'information sur certains résultats évoqués. Quoi qu’il
en soit le thème des effets de la pollution pétrolière sur la vie marine et des méthodes
et techniques utilisées pour les mettre en évidence est fort bien traité. Je crains
cependant que certains lecteurs, attirés par un titre qui embrasse un sujet beaucoup
plus large « La pollution pétrolière en milieu marin » ne ressentent une déception
semblable à celle qu’éprouverait un malade qui, ouvrant un traité de médecine, n’y
trouverait guère que des données de pathologie — et non l'art de guérir —
.
En effet,
l'état actuel et ! ’évolution future possible de la lutte contre la pollution pétrolière et
les effets biologiques néfastes de celle-ci ne sont pas ici pleinement discutés. C’est
‘
vraisemblablement que l’auteur juge — avec raison — que la seule méthode
actuellement sûre est la méthode préventive. Mais jusqu’ici, ni les progrès
techniques, ni les menaces que constituent de nouvelles lois
n’ont pu
faire disparaitre ce type de pollution. Force est donc de chercher les moyens de lutte
contre celle-ci ou contre les effets de celle-ci. Sans doute dans les pages qui suivent,
on trouvera ici ou là plusieurs allusions à ce grave problème, touchant notamment
l’efcacité et les dangers des divers dispersants utilisés, des précipitants entraînant
le pétrole vers le fond, des bactéries le dégradant. Jean-Claude Lacaze n’ignore
donc nullement les diverses modalités de cette action mais probablement ne les a-t—il
pas jugées sufsamment efcaces pour les regrouper et les discuter dans un chapitre
autonome et surtout pour envisager leur développement futur. Cependant, je crois
qu’il aurait été utile de montrer comment les connaissances acquises quant au
mécanisme d’action des polluants pétroliers sur la faune et la ore marine, aux
processus de dégradation de ces polluants, connaissances longuement exposés ici,
peuvent et doivent entraîner des progrès dans la lutte contre ce redoutable et
permanent danger.
Un ouvrage comme celui—”ci doit intéresser non seulement les spécialistes, mais
aussi tous ceux — et ils sont nombreux — qui s’interrogent sur l’évolution de la lutte
contre les pollutions et c’est pourquoi il m’aurait paru utile de démontrefque les
importants résultats ici rassemblés ne sont pas seulement la phase passive d’un
constat, maisune étape e]cace d’un combat qui doit être mené sans relâche par nous
tous et aboutir
à.des progrès sensibles dans la défense des océans et des mers.
.
N oublmns pas que les diverses classes de notre société sont en lutte féroce pour
obtenir ce monstre indispensable : l’argent. La Recherche scientique n’obtiendra
les fonds qui lui sont nécessaires que si les voies qu’elle'suit et qui convergent vers les
problèmes pressants d‘une difcile conjoncture laissent apparaître ou du moins '
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