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EVALUA TION EXPERIMENTALE DE LA T0XICITE
37
photosynthétique de biocén0ses naturelles de phytoplancton marin, lorsque ce paramètre
augmente dans la limite des températures photosynthétiques optimales. Toutefois, dès
que l’on dépasse les températures maximales annuelles des biocénoses étudiées (limite de
tolérance supérieure), une altération irréversible (thermodénaturation) se produit. Les
organismes étant alors soumis au double stress effet thermique - pollution pétrolière
(Làcaze, 1978); phénomène qui a une signication écologique non négligeable et se
présente in situ au niveau des rejets des centrales thermiques ou en période d’étiage dans
les eaux continentales.
‘
Facteurs biologiques
La physiologie de la plupart des organismes-est sous la dépendance de facteurs
chronobiologiques cycliques : cycles annuel, lunaire, journalier... Aussi, pour des
'
expositions équivalentes, il est possible d’obtenir des effets sublétaux différents selon la
phase du cycle considéré. Certaines questions peuvent alors se poser. Par exemple,
l’exposition d’un organisme marin au pétrole, lorsque les activités nutritionnelles ou
l
reproductrices sont maximales, conduira-t—elle à des effets plus importants que lorsque de
l
telles activités sont minimales ‘?
3
Les organismes sont également sous la dépendance de facteurs temporels linéaires :
leurs états physiologiques et morphologiques Varient en fonction de leur âge et de leur
i
ontogenèse. Aussi, une quantité donnée de pétrole affectera différemment les adultes et les
larves des espèces marines (cf. 3e partie).
Interaction des facteurs
;
Les paramètres mentionnés ci-dessus, dans toutes leurs combinaisons et permuta‘
tions, vont—ils interagir d‘une façon additive, synergique ou antagoniste en relation avec
,
les effets d’accumulation du polluant ? Par ailleurs, comment les effets de telles
_
expositions vont—ils par les nombreuses interactions biotiques et abiotiques que l’on
connaît se ramif1er dans les écosystèmes atteints par la pollution ‘? Réduiront—ils, par
exemple, les possibilités de croissance et de reproduction des invertébrés et atteindront—ils
ainsi les populations de poissons qui utilisent les invertébrés comme source de
nourriture ? Le paragraphe suivant est susceptible de fournir des éléments permettant de
répondre à ce type de question.
,
Expériences à long terme
en écosystèmes aquatiques contrôlés
Les expériences de laboratoire fournissent, comme nous l’indiquons plus haut, des
données fondamentales sur les effets des polluantsWis-à-vis d‘espèces isolées, mais
,
l’extrapolation des résultats à l’échelle de l’écosystème est difcile, sinon impossible,
surtout si l’on prend en considération, comme on le fait le plus souvent, une fonction
l
physiologique dénie. Il apparaît de plus en plus certain qu’une bonne compréhension des
!
LAC/«ZE. — La pollution pétrolière en milieu marin
3
\_
.
EVALUA TION EXPERIMENTALE DE LA T0XICITE
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photosynthétique de biocén0ses naturelles de phytoplancton marin, lorsque ce paramètre
augmente dans la limite des températures photosynthétiques optimales. Toutefois, dès
que l’on dépasse les températures maximales annuelles des biocénoses étudiées (limite de
tolérance supérieure), une altération irréversible (thermodénaturation) se produit. Les
organismes étant alors soumis au double stress effet thermique - pollution pétrolière
(Làcaze, 1978); phénomène qui a une signication écologique non négligeable et se
présente in situ au niveau des rejets des centrales thermiques ou en période d’étiage dans
les eaux continentales.
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Facteurs biologiques
La physiologie de la plupart des organismes-est sous la dépendance de facteurs
chronobiologiques cycliques : cycles annuel, lunaire, journalier... Aussi, pour des
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expositions équivalentes, il est possible d’obtenir des effets sublétaux différents selon la
phase du cycle considéré. Certaines questions peuvent alors se poser. Par exemple,
l’exposition d’un organisme marin au pétrole, lorsque les activités nutritionnelles ou
l
reproductrices sont maximales, conduira-t—elle à des effets plus importants que lorsque de
l
telles activités sont minimales ‘?
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Les organismes sont également sous la dépendance de facteurs temporels linéaires :
leurs états physiologiques et morphologiques Varient en fonction de leur âge et de leur
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ontogenèse. Aussi, une quantité donnée de pétrole affectera différemment les adultes et les
larves des espèces marines (cf. 3e partie).
Interaction des facteurs
;
Les paramètres mentionnés ci-dessus, dans toutes leurs combinaisons et permuta‘
tions, vont—ils interagir d‘une façon additive, synergique ou antagoniste en relation avec
,
les effets d’accumulation du polluant ? Par ailleurs, comment les effets de telles
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expositions vont—ils par les nombreuses interactions biotiques et abiotiques que l’on
connaît se ramif1er dans les écosystèmes atteints par la pollution ‘? Réduiront—ils, par
exemple, les possibilités de croissance et de reproduction des invertébrés et atteindront—ils
ainsi les populations de poissons qui utilisent les invertébrés comme source de
nourriture ? Le paragraphe suivant est susceptible de fournir des éléments permettant de
répondre à ce type de question.
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Expériences à long terme
en écosystèmes aquatiques contrôlés
Les expériences de laboratoire fournissent, comme nous l’indiquons plus haut, des
données fondamentales sur les effets des polluantsWis-à-vis d‘espèces isolées, mais
,
l’extrapolation des résultats à l’échelle de l’écosystème est difcile, sinon impossible,
surtout si l’on prend en considération, comme on le fait le plus souvent, une fonction
l
physiologique dénie. Il apparaît de plus en plus certain qu’une bonne compréhension des
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LAC/«ZE. — La pollution pétrolière en milieu marin
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