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LA POLLUTION PE TROLIËRE EN MILIEU MARIN
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.
concentrations sùblétales (0,02 à 3 mg/l) d’un fuel. Ces organismes parviennent à maturité
et se reproduisent. Cependant, le taux de croissance est irréversiblement affecté pour des
concentrations égales ou supérieures à 0,6 mg,/] et la fécondité" diminue lorsque les
.
concentrations sont égales ou inférieures à 0,2 mg/l. La survie de la descendance en eau de
mer fraîche est dans une grande mesure dépendante du traitement subi par la génération
précédente. Bien que maintenue en eau de mer fraîche, la descendance de.populations
exposées à des concentrations égales ou supérieures à 0,2 mg/l présente une forte
.
mortalité (supérieure à 70 p. 100 en cinq semaines). Ceci explique probablement qu’une
population de sphéromes exposée à une fraction soluble de fuel peu concentrée (0,2 mg/l)
est susceptible de disparaître,
maturité ces animaux puissent croître et se
reproduire à des concentrations inférieures à 3 mg/l, c’est-à—dire 15 fois plus élevées. Il est
bien évident que les critères de qualité des eaux doivent être ajustés sur la concentration
'
critique la plus basse.
'
-
Al’encontre de l’exemple précédent, StoCkner et Antia (1976) observent qu’après 20 à
40 jours d’expositi0n, des microalgues soumises à différentes pollutions s’adaptent à
celles—ci ; des phytoplanctontes ne tolérant initialement que de faibles concentrations de
polluant acceptent ultérieurement des
bien supérieures, après des
expositions répétées à des expositions croissantes. Ces auteurs insistent sur la nécessité de
réaliser des essais à long terme, an de s’assurer des possibilités d’adaptation des algues. Ils
indiquent aussi qu’une distinction très marqùée doit être faite lors des essais biologiques
entre les effets aigus à court
et céùx qui impliquent une expérimentation à long
terme avec adaptation du phytoplancton aux polluants.
,
-'
Les exemples ci—dessus nous indiquent que toute investigation réaliste portant sur la
détermination des seuils critiqués doit être pratiquée avec un protocole et une technologie
permettant
des expositions à long terme. Les organismes sont alors soumis à un flux
constant d’hydrocarbures pétroliers bien déterminés sur le plan phÿsico—chiniique,
l’expositidn pouvant se prolonger plusieurs semaines, voire plusieurs mois. En outre, une
contamination des organismes pendant plusieurs générations, dans des conditions les
plus proches possibles des conditions naturelles, fournirait des informations sérieuses sur
la croissance, le développement et la repr0duction.
'
Critères écologiques
.
Beaucoup de facteurs doivent être pris en compte avant d’extrapoler les modications
biologiques sublétales induites par la contamination pétrolière dans les conditions bien
déterminées du laboratoire, à celles qui seront induites par le même contaminant dans
l’environnement marin.
‘
.
Facteurs physico-chimiques
Très peu de travaux portent sur les interactions entre les facteurs physico-chimiques et
la pollution pétrolière. En outre, lorsque ce problème est abordé, les recherches sont
généralement fragmentaires. Dans le cas des effets de la température sur la pollution
pétrolière, on n’observe pas d’effet notable sur la nocivité du pétrole vis—à—vis de l’activité
LA POLLUTION PE TROLIËRE EN MILIEU MARIN
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concentrations sùblétales (0,02 à 3 mg/l) d’un fuel. Ces organismes parviennent à maturité
et se reproduisent. Cependant, le taux de croissance est irréversiblement affecté pour des
concentrations égales ou supérieures à 0,6 mg,/] et la fécondité" diminue lorsque les
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concentrations sont égales ou inférieures à 0,2 mg/l. La survie de la descendance en eau de
mer fraîche est dans une grande mesure dépendante du traitement subi par la génération
précédente. Bien que maintenue en eau de mer fraîche, la descendance de.populations
exposées à des concentrations égales ou supérieures à 0,2 mg/l présente une forte
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mortalité (supérieure à 70 p. 100 en cinq semaines). Ceci explique probablement qu’une
population de sphéromes exposée à une fraction soluble de fuel peu concentrée (0,2 mg/l)
est susceptible de disparaître,
maturité ces animaux puissent croître et se
reproduire à des concentrations inférieures à 3 mg/l, c’est-à—dire 15 fois plus élevées. Il est
bien évident que les critères de qualité des eaux doivent être ajustés sur la concentration
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critique la plus basse.
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Al’encontre de l’exemple précédent, StoCkner et Antia (1976) observent qu’après 20 à
40 jours d’expositi0n, des microalgues soumises à différentes pollutions s’adaptent à
celles—ci ; des phytoplanctontes ne tolérant initialement que de faibles concentrations de
polluant acceptent ultérieurement des
bien supérieures, après des
expositions répétées à des expositions croissantes. Ces auteurs insistent sur la nécessité de
réaliser des essais à long terme, an de s’assurer des possibilités d’adaptation des algues. Ils
indiquent aussi qu’une distinction très marqùée doit être faite lors des essais biologiques
entre les effets aigus à court
et céùx qui impliquent une expérimentation à long
terme avec adaptation du phytoplancton aux polluants.
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Les exemples ci—dessus nous indiquent que toute investigation réaliste portant sur la
détermination des seuils critiqués doit être pratiquée avec un protocole et une technologie
permettant
des expositions à long terme. Les organismes sont alors soumis à un flux
constant d’hydrocarbures pétroliers bien déterminés sur le plan phÿsico—chiniique,
l’expositidn pouvant se prolonger plusieurs semaines, voire plusieurs mois. En outre, une
contamination des organismes pendant plusieurs générations, dans des conditions les
plus proches possibles des conditions naturelles, fournirait des informations sérieuses sur
la croissance, le développement et la repr0duction.
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Critères écologiques
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Beaucoup de facteurs doivent être pris en compte avant d’extrapoler les modications
biologiques sublétales induites par la contamination pétrolière dans les conditions bien
déterminées du laboratoire, à celles qui seront induites par le même contaminant dans
l’environnement marin.
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Facteurs physico-chimiques
Très peu de travaux portent sur les interactions entre les facteurs physico-chimiques et
la pollution pétrolière. En outre, lorsque ce problème est abordé, les recherches sont
généralement fragmentaires. Dans le cas des effets de la température sur la pollution
pétrolière, on n’observe pas d’effet notable sur la nocivité du pétrole vis—à—vis de l’activité
