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LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
comportement, la croissance et la reproduction constituent les paramètres les plus
sensibles et les plus signicatifs (cf. 36 partie). Les organes chémorécepteurs peuvent être , =
altérés à des concentrations très basses et toute interférence avec le système de
chémoréception conduira vraisemblablement à des effets irréversibles sur l’alimentation
et la reproduction.
La croissance reète l’activité métabolique totale d’un organisme, aussi des altérations
signicatives du taux respiratoire ou de l’activité nutritionnelle se traduiront à plus long
terme dans les cycles de croissance et de reproduction des organismes. Une diminution de
.
l’activité nutritionnelle peut être liée à des problèmes de chémoréception (nourriture
.
contaminée). Lorsque des études physiologiques sont justiées, il est du plus grand intérêt
de suivre plusieurs paramètres biologiques simultanément. L’effet d’une pollution peut ne
pas être décelable lorsqu’un seul paramètre est considéré. Ainsi, Fisher (1975), étudiant
l‘inuence du DDT et des biphényles polychlorés sur deux espèces de diatomées marines
(Thalassiosira pseudonana et Skeletonema costalum), indique que l’activité photdsynthéti— .
que (incorporation du C-14) demeure constante pour 50 mg/l, alors que le nombre de
cellules par ml de culture diminue considérablement après 48 heures d’action du toxique.
Cette baisse ne provient donc pas d’une pertubation des mécanismes cellulaires de la
photosynthèse, mais d’une réduction de l’indice mitotique de ces espèces, avec pour
conséquence une diminution de l’activité photosynthétique totale de la culture, celle des
cellules prises isolément demeurant inchangée. Dans le cas d’études expérimentales
portant sur des communautés naturelles (expérience en écosystèmes aquatiques contrôlés), il est également préférable de suivre simultanément plusieurs paramètres.
‘
Lors des tests létaux réalisés dans une étape qui généralement précède les tests
sublétaux, il est souvent difcile de distinguer les organismes morts ou moribonds des
organismes vivants. L’absence demouvement est le critère généralement utilisé: pour
déterminer la mort d’un organisme. Toutefois, certains organismes soumis à un stress
présentent toutes les apparences de la mort, bien que l’effet ne soit pas irréversible : placés
en eau fraîche, ils se rétablissent. A l’opposé, dans le cas de certaines espèces, telles que les
mollusques et les larves de crustacés, on observe une mortalité différée (la mort survient
_
bien après la période d’exposition).
Comment reconnaître les animaux moribonds de ceux qui sont morts ? Les animaux
qui meurent
ne doivent pas être confondus avec les animaux atteints par la pollution, mais
qui vivent bien qu’étant écologiquement condamnés, du fait de l’augmentation de leur
.
vulnérabilité à la prédation et aux conditions ambiantes. LorsqUe de tels animaux sont
vivants à la n de l’exposition, les concentrations létales‘ seront plus
elevoes,
impliquant un niveau de tolérance erroné. Chaque espèce étudiée doit être
observee en
fonction de sa biologie. Bien qu’un protocole universel ne puisse être établi, il
est essentiel,
lors des tests de toxicité, d’effectuer des observations minùtieuses après les
périodes d’exposition an de déterminer si les effets sont réversibles.
.
le cas de
tests sublétaux, il est également important de déterminer, après la
periode d‘exposition,
si les effets observés sont, à plus long terme, - temporaires,
permanents, voue létaux.
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