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LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
s’agit d’utiliser les dispersants pétroliers comme moyen de lutte. A cette époque, surpris
par l’ampleur du désastre, mal préparés à
tel sinistre, les responsables
;
chargés de la dépollution décidèrent la mise en œuvre massive des dispersants disponibles
sur le marché. Lors de cet emploi improvisé, seul le critère « efcacité dispersante »
prévalut ; les formulations se composaient principalement de solvants aromatiques légers
_
(80 p. 100 environ du produit) très actifs mais aussi très toxiques et d’agents tensio—actifs
non ioniques (alky1phénols polyethoxylés) non moins toxiques, rendant le mélange
pétrole-dispersant très peu biodégradable.
Bien que leur toxicité fût prévisible, on les utilisa massivement (plusieurs milliers de
*
tonnes) en 1967 après le naufrage du Torrey—Canyon, ce qui provoqua de graves '
altérations au niveau de la ore et de la faune marine. Ces dispersants _furent
ultérieurement qualiés de « première génération ». Appartiennent à cette catégorie, le
,
BP 1002(1), les Finasol SC et CC (2) et le Garosol (3).
On a donc cherché à remplacer partiellement ou en totalité, dans le mélange de '
‘
solvants, les hydrocarbures aromatiques par des hydrocarbures aliphatiques (coupes
pétrolières désaromatisées) ou à introduire dans les dispersants pétroliers des solvants
_
polaires en général des alcools légers bien que ces derniers posent toutefois des problèmes
d’inammabilité qui limitent leur emploi. Les tensio—actifs utilisés dans la constitution de
ces dispersants de seconde génération dérivent de matières d’origine végétale, moins
.
dangereux (il s’agit, en général, d’éthoxylats d’acide gras peu toxiques) ils sont totalement
-
biodégradables. Le Finasol OSR 2, le BP 1 100 X et le Corexit 8 666 (4) appartiennent à
cette catégorie. Comme dans le cas des dispersants de première génération les tensio—actifs
"
sont sélectionnés suivant leur balance hydrophile lipophile (H.L.B.) c’est-à-dire le rapport
entre la partie de la molécule qui est lipophile et celle qui est hydrophile ; des stabilisantS
'
(éthanolamides d’acides gras) sont souvent ajoutés. De très nombreuses formules ont
'
réalisées et utilisées. Certains de ces dispersants présentent encore un indéniable intérêt;
elïectivement, lorsque le pétrole à traiter est très visqueux, l’usage d’un produit contenant '
_
un solvant peut être nécessaire.
Depuis 1974, de nouvelles formules de dispe‘rsants dits « concentrés ». diluables avant
l’emploi ont été proposées. Ils sont répandus sur le polluant en solution aqueuse (dilution
'
généralement à 10 p. 100). C’est le cas des produits suivants : Finasol DSK 5, Corexit 9 527, Corexit 9 600 et du BP 1 100 WD. L’intérêt de cette présentation est double;
logistique d’une part : l’autonomie des bâtiments chargés du traitement est beaucoup plus
grande (6 fois en moyenne), le coût du nettoyage moins élevé. Ces produits de « troisième
génération » ne contiennent plus de solvants pétroliers mais des solvants synthétiques
(éthers de glycol dérivant du cellosolve). Les tehsio-actifs sont également des dérivés
.
d’huile végétale. On fait également appel aux esters du sorbitol, couramment utilisés en
cosmétologie et en pharmacologie. L‘efcacité de certains d’entre eux est nettement plus
_
élevée que celle des précédents. L’agitation naturelle des eaux se révèle alors dans la
plupart des cas sufsante (Canevari, 1977).
'
(1) British petroleum.
'
(2) Petroa.
'
(3) Gamlem et Naintré.
-
_
.
(4) 13550.
,
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LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
s’agit d’utiliser les dispersants pétroliers comme moyen de lutte. A cette époque, surpris
par l’ampleur du désastre, mal préparés à
tel sinistre, les responsables
;
chargés de la dépollution décidèrent la mise en œuvre massive des dispersants disponibles
sur le marché. Lors de cet emploi improvisé, seul le critère « efcacité dispersante »
prévalut ; les formulations se composaient principalement de solvants aromatiques légers
_
(80 p. 100 environ du produit) très actifs mais aussi très toxiques et d’agents tensio—actifs
non ioniques (alky1phénols polyethoxylés) non moins toxiques, rendant le mélange
pétrole-dispersant très peu biodégradable.
Bien que leur toxicité fût prévisible, on les utilisa massivement (plusieurs milliers de
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tonnes) en 1967 après le naufrage du Torrey—Canyon, ce qui provoqua de graves '
altérations au niveau de la ore et de la faune marine. Ces dispersants _furent
ultérieurement qualiés de « première génération ». Appartiennent à cette catégorie, le
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BP 1002(1), les Finasol SC et CC (2) et le Garosol (3).
On a donc cherché à remplacer partiellement ou en totalité, dans le mélange de '
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solvants, les hydrocarbures aromatiques par des hydrocarbures aliphatiques (coupes
pétrolières désaromatisées) ou à introduire dans les dispersants pétroliers des solvants
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polaires en général des alcools légers bien que ces derniers posent toutefois des problèmes
d’inammabilité qui limitent leur emploi. Les tensio—actifs utilisés dans la constitution de
ces dispersants de seconde génération dérivent de matières d’origine végétale, moins
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dangereux (il s’agit, en général, d’éthoxylats d’acide gras peu toxiques) ils sont totalement
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biodégradables. Le Finasol OSR 2, le BP 1 100 X et le Corexit 8 666 (4) appartiennent à
cette catégorie. Comme dans le cas des dispersants de première génération les tensio—actifs
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sont sélectionnés suivant leur balance hydrophile lipophile (H.L.B.) c’est-à-dire le rapport
entre la partie de la molécule qui est lipophile et celle qui est hydrophile ; des stabilisantS
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(éthanolamides d’acides gras) sont souvent ajoutés. De très nombreuses formules ont
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réalisées et utilisées. Certains de ces dispersants présentent encore un indéniable intérêt;
elïectivement, lorsque le pétrole à traiter est très visqueux, l’usage d’un produit contenant '
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un solvant peut être nécessaire.
Depuis 1974, de nouvelles formules de dispe‘rsants dits « concentrés ». diluables avant
l’emploi ont été proposées. Ils sont répandus sur le polluant en solution aqueuse (dilution
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généralement à 10 p. 100). C’est le cas des produits suivants : Finasol DSK 5, Corexit 9 527, Corexit 9 600 et du BP 1 100 WD. L’intérêt de cette présentation est double;
logistique d’une part : l’autonomie des bâtiments chargés du traitement est beaucoup plus
grande (6 fois en moyenne), le coût du nettoyage moins élevé. Ces produits de « troisième
génération » ne contiennent plus de solvants pétroliers mais des solvants synthétiques
(éthers de glycol dérivant du cellosolve). Les tehsio-actifs sont également des dérivés
.
d’huile végétale. On fait également appel aux esters du sorbitol, couramment utilisés en
cosmétologie et en pharmacologie. L‘efcacité de certains d’entre eux est nettement plus
_
élevée que celle des précédents. L’agitation naturelle des eaux se révèle alors dans la
plupart des cas sufsante (Canevari, 1977).
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(1) British petroleum.
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(2) Petroa.
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(3) Gamlem et Naintré.
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(4) 13550.
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