LES HYDROCARBURES PE TROLIERS DANS LE MILIEU MARIN
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Utilisation pratique
_
L’utilisation correcte des dispersants revêt autant d’importance que leurs qualités
intrinsèques. Étant donné l’inévitable toxicité des tensio—actifs sur les organismes marins
(cf. Bellan, 1976) il est essentiel de ne les utiliser qu’à bon escient. Tout d’abord, l’efcacité
d’un traitement par les dispersants est aléatoire lorsque la viscosité du pétrole est élevée ou
dans le cas d’émulsions eau-dans—l’huile (type « mousse au chocolat »). Dans les deux cas,
les quantités de dispersants nécessaires sont beauéoup trop importantes, si bien qu’il est
préférable d’envisager d’autres traitements.
.
Le dispersant, dilué ou non, selon les instructions du fabricant, doit être appliqué en jet
sur la nappe en commençant par son pourtour (ou, le cas échéant, par la zone la plus
'
proche des côtes). Les quantités de produit à mettre en œuvre varient suivant différents
facteurs (nature du dispersant, viscosité du pétrole, turbulence des eaux) ; si bien qu’il n’est
guère possible de dénir une proportion optimale pétrole-dispersant. Toutefois, des essais
entrepris in situ dans les eaux canadiennes selon le protocole du laboratoire de Warren
Spring ont permis d’évaluer l’efcacité des dispersants dans des conditions particulière—
ment réalistes (Gill, 1977).
Il est souvent nécessaire de provoquer l‘émulsication par une agitation mécanique
apportée par l’hélice d’un bateau ou les pales d’un hélicoptère volant à basse altitude.
Le traitement du littoral pollué est très délicat. Il faut notamment éviter la pénétration
du pétrole dans les sédiments. Les masses goudronneuses accumulées sont effectivement
très rémanentes et un sédiment souillé sera pendant des années un réservoir de composés
toxiques, progressivement diffusés dans les zones avoisinantes. La photo-oxydation des—
substances, lors de leur émission, augmentera encore leur toxicité (Lacaze et Villedon de
Naïde, 1976; Lacaze et coll., 1977).
En milieu abiotique, à l’intérieur des ports notamment, les problèmes de toxicité ne se
posent pas et le traitement par les dispersants peut être entrepris sans précaution
particulière.
Perspectives d 'avenir
l
Les processus de biodégradation s’effectuant in situ dans des conditions défavorables,
)
diverses solutions ont été proposées pour l’accélérer.
’
L’azote et le phosphore se révèlent rapidement limitants. Il est donc nécessaire
d’enrichir la zone polluée en éléments nutritifs. Ces derniers doivent être présents sous“
forme liposoluble, an d’en limiter la diffusion hors de la couche d’huile. La réalisation de
telles substances pose encore bien des problèmes, mais les résultats sont encourageants
(Olivier et coll., 1978). Certaines formulations augmentant la dispersion du polluant,
presque exclusivement dans le film de surface (Bocart et coll., 1977). Dans ce cas, la
biodégradaiion est effectivement favorisée, maisi’ëtalement très apparent peut dissuader
.
des utilisateurs éventuels carla pollution parait s’intensier. Pour favoriser la biodégrada—
_
tien il est égalementpossible d‘introduire dans le milieu pollué des micro—organismes
\.
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Utilisation pratique
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L’utilisation correcte des dispersants revêt autant d’importance que leurs qualités
intrinsèques. Étant donné l’inévitable toxicité des tensio—actifs sur les organismes marins
(cf. Bellan, 1976) il est essentiel de ne les utiliser qu’à bon escient. Tout d’abord, l’efcacité
d’un traitement par les dispersants est aléatoire lorsque la viscosité du pétrole est élevée ou
dans le cas d’émulsions eau-dans—l’huile (type « mousse au chocolat »). Dans les deux cas,
les quantités de dispersants nécessaires sont beauéoup trop importantes, si bien qu’il est
préférable d’envisager d’autres traitements.
.
Le dispersant, dilué ou non, selon les instructions du fabricant, doit être appliqué en jet
sur la nappe en commençant par son pourtour (ou, le cas échéant, par la zone la plus
'
proche des côtes). Les quantités de produit à mettre en œuvre varient suivant différents
facteurs (nature du dispersant, viscosité du pétrole, turbulence des eaux) ; si bien qu’il n’est
guère possible de dénir une proportion optimale pétrole-dispersant. Toutefois, des essais
entrepris in situ dans les eaux canadiennes selon le protocole du laboratoire de Warren
Spring ont permis d’évaluer l’efcacité des dispersants dans des conditions particulière—
ment réalistes (Gill, 1977).
Il est souvent nécessaire de provoquer l‘émulsication par une agitation mécanique
apportée par l’hélice d’un bateau ou les pales d’un hélicoptère volant à basse altitude.
Le traitement du littoral pollué est très délicat. Il faut notamment éviter la pénétration
du pétrole dans les sédiments. Les masses goudronneuses accumulées sont effectivement
très rémanentes et un sédiment souillé sera pendant des années un réservoir de composés
toxiques, progressivement diffusés dans les zones avoisinantes. La photo-oxydation des—
substances, lors de leur émission, augmentera encore leur toxicité (Lacaze et Villedon de
Naïde, 1976; Lacaze et coll., 1977).
En milieu abiotique, à l’intérieur des ports notamment, les problèmes de toxicité ne se
posent pas et le traitement par les dispersants peut être entrepris sans précaution
particulière.
Perspectives d 'avenir
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Les processus de biodégradation s’effectuant in situ dans des conditions défavorables,
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diverses solutions ont été proposées pour l’accélérer.
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L’azote et le phosphore se révèlent rapidement limitants. Il est donc nécessaire
d’enrichir la zone polluée en éléments nutritifs. Ces derniers doivent être présents sous“
forme liposoluble, an d’en limiter la diffusion hors de la couche d’huile. La réalisation de
telles substances pose encore bien des problèmes, mais les résultats sont encourageants
(Olivier et coll., 1978). Certaines formulations augmentant la dispersion du polluant,
presque exclusivement dans le film de surface (Bocart et coll., 1977). Dans ce cas, la
biodégradaiion est effectivement favorisée, maisi’ëtalement très apparent peut dissuader
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des utilisateurs éventuels carla pollution parait s’intensier. Pour favoriser la biodégrada—
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tien il est égalementpossible d‘introduire dans le milieu pollué des micro—organismes
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