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LA POLLUTION PETROLIËRE EN MILIEU MARIN
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ingestion il sera, selon les cas, stocké, métabolisé ou excrété. Destravaux
récents portant
sur le métabolisme et sur les modications des hydrocarbures pétroliers chez les poissons
et les invertébrés marins tels que plusieurs espèces de copépodes indiquent que les
hydrocarbures aromatiques et paraffmiques sont dégradés par ces organismes. Boutry et
'
coll. (1977) notent que la capture d’hydrocarbures par le phytoplanctonte Chaet_g_çeros
simpLex
calcilrans est suivie d’une élimination rapide. D’autres invertébrés marins,
certains phyto et zooplanctontes ne peuvent dégrader de tels composés, qui sont encore
présents dans ces organismes un mois après l’ingestion (NAS, 1975).
Devenir dans les sédiments
études effectuées après un déversement accidentel en septembre 1969, dans la baie
de Buzzard (côte est des USA) indiquent que les hydrocarbures pétroliers présentent une
remanence considérable dans les sédiments marins (Blumer et Sass, 1972 a). Ainsi, les
,
alcanes normaux persistent pendant deux années; les taux de décomposition pour les
,
hydrocarbures ramifiés et cycliques sont encore plus bas que pour les formes normales. La
biodégradation est particulièrement faible sous la surface du sédiment, celui—ci devient
alors un véritable réservoir à « fractions toxiques » où s’accumulent partiellement les
hydrocarbures aromatiques à bas point de distillation.
La disparition du pétrole dans le sédiment résulte de sa biodégradation et de. sa
dissolution. Cette dernière est quantitativement plus importante comme l’indique
l’augmentation relative, entre mars 1970 et avril 1971, des composés les plus fortement
substitués du benzène et du naphtalèné aux dépens de leurs homologues moins élevés,
plus solubles.
.
Il est dilfrcr e d’évaluer quantitativement la dispersion des hydrocarbures dans
l’environnement car un grand nombre de paramètres physiques, géochimiques et
biologiques interviennent à partir du moment où le pétrole a commencé à se répandre en
mer.
.
,
Aussi,
de nombreuses inconnues subsistent—elles actuellement en ce qui concerne le
devenir du pétrole déversé par l’Amoco-Cadiz. Comme l’indiquent Marchand et coll.
(1979), les chiffres portés sur la gure I-3 ne correspondent qu’à un ordre de grandeur. Ils
sont donnés dans l’hypothèse la plus favorable, c’est—à-dire pour un taux maximal
d’évaporation dans l’atmosphère (90 000 tonnes). Si l’on admet qu’environ 10 000 tonnes
de pétrole ont été dégradées biologiquement dans la masse d’eau pendant le premier mois,
il apparaît Un total de 92 000 tonnes de pétrole dispersé dans le milieu marin et (plus
probablement) piégé dans les fonds sédimentaires à la fm d’avril 1979.
Concentration dans l'environnement
,
Du fait de leur nature complexe, il n’existe pas de techniques universellement admises
pour analyser les produits pétroliers, aussi, les données concernant leur concentration
LA POLLUTION PETROLIËRE EN MILIEU MARIN
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ingestion il sera, selon les cas, stocké, métabolisé ou excrété. Destravaux
récents portant
sur le métabolisme et sur les modications des hydrocarbures pétroliers chez les poissons
et les invertébrés marins tels que plusieurs espèces de copépodes indiquent que les
hydrocarbures aromatiques et paraffmiques sont dégradés par ces organismes. Boutry et
'
coll. (1977) notent que la capture d’hydrocarbures par le phytoplanctonte Chaet_g_çeros
simpLex
calcilrans est suivie d’une élimination rapide. D’autres invertébrés marins,
certains phyto et zooplanctontes ne peuvent dégrader de tels composés, qui sont encore
présents dans ces organismes un mois après l’ingestion (NAS, 1975).
Devenir dans les sédiments
études effectuées après un déversement accidentel en septembre 1969, dans la baie
de Buzzard (côte est des USA) indiquent que les hydrocarbures pétroliers présentent une
remanence considérable dans les sédiments marins (Blumer et Sass, 1972 a). Ainsi, les
,
alcanes normaux persistent pendant deux années; les taux de décomposition pour les
,
hydrocarbures ramifiés et cycliques sont encore plus bas que pour les formes normales. La
biodégradation est particulièrement faible sous la surface du sédiment, celui—ci devient
alors un véritable réservoir à « fractions toxiques » où s’accumulent partiellement les
hydrocarbures aromatiques à bas point de distillation.
La disparition du pétrole dans le sédiment résulte de sa biodégradation et de. sa
dissolution. Cette dernière est quantitativement plus importante comme l’indique
l’augmentation relative, entre mars 1970 et avril 1971, des composés les plus fortement
substitués du benzène et du naphtalèné aux dépens de leurs homologues moins élevés,
plus solubles.
.
Il est dilfrcr e d’évaluer quantitativement la dispersion des hydrocarbures dans
l’environnement car un grand nombre de paramètres physiques, géochimiques et
biologiques interviennent à partir du moment où le pétrole a commencé à se répandre en
mer.
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Aussi,
de nombreuses inconnues subsistent—elles actuellement en ce qui concerne le
devenir du pétrole déversé par l’Amoco-Cadiz. Comme l’indiquent Marchand et coll.
(1979), les chiffres portés sur la gure I-3 ne correspondent qu’à un ordre de grandeur. Ils
sont donnés dans l’hypothèse la plus favorable, c’est—à-dire pour un taux maximal
d’évaporation dans l’atmosphère (90 000 tonnes). Si l’on admet qu’environ 10 000 tonnes
de pétrole ont été dégradées biologiquement dans la masse d’eau pendant le premier mois,
il apparaît Un total de 92 000 tonnes de pétrole dispersé dans le milieu marin et (plus
probablement) piégé dans les fonds sédimentaires à la fm d’avril 1979.
Concentration dans l'environnement
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Du fait de leur nature complexe, il n’existe pas de techniques universellement admises
pour analyser les produits pétroliers, aussi, les données concernant leur concentration
