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LES HYDROCARBURES PETROLIERS DANS LE MILIEU MARIN
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toutefois des paraffmes ramifrées. En outre, les anthracènes difcilement biodégradables ,
sont aisément décomposés par photo—réduction en 10 jours (Nagata et Kendo, 1977). Les
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couches de surface seront plus facilement sujettes à la destruction par dés processus
photo—oxydatifs que les émulsions, les boules de goudrons ou autres résidus pétroliers
(Lacaze et Villedon de Naïde, 1976). Un film de pétrole de 2,5 um d’épaisseur, déposé à la
surface de l‘eau peut être décomposé après 100 heures d’irradiation lorsqu’on le soumet à
une source lumineuse ayant un Spectre et une intensité semblables à la lumière solaire.
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Biodégradaon
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La conception, largement répandue naguère, que les produits pétroliers sont
entièrement biodégradables et que les bactéries marines sont en premier lieu responsables
de leur dégradation, a fait l’objet d’un examen critique et semble être erronée (Floodgate,
1972). Les expériences variées conduites au laboratoire avec différents types de pétrole
aboutissent à des résultats difcilement applicables à l‘environnement naturel. oh admet
aujourd’hui que presque tous les constituants des pétroles sont biodégradables, mais que
la
de dégradation est très variable et peu connue dans les conditions naturelles.
Cette vitesse décroît ainsi :
—
'
n-alcanes > iso—alcanes > cyclo—alcanes > aromatiques.
Le taux de dégradation de 36 à 350 g/m3 par ar. estimé en 1964 par Zobell est trois fois
plus'important que celui mesuré iri situ pour le n—docécane, hydrocarbure pourtant
facilement oxydable (Robertson et coll., 1973).
Divers facteurs limitants sont à considérer :
—
—
La température. La biodégradation est proportionnelle à ce_paramètre.
_
—
Les éléments nutritifs, notamment azote et phosphore, sont généralement présents
en quantité insufsante. C’est le cas des eaux de surface au large où ces éléments sont
faiblement concentrés.
—
La teneur en oxygène est souvent critique dans les zones confmées (baies, lagunés,
fonds marins).
—
D’autres facteurs doivent avoir une influence sur la biodégradation (NAS, 1975) :
nécessité de substances organiques indispensables au bon développement des colonies
bactériennes, présence d’autres sources de ‘carbone que les hydrocarbures, existence de
_
—
prédateurs se nourrissant au détriment des bactéries.
Pénétration dans les chaînes alimentaires
'
La pénétration des hydrocarbures pétroliers dans les chaînes alimentaires marines est
'
clairement démontrée par leurs teneurs importantes dans de nombreuses espèces
aquatiques. Les hydrocarbures s‘accumulentdans les zones riches en lipides endogènes
'
(Féral et coll.). En milieu marin, le pétrole peut être absorbé directement par' les
organismes ou indirectement par l‘intermédiaire d’une nourriture contaminée. Après
LES HYDROCARBURES PETROLIERS DANS LE MILIEU MARIN
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toutefois des paraffmes ramifrées. En outre, les anthracènes difcilement biodégradables ,
sont aisément décomposés par photo—réduction en 10 jours (Nagata et Kendo, 1977). Les
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couches de surface seront plus facilement sujettes à la destruction par dés processus
photo—oxydatifs que les émulsions, les boules de goudrons ou autres résidus pétroliers
(Lacaze et Villedon de Naïde, 1976). Un film de pétrole de 2,5 um d’épaisseur, déposé à la
surface de l‘eau peut être décomposé après 100 heures d’irradiation lorsqu’on le soumet à
une source lumineuse ayant un Spectre et une intensité semblables à la lumière solaire.
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Biodégradaon
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La conception, largement répandue naguère, que les produits pétroliers sont
entièrement biodégradables et que les bactéries marines sont en premier lieu responsables
de leur dégradation, a fait l’objet d’un examen critique et semble être erronée (Floodgate,
1972). Les expériences variées conduites au laboratoire avec différents types de pétrole
aboutissent à des résultats difcilement applicables à l‘environnement naturel. oh admet
aujourd’hui que presque tous les constituants des pétroles sont biodégradables, mais que
la
de dégradation est très variable et peu connue dans les conditions naturelles.
Cette vitesse décroît ainsi :
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n-alcanes > iso—alcanes > cyclo—alcanes > aromatiques.
Le taux de dégradation de 36 à 350 g/m3 par ar. estimé en 1964 par Zobell est trois fois
plus'important que celui mesuré iri situ pour le n—docécane, hydrocarbure pourtant
facilement oxydable (Robertson et coll., 1973).
Divers facteurs limitants sont à considérer :
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La température. La biodégradation est proportionnelle à ce_paramètre.
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Les éléments nutritifs, notamment azote et phosphore, sont généralement présents
en quantité insufsante. C’est le cas des eaux de surface au large où ces éléments sont
faiblement concentrés.
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La teneur en oxygène est souvent critique dans les zones confmées (baies, lagunés,
fonds marins).
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D’autres facteurs doivent avoir une influence sur la biodégradation (NAS, 1975) :
nécessité de substances organiques indispensables au bon développement des colonies
bactériennes, présence d’autres sources de ‘carbone que les hydrocarbures, existence de
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prédateurs se nourrissant au détriment des bactéries.
Pénétration dans les chaînes alimentaires
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La pénétration des hydrocarbures pétroliers dans les chaînes alimentaires marines est
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clairement démontrée par leurs teneurs importantes dans de nombreuses espèces
aquatiques. Les hydrocarbures s‘accumulentdans les zones riches en lipides endogènes
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(Féral et coll.). En milieu marin, le pétrole peut être absorbé directement par' les
organismes ou indirectement par l‘intermédiaire d’une nourriture contaminée. Après
