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ou rigueurs hivernales. C’est ainsi qu’en 1976 à la suite d’une
Astacus Ieptodacty/us d’un élevage de Basse Bretagne sont soiËËdéÏ’étang
contaminé, ont parcouru plusieurs centaines de mètres en rase campagne, à la
recherche d’un milieu plus propice. La même espèce peut avoir une réaction différente
devant une pollution organique et, au lieu de fuir, s’enterre, trop éprouvée
apparemment par une intoxication lente pour fuir hors de l’eau. Tel fut le Cas d’un
cheptel affecté par un excès de nourriture en décomposition (station du Vivier du Gres
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Oise — 1974). Pacifastacus s’est comportée de la même façon devant une pollution
organique naturelle (vases réductrices). Procambarus clarkii a fui ainsi les rigueurs des
hivers 1984 et 1985 en s’enfouissant a grande profondeur sous les bassins d’une
pisciculture de l’ouest de la France.
Un comportement intéressant est celui d’une écrevisse se trouvant dans un champ
électrique. Dans un champ émis par le courant continu ou finement redressé
ordinairement émis par les générateurs employés en pêche électrique, l’écrevisse,
quelle que soit sa taille, nage vers l’anode, par saccades. Cette nage désordonnée
rend toutefois difficile sa récupération lors des inventaires.
Comportement grégaire
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Les écrevisses ont un comportement colonial dans la mesure où il est rare de ne
trouver dans un site donné qu’un exemplaire d’une espèce mais beaucoup pIUS
courant de trouver une population de plusieurs centaines d’individus dans un site
restreint. Même dans les régions où l’écrevisse est abondante, on observe des zones
de fort peuplement alternant avec des zones de moindre peuplement, voire de
peuplement nul. Cette constatation a été régulièrement faite lors des enquêtes sur la
situation de l’écrevisse en France (1977 et 1989).
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L’écrevisse, en un site donné, s’établit en fonction de l’éclairement et en fonction de la
température. Elle affectionne plus particulièrement les eaux dont le courant va d’est en
ouest ou inversement et, dans ces eaux, plutôt la berge sud,constamment à l’ombre.
Dans les étangs, suivant la température, elle se déplace du fond vers la surface ou
inversement. A cet égard, CUKERZIS (1974) a fait d’intéressantes observations sur les
déplacements d’Astacus astacus dans un étang lithuanien.
L’écreVisse se déplace également longitudinalement d’amont en aval ou inversement
dans les cours d’eau. Le déplacement s’effectue en colonie entière, ce qui laisse souvent penser qu’en tel site naguère riche en crustacés, leur disparition a été causée par
le peste outcut'autre maladie. Certaines introductions ont été taxées d’insuccès,
aucun individu n’ayant été pêché ou observé sur le site d’accueil ; or il a été noté que
les sujets introduits cherchaient rapidement — et toujours en groupe — un milieu plus
favorable où ils s’installaient. Ce fut le cas lors d’introductions d’Astacus Ieptodacty/us
dans le Centre et le“ Sud—Ouest dela France, avec desdéplacements de plusieurs
kilomètres.
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Ces déplacements sont souvent motivés par l’adversité du milieu de réception, compte
tenu des exigences propres
des espèces, ou par une trop grande densité de
population provoquant un essaimage. Toutes les espèces préfèrent les secteurs
convenablement orientés, négligeant les autres.
L’activité extérieure des écrevisses, sauf chez Procambarus clarkii, se manifeste l’été
et surtout au début de l’automne, en relation avec l’accouplement. On peut affirmer que
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les basses pressions atmosphériques accroissent leur agitation et leurs déplacements.
En France, les vents soufflant du Sud—Ouest jouent un rôle identique, contraire
à celun
soufflant du Nord.
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