BIOLOGIE ET ECOLOGIE DES ÉCREVISSES
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Les études de MASON l’ont porté à considérer que le budget alimentaire annuel et la
relative importance des éléments animaux et végétaux, tels qu’ils apparaissent dans le
tableau, laissent supposer qu'il n’y a pas de différence dans la qualité nutritive,
l’assimilation des tissus animaux étant toutefois légèrement plus élevée que celle des
végétaux.
La nature du milieu et sa configuration interviennent cependant notablement puisque
Mason a noté dans les zones superficielles, peu profondes, que 37 % de la nourriture
consommée par les écrevisses est d’origine animale et 68 % d’origine végétale alors
que dans les fosses, la part de cette dernière est de 86 %.
Nota : Informations obtenues d’après examen des contenus stomacaux.
La grande majorité des insectes aquatiques est présente sous forme larvaire.
Classe
% de matière
Total
Matière
Matière
% de la
% de la
d'âge
animale
consommé
animale
végétale
matière
matière
dans la ration
(kg)
consommée
consommée
animale
végétale
(kg)
(kg)
consommée
consommée
0
37
0,83
0,52
0,31
6,2
1,8
1
48
4,46
2,32
2,14
27,8
12,3
Soit en zone profonde :
5,29
2,84
2,45
34,0
14,1
2
62
8,07
3,07
5,00
36,7
28,8
3
75
5,30
1,32
3,98
15,8
22,9
4 +
84
7,09
1,13
5,96
13,5
34,3
Total
25,75
8,36
17,39
100
100
(32,5 %)
(67,5 %)
Fig. 77 — Consommation (en kg de poids sec) et importance relative des éléments animaux
et végétaux dans la ration d’entretien et la ration de croissance de Pæ/i‘æfæu5 /enÆscu/us
(d’après MASON, 1974)
Le même auteur a étudié le rôle alimentaire des litières. Dans son exemple, l’apport
annuel de la matière organique particulière provenant des feuilles mortes tombees et
véhiculées dans le milieu étudié était de l’ordre de 700 g/m2/an prodursant 55 g/m?/an
de périphyton. Il a estimé que 2 % de cet apport était utilisé par Pacrfastacus
3,9 g/m2 de chair d’écrevisse, en poids sec sur une production
moyenne de 13,3 g/m2/an.
Comportement
L’écrevisse n’est pas un « poisson », terme général parfois employé par le législateur
pour désigner les animaux vivant dans l’eau : poissons, écrevisses, grenourlles...
L‘écrevisse marche, peut sortir de l’eau, notamment la nuit. Sa respiration, branchiale,
peut s’accommoder d’une simple atmosphère humide. Elle peut donc s’isoler et vrvre_a
.
l’état de vie ralentie ou, au contraire, accomplir sur terre ferme des trajets parf0Is
importants et s’introduire elle même dans un plan d’eau hydraulique clos, vorsrn de
celui d’où elle vient.
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Les études de MASON l’ont porté à considérer que le budget alimentaire annuel et la
relative importance des éléments animaux et végétaux, tels qu’ils apparaissent dans le
tableau, laissent supposer qu'il n’y a pas de différence dans la qualité nutritive,
l’assimilation des tissus animaux étant toutefois légèrement plus élevée que celle des
végétaux.
La nature du milieu et sa configuration interviennent cependant notablement puisque
Mason a noté dans les zones superficielles, peu profondes, que 37 % de la nourriture
consommée par les écrevisses est d’origine animale et 68 % d’origine végétale alors
que dans les fosses, la part de cette dernière est de 86 %.
Nota : Informations obtenues d’après examen des contenus stomacaux.
La grande majorité des insectes aquatiques est présente sous forme larvaire.
Classe
% de matière
Total
Matière
Matière
% de la
% de la
d'âge
animale
consommé
animale
végétale
matière
matière
dans la ration
(kg)
consommée
consommée
animale
végétale
(kg)
(kg)
consommée
consommée
0
37
0,83
0,52
0,31
6,2
1,8
1
48
4,46
2,32
2,14
27,8
12,3
Soit en zone profonde :
5,29
2,84
2,45
34,0
14,1
2
62
8,07
3,07
5,00
36,7
28,8
3
75
5,30
1,32
3,98
15,8
22,9
4 +
84
7,09
1,13
5,96
13,5
34,3
Total
25,75
8,36
17,39
100
100
(32,5 %)
(67,5 %)
Fig. 77 — Consommation (en kg de poids sec) et importance relative des éléments animaux
et végétaux dans la ration d’entretien et la ration de croissance de Pæ/i‘æfæu5 /enÆscu/us
(d’après MASON, 1974)
Le même auteur a étudié le rôle alimentaire des litières. Dans son exemple, l’apport
annuel de la matière organique particulière provenant des feuilles mortes tombees et
véhiculées dans le milieu étudié était de l’ordre de 700 g/m2/an prodursant 55 g/m?/an
de périphyton. Il a estimé que 2 % de cet apport était utilisé par Pacrfastacus
3,9 g/m2 de chair d’écrevisse, en poids sec sur une production
moyenne de 13,3 g/m2/an.
Comportement
L’écrevisse n’est pas un « poisson », terme général parfois employé par le législateur
pour désigner les animaux vivant dans l’eau : poissons, écrevisses, grenourlles...
L‘écrevisse marche, peut sortir de l’eau, notamment la nuit. Sa respiration, branchiale,
peut s’accommoder d’une simple atmosphère humide. Elle peut donc s’isoler et vrvre_a
.
l’état de vie ralentie ou, au contraire, accomplir sur terre ferme des trajets parf0Is
importants et s’introduire elle même dans un plan d’eau hydraulique clos, vorsrn de
celui d’où elle vient.
