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un milieu eucalcique, c’est—à—dire riche en calcium (98 ppm), milieux que l’on trouve,
pour le premier, en Limousin, en Bretagne, dans les Ardennes, dans les Vosges et pour
le second dans le Crétacé, c’est—à—dire les Charentes, la Haute-Normandie, la Picardie,
la Champagne.
Le premier connaît cependant des variations saisonnières notables dues aux
importantes variations de débit et au ruissellement : ces variations vont de 80 à 120 %.
Le second a une teneur en calcium assez constante en raison de régimes fluviaux euxmêmes assez réguliers : la teneur varie de 10 à 50 %. D’autres phénomènes, plus
indirects, interviennent dans ces variations saisonnières.
L‘écrevisse réagit différemment dans ces deux types de milieux aquatiques. Dans les
sites oligocalciques, la carapace calcique, réserVe de calcium, entre pour 54 % dans le
poids total du corps. Dans les sites eucalciques, elle n’intervient que pour 40,8 % du
poids du corps. L’évolution de la calcification de l’exosquelette est également
influencée par la teneur de l’eau en calcium. Dans les eaux oligocalciques, le maximum
de calcification est atteint au bout d’une période de 22 à 27 jours ; dans les eaux
calciques, la calcication plafonne au bout de 10 à 12 jours.
On a vu auparavant que la régulation ionique est effectuée par les écrevisses au
niveau de l’hémolymphe. Les échanges calciques, chez l’animal, sont en équilibre
électrochimique pendant la période d’intermue où il n’y a ni calcificaon, ni préparation
de la mue suivante. Les échanges sont donc sous la dépendance directe des
différences de potentiel se traduisant au niveau de l’épithélium branchial. Or_dans les
conditions naturelles, seule la teneur de l’eau en calcium est suffisamment affectée par
les dilutions saisonnières pour devenir un facteur‘limitant.
D’après CHAISEMARTIN (1971 ), pour une concentration de l’eau en calcium inférieure à
2,8 ppm en milieu oligocalcique, la calcémie, c’est—à—dire la teneur du sang en Calcium,
tombe de moitié, car le flux de sortie du calcium devient nettement supérieur au flux
d’entrée branchial. En période d’intermùe, l’écrevisse peut ainsi perdre jusqu’à10 %
de son calcium. C’est le céphalothorax qui délivre alors'le calcium nécessaire pour
compenser la fuite desions dans le milieu extérieur : il y a érosion de l’exosquelette.
La calcémie normale est de 320 mg de Ca par litre d’hémolymphe (8 mM/l). Si elle
descend en dessous de 3 mM/l d’hémolymphe, la perte est irréversible et l’écrevisse
ne pourra plus rien récupérer, quelle que soit la concentration calcique ultérieure de
l’eau. Selon les milieuX,gle seuil de perte calcique (_1),varie
oligocalcique
de
0,070 mM/l (2,8
à 015 rm'M/l
seuil
‘
est plus ou moins
plus cu moins‘“5netsuivant le degré
espèces aux de9résdè
on a VU par exemple
leptodacty/us s’adaptait bien
salines, Austr0potam0biuspal/[pas,
moins
bien.
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A l’inverse, une tenem en calciUm supérieure à 120 ppm -(8îrhM/l)
inhibe les échanges
avec le milieu ambiant, en
la.caléémie.
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Les gastrolithes
.
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La figure 73 montre ”les gastr0lithes4qw‘:iñ’éXistêht
au cours
de laquelle ils se
et grossissent et"péndànt la périddé‘dé po”stmue aucours
de laquelle ils sont progressivement utiliséset disparaissent.
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"Ses brahChies.
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un milieu eucalcique, c’est—à—dire riche en calcium (98 ppm), milieux que l’on trouve,
pour le premier, en Limousin, en Bretagne, dans les Ardennes, dans les Vosges et pour
le second dans le Crétacé, c’est—à—dire les Charentes, la Haute-Normandie, la Picardie,
la Champagne.
Le premier connaît cependant des variations saisonnières notables dues aux
importantes variations de débit et au ruissellement : ces variations vont de 80 à 120 %.
Le second a une teneur en calcium assez constante en raison de régimes fluviaux euxmêmes assez réguliers : la teneur varie de 10 à 50 %. D’autres phénomènes, plus
indirects, interviennent dans ces variations saisonnières.
L‘écrevisse réagit différemment dans ces deux types de milieux aquatiques. Dans les
sites oligocalciques, la carapace calcique, réserVe de calcium, entre pour 54 % dans le
poids total du corps. Dans les sites eucalciques, elle n’intervient que pour 40,8 % du
poids du corps. L’évolution de la calcification de l’exosquelette est également
influencée par la teneur de l’eau en calcium. Dans les eaux oligocalciques, le maximum
de calcification est atteint au bout d’une période de 22 à 27 jours ; dans les eaux
calciques, la calcication plafonne au bout de 10 à 12 jours.
On a vu auparavant que la régulation ionique est effectuée par les écrevisses au
niveau de l’hémolymphe. Les échanges calciques, chez l’animal, sont en équilibre
électrochimique pendant la période d’intermue où il n’y a ni calcificaon, ni préparation
de la mue suivante. Les échanges sont donc sous la dépendance directe des
différences de potentiel se traduisant au niveau de l’épithélium branchial. Or_dans les
conditions naturelles, seule la teneur de l’eau en calcium est suffisamment affectée par
les dilutions saisonnières pour devenir un facteur‘limitant.
D’après CHAISEMARTIN (1971 ), pour une concentration de l’eau en calcium inférieure à
2,8 ppm en milieu oligocalcique, la calcémie, c’est—à—dire la teneur du sang en Calcium,
tombe de moitié, car le flux de sortie du calcium devient nettement supérieur au flux
d’entrée branchial. En période d’intermùe, l’écrevisse peut ainsi perdre jusqu’à10 %
de son calcium. C’est le céphalothorax qui délivre alors'le calcium nécessaire pour
compenser la fuite desions dans le milieu extérieur : il y a érosion de l’exosquelette.
La calcémie normale est de 320 mg de Ca par litre d’hémolymphe (8 mM/l). Si elle
descend en dessous de 3 mM/l d’hémolymphe, la perte est irréversible et l’écrevisse
ne pourra plus rien récupérer, quelle que soit la concentration calcique ultérieure de
l’eau. Selon les milieuX,gle seuil de perte calcique (_1),varie
oligocalcique
de
0,070 mM/l (2,8
à 015 rm'M/l
seuil
‘
est plus ou moins
plus cu moins‘“5netsuivant le degré
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salines, Austr0potam0biuspal/[pas,
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inhibe les échanges
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La figure 73 montre ”les gastr0lithes4qw‘:iñ’éXistêht
au cours
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