dans leur diversité, dans leur impréparation et dans leur spontanéité même. Face à
cette pression, un réflexe de prudence des Pouvoirs publics : ne rien faire avant d’être
assuré que l’installation dans le milieu aquatique si fragile, l’introduction dans les
communautés animales si sensibles, n’aient pas un caractère néfaste comme l’eut
jadis l’introduction de la perche soleil, du poisson chat, naguère du sandre.
Consultation de spécialistes, recherche de bases multiples pouvant étayer telle ou telle
initiative : où sont les spécialistes, quelles sont les bases scientifiques ? On s’aperçoit
assez vite que le vide en matière d’astacologie, de connaissance biologique de
l’écrevisse est encore très grand. Cela explique, pour une grande part, l’ajournement
de mesures souhaitables mais peut—être risquées dans leurs effets.
.
Le lecteur ignore probablement que la concertation en matière d’astacologie, le
regroupement des spécialistes se penchant sur les mystères de l’écrevisse, ne datent
même pas de vingt ans. Le premier symposium de 1972 fut organisé à l’initiative non
pas d’un groupe de chercheurs, mais d’une personne privée, tout à fait extérieure au
monde des biologistes : il s’agissait de Reinhardt Spitzy. Par pure logique, R. Spitzy a
pensé que seule la confrontation des hommes concernés par l’écrevisse, chercheurs
ou non d’ailleurs, et de leurs idées pourrait amener quelque lumière sur cet animal
encore bien méconnu : qu’il en soit remercié par tous les astacophiles.
Les confrontations qui de 1972 à 1995 ont mené les spécialistes du symposium
d’Hinterthal en Autriche à celui d’Adéla‘r‘de en Australie, en passant par ceux de Kuopio
en Finlande, Thonon en France, Davis aux USA, Lund en Suède, Lausanne en Suisse,
Reading en Grande—Bretagne, ont eu le double mérite d’attirer en nombre de plus en
plus grand, non seulement les chercheurs, mais aussi les praticiens, les éleveurs, les
amateurs éclairés, d’apporter aux premiers des axes de recherche correspondant aux
'
besoinsdes-seconds et aux seconds la prudence, l’objectivité, la connaissance des
premiers. Le deuxième mérite est que ces symposiums ont laissé des traces écrites
dans les 9,volumes de communications parus à ce jour.
Ces neuf recueils constituent actuellement la << bible » des connaissances écrites en
matière d’astacologie et d’astaciculture mais ces documents ont pour le profane le
.
caractère assez ésotérique d’une bible par la diversité et la complexité des
connaissances exprimées par des auteurs ayant chacun leur motivation et leur
personnalité.
-
Aussi, sousla pression d’un grand nombre d’astacophiles, étudiants, chercheurs,
éleveurs, amateurs, sous celle également du Syndicat des pisciculteurs
salmoniculteurs de France, nous avons cru bon d’accepter de présenter dans un
ouvrage modeste, un essai de synthèse des connaissances les plus utiles et les plus
exploitables par le natùraliste, le pêcheur, l’éleveur et l’économiste. Nous avons cru
bon d’accepter parce que nous avons eu la c‘hanœde participer à la plupart des
,
congrès cités ci-avant, la mission “d’étudier la sitUation de
en France et
l’occasion de nc5us occuper
dans le cadfede
nos fonctions au Conseil supérieurdélapêché et
française de
limnol09ie.
'
“
’
"
*
.
cette pression, un réflexe de prudence des Pouvoirs publics : ne rien faire avant d’être
assuré que l’installation dans le milieu aquatique si fragile, l’introduction dans les
communautés animales si sensibles, n’aient pas un caractère néfaste comme l’eut
jadis l’introduction de la perche soleil, du poisson chat, naguère du sandre.
Consultation de spécialistes, recherche de bases multiples pouvant étayer telle ou telle
initiative : où sont les spécialistes, quelles sont les bases scientifiques ? On s’aperçoit
assez vite que le vide en matière d’astacologie, de connaissance biologique de
l’écrevisse est encore très grand. Cela explique, pour une grande part, l’ajournement
de mesures souhaitables mais peut—être risquées dans leurs effets.
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Le lecteur ignore probablement que la concertation en matière d’astacologie, le
regroupement des spécialistes se penchant sur les mystères de l’écrevisse, ne datent
même pas de vingt ans. Le premier symposium de 1972 fut organisé à l’initiative non
pas d’un groupe de chercheurs, mais d’une personne privée, tout à fait extérieure au
monde des biologistes : il s’agissait de Reinhardt Spitzy. Par pure logique, R. Spitzy a
pensé que seule la confrontation des hommes concernés par l’écrevisse, chercheurs
ou non d’ailleurs, et de leurs idées pourrait amener quelque lumière sur cet animal
encore bien méconnu : qu’il en soit remercié par tous les astacophiles.
Les confrontations qui de 1972 à 1995 ont mené les spécialistes du symposium
d’Hinterthal en Autriche à celui d’Adéla‘r‘de en Australie, en passant par ceux de Kuopio
en Finlande, Thonon en France, Davis aux USA, Lund en Suède, Lausanne en Suisse,
Reading en Grande—Bretagne, ont eu le double mérite d’attirer en nombre de plus en
plus grand, non seulement les chercheurs, mais aussi les praticiens, les éleveurs, les
amateurs éclairés, d’apporter aux premiers des axes de recherche correspondant aux
'
besoinsdes-seconds et aux seconds la prudence, l’objectivité, la connaissance des
premiers. Le deuxième mérite est que ces symposiums ont laissé des traces écrites
dans les 9,volumes de communications parus à ce jour.
Ces neuf recueils constituent actuellement la << bible » des connaissances écrites en
matière d’astacologie et d’astaciculture mais ces documents ont pour le profane le
.
caractère assez ésotérique d’une bible par la diversité et la complexité des
connaissances exprimées par des auteurs ayant chacun leur motivation et leur
personnalité.
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Aussi, sousla pression d’un grand nombre d’astacophiles, étudiants, chercheurs,
éleveurs, amateurs, sous celle également du Syndicat des pisciculteurs
salmoniculteurs de France, nous avons cru bon d’accepter de présenter dans un
ouvrage modeste, un essai de synthèse des connaissances les plus utiles et les plus
exploitables par le natùraliste, le pêcheur, l’éleveur et l’économiste. Nous avons cru
bon d’accepter parce que nous avons eu la c‘hanœde participer à la plupart des
,
congrès cités ci-avant, la mission “d’étudier la sitUation de
en France et
l’occasion de nc5us occuper
dans le cadfede
nos fonctions au Conseil supérieurdélapêché et
française de
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