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L’ÉCREVISSE ET SON ÉLEVAGE
l’état de la population considérée va changer : quel est le degré de prédictibilité du
système ? Lors de l’instauration d’un plan de chasse, on peut compter les animaux par
tête, par sexe et par âge pour fixer un quota raisonnable d’abattage. Avec poissons et
écrevisses, qui vivent dans un environnement beaucoup plus instable et beaucoup plus
secret, chaque délai entre estimation et utilisation du renseignement peut être trop
long. Un organisme de gestion des milieux aquatiques doit donc disposer des moyens
d’appréciation les plus crédibles, d’une procédure d’emploi à caractère répétitif et d’une
faculté d’intervention souple et décentralisée.
Stratégie de la connaissance
Le mérite des réunions scientifiques spécialisées tels les Congrès internationaux
d’astacologie dont il a été fait mention dans l’avant—propos est de mettre a la
disposition de chacun les connaissances acquises au cours des intersessions.
C’est ainsi que partant des moyens d’investigation des populations piscicoles,
suffisamment au point depuis quelques années pour donner une bonne connaissance
des cheptels piscicoles dans les ruisseaux et petits cours d’eau, depuis peu dans les
lacs et, il faut l’espérer, bientôt dans les fleuves, il est possible de concevoir et d’utiliser
des moyens propres à donner la même connaissance des peuplements astacicoles.
La pêche électrique (DEMARS, 1978), la pêche à la balance et la pêche de nuit
(ARRIGNON, 1978), la pêche àla nasse (FURST, 1977) suivies de l’emploi de méthodes
statistiques permettent de connaître l’état d’un peuplement d’écrevisses a un moment
donné dans un site donné.
La généralisation de ces études démographiques peut permettre une meilleure
connaissance de la situation astacicole dans le pays ; elle suppose une sensibilisation
de la population et des pouvoirs publics, une appréciation de l’importance socioéconomique d’une réhabilitation de l’écrevisse en France et par voie de conséquence
le dégagement des moyens financiers propres à doter ces antennes des moyens
humains et techniques permettant d’aboutir à cette nécessaire connaissance de la
situation.
Stratégie de l’aménagement
Connaissant une situation, il est possible d’élaborer une stratégie de l’aménagement
des ressources astacicoles. La stratégie de l’aménagement vise deux objectifs de
production : la production de l’écrevisse de repeuplement, de « loisirs >>, et la
production de l’écrevisse de consommation, de « table ».
Promotion de la pêche de loisirs
La production de l’écrevisse de loisirs suppose la mise en valeur des cours d’eau
actuellement dépeuplés d’écrevisses. Là où l’écrevisse indigène A. pallipes est encore
présente, il convient de favoriser son peuplement par des mesures touchant son
environnement terrestre et son environnement aquatique. Là où elle est absente et où
les études écologiques ont démontré que l’acclimatation de Pacifastacus leniusculus
était possible, il convient d’effectuer des peuplements témoins et de les suivre jusqu’à
“‘
ce que les résultats viennent infirmer ou confirmer le bien-fondé d’une introduction
généralisée à un cours d’eau ou à un système hydrographique. Là où A. astacus est
absente, il est souhaitable d’engager la même démarche expérimentale avec
A. leptodactylus, l’écrevisse turque.
L’ÉCREVISSE ET SON ÉLEVAGE
l’état de la population considérée va changer : quel est le degré de prédictibilité du
système ? Lors de l’instauration d’un plan de chasse, on peut compter les animaux par
tête, par sexe et par âge pour fixer un quota raisonnable d’abattage. Avec poissons et
écrevisses, qui vivent dans un environnement beaucoup plus instable et beaucoup plus
secret, chaque délai entre estimation et utilisation du renseignement peut être trop
long. Un organisme de gestion des milieux aquatiques doit donc disposer des moyens
d’appréciation les plus crédibles, d’une procédure d’emploi à caractère répétitif et d’une
faculté d’intervention souple et décentralisée.
Stratégie de la connaissance
Le mérite des réunions scientifiques spécialisées tels les Congrès internationaux
d’astacologie dont il a été fait mention dans l’avant—propos est de mettre a la
disposition de chacun les connaissances acquises au cours des intersessions.
C’est ainsi que partant des moyens d’investigation des populations piscicoles,
suffisamment au point depuis quelques années pour donner une bonne connaissance
des cheptels piscicoles dans les ruisseaux et petits cours d’eau, depuis peu dans les
lacs et, il faut l’espérer, bientôt dans les fleuves, il est possible de concevoir et d’utiliser
des moyens propres à donner la même connaissance des peuplements astacicoles.
La pêche électrique (DEMARS, 1978), la pêche à la balance et la pêche de nuit
(ARRIGNON, 1978), la pêche àla nasse (FURST, 1977) suivies de l’emploi de méthodes
statistiques permettent de connaître l’état d’un peuplement d’écrevisses a un moment
donné dans un site donné.
La généralisation de ces études démographiques peut permettre une meilleure
connaissance de la situation astacicole dans le pays ; elle suppose une sensibilisation
de la population et des pouvoirs publics, une appréciation de l’importance socioéconomique d’une réhabilitation de l’écrevisse en France et par voie de conséquence
le dégagement des moyens financiers propres à doter ces antennes des moyens
humains et techniques permettant d’aboutir à cette nécessaire connaissance de la
situation.
Stratégie de l’aménagement
Connaissant une situation, il est possible d’élaborer une stratégie de l’aménagement
des ressources astacicoles. La stratégie de l’aménagement vise deux objectifs de
production : la production de l’écrevisse de repeuplement, de « loisirs >>, et la
production de l’écrevisse de consommation, de « table ».
Promotion de la pêche de loisirs
La production de l’écrevisse de loisirs suppose la mise en valeur des cours d’eau
actuellement dépeuplés d’écrevisses. Là où l’écrevisse indigène A. pallipes est encore
présente, il convient de favoriser son peuplement par des mesures touchant son
environnement terrestre et son environnement aquatique. Là où elle est absente et où
les études écologiques ont démontré que l’acclimatation de Pacifastacus leniusculus
était possible, il convient d’effectuer des peuplements témoins et de les suivre jusqu’à
“‘
ce que les résultats viennent infirmer ou confirmer le bien-fondé d’une introduction
généralisée à un cours d’eau ou à un système hydrographique. Là où A. astacus est
absente, il est souhaitable d’engager la même démarche expérimentale avec
A. leptodactylus, l’écrevisse turque.
