cours d’eau et étangs où abonde l’écrevisse américaine Orconectes limosus. A la
déception consécutive ‘a l’apparition de l’animal, s’ajoute souvent une succession de
difficultés dues à l’entraînement de la ligne sous un pieu, parmi les racines, dans un
herbier ou encore dans un trou ; l’hameçon s’accroche et la ligne casse.
Les spécialistes de la pêche de l’écrevisse américaine ont donc supprimé l’hameçon et
multiplié les empiles. Comme bas de ligne, ils emploient du fil métallique d’un diamètre
de 5/10e de mm, long de 25 cm. En général, ils font quatre bouclettes auxquelles ils
attachent un chapelet de vers ou d’asticots enfilés. On pêche plombs à terre et on
utilise un flotteur réglé de façon à se trouver un peu de biais à la surface.
Un autre système est celui qui sert à pêcher l’anguille à la vermée dans les rivières
côtières. On forme une pelote de vers qui sera nouée directement au corps de la ligne ;
on leste ce dernier d’une chevrotine.
André (1960) décrit une méthode originale assez pêchante : le bas de la ligne est
constitué d’un cercle de 15 cm de diamètre fait avec un fil de laiton de 15/10e de
diamètre. A partir de l’extrémité du cercle fermé aux 4/5e on enfile bout à bout autant de
vers que le cercle peut en contenir ; on leste d’une petite chevrotine et on descend le
tout au fond.
Lorsque l’écrevisse détecte l’appât, elle le saisit et cherche à l’entraîner, on relève alors
doucement ; l’écrevisse, par réaction, se cramponne plus énergiquement et se laisse
soulever. Le moment le plus délicat, où elle risque de lâcher prise, est celui où, de
l’eau, elle passe à l’air : il convient alors de placer une épuisette sous la prise.
Les meilleurs appâts sont constitués par les vers, morceaux de grenouilles et
morceaux de poissons, plutôt que par des morceaux de viande. Les endroits les plus
favorables sont situés à proximité des tenues, des trous d’écrevisses, à l’ombre, près
des ponts, des souches, des herbiers. Les captures sont plus fréquentes par temps
d’orage, le matin et le soir plutôt que dans la journée.
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Fig. 182 — Pêche de l’écrevisse à la ligne (pêcheur de Pmcambarus c/ar/r17'à l’étang de Sarcelles, Val d’Oise, France)
(Photo J. AHRIGNON)
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