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L’ÉCREVISSE ET SON ÉLEVAGE
Animal populaire, l’écrevisse est l’objet d’une riche iconographie, à la mesure de son
importance économique au Moyen Age et depuis lors. Un dessin naïf tiré du Fischbuch
Kaiser Maxim/ans 1ef daté de 1499, représente la pêche de nuit, le transport et la
commercialisation de l’écrevisse en Autriche.
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Fig.2 — Formule alchimique de l’éorevisse
(d’après BERTHELOT, 1938, in Chaisemartin, 1967)
L‘écrevisse est également un animal fort mystérieux auquel l’alchimie du Moyen Age
attribuait le secret de la transmutation par la formule ci-dessus.
Paléogéographie
.
Selon T.H. HUXLEY (1978), l’ancêtre de I’écrevisse remonterait au Carbonifère avec le
genre Proto—astacus,
'
Ce genre, à l’origine, était exclusivement marin. Il s’est différencié en deux types qui
ont donné :
'
Les Astacidae dans l’hémisphère boréal.
Les Parastac/dae dans l’hémisphère austral.
Ces deux types,très peu différents de deux animaux marins actuels bien connus, le
homard (Homârus vulgaris) et la langoustine (Nephrops norvegicus) (1), auraient
ensuite peuplé les estuaires et'rivières dès leur formation et se seraient diversifiés en
espèces que nous connaissons actuellement.
Une thèse (Von der MARÇK et S‘CHLUTER), basée sur la découverte de fossiles en
Westphalie et aux U.S.A.,_veut que des migrations littorales, de proche en proche,
auraient assuré; concernant
les Astacidae, la présence d’Astacus en Europe et de
Pacifasta0us en Amérique du Nord. Avec HUXLEY, ces deux auteurs font remonter le
genre Astacùs au Crétacé.
'
Une autre
(ORTMANN in ANDRE 1960), baSée sur des données hydrogéologiques, estimeque le berceau de l’écrevisse est asiatique. Lors du retrait des
eaux du golfe que formait le bassin de l’Amour au Jurassique, une chaîne de très
grands lacs d’eau douce et de plus petits aurait subsisté et aurait occupé une grande
partie de l’Asie, le Han Hai, ou << mer dessechée », en chinois.
A l’éocène, les Cambaro‘idéS auraient peuplé la partie de l’ancien continent de l’Angara
(Chine et Mandchourie) et auraient migré vers l’Est, donnant les Cambaridae.
(1) La rétérence à des crustacés marins très proches, également Décapodes marcheurs, est très intentionnelle car aussi bien
l‘anatomie, la biologie et la physiologie du comportement de ces espèces sont en rapport avec celles des différentes espèces
d'écrevisses (le comportement fouisseur du homard, par exemple) et il est important de ne point limiter la connaissance à celle de
la seule écrevisse si l'on souhaite parfaire la connaissance de cette dernière.
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L’ÉCREVISSE ET SON ÉLEVAGE
Animal populaire, l’écrevisse est l’objet d’une riche iconographie, à la mesure de son
importance économique au Moyen Age et depuis lors. Un dessin naïf tiré du Fischbuch
Kaiser Maxim/ans 1ef daté de 1499, représente la pêche de nuit, le transport et la
commercialisation de l’écrevisse en Autriche.
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(d’après BERTHELOT, 1938, in Chaisemartin, 1967)
L‘écrevisse est également un animal fort mystérieux auquel l’alchimie du Moyen Age
attribuait le secret de la transmutation par la formule ci-dessus.
Paléogéographie
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Selon T.H. HUXLEY (1978), l’ancêtre de I’écrevisse remonterait au Carbonifère avec le
genre Proto—astacus,
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Ce genre, à l’origine, était exclusivement marin. Il s’est différencié en deux types qui
ont donné :
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Les Astacidae dans l’hémisphère boréal.
Les Parastac/dae dans l’hémisphère austral.
Ces deux types,très peu différents de deux animaux marins actuels bien connus, le
homard (Homârus vulgaris) et la langoustine (Nephrops norvegicus) (1), auraient
ensuite peuplé les estuaires et'rivières dès leur formation et se seraient diversifiés en
espèces que nous connaissons actuellement.
Une thèse (Von der MARÇK et S‘CHLUTER), basée sur la découverte de fossiles en
Westphalie et aux U.S.A.,_veut que des migrations littorales, de proche en proche,
auraient assuré; concernant
les Astacidae, la présence d’Astacus en Europe et de
Pacifasta0us en Amérique du Nord. Avec HUXLEY, ces deux auteurs font remonter le
genre Astacùs au Crétacé.
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Une autre
(ORTMANN in ANDRE 1960), baSée sur des données hydrogéologiques, estimeque le berceau de l’écrevisse est asiatique. Lors du retrait des
eaux du golfe que formait le bassin de l’Amour au Jurassique, une chaîne de très
grands lacs d’eau douce et de plus petits aurait subsisté et aurait occupé une grande
partie de l’Asie, le Han Hai, ou << mer dessechée », en chinois.
A l’éocène, les Cambaro‘idéS auraient peuplé la partie de l’ancien continent de l’Angara
(Chine et Mandchourie) et auraient migré vers l’Est, donnant les Cambaridae.
(1) La rétérence à des crustacés marins très proches, également Décapodes marcheurs, est très intentionnelle car aussi bien
l‘anatomie, la biologie et la physiologie du comportement de ces espèces sont en rapport avec celles des différentes espèces
d'écrevisses (le comportement fouisseur du homard, par exemple) et il est important de ne point limiter la connaissance à celle de
la seule écrevisse si l'on souhaite parfaire la connaissance de cette dernière.
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