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REGARDS (JRQISÉS SUR LES QUESTIONS D’ETHIQUE
anesthésie et injection de chlorure de potassium) suivi du déclenchement
d’un accouchement dans des conditions dangereuses pour
la santé de la
femme et sa fertilité future. Mais la loi interdit le déclenchement et le
déroulement d’un accouchement suivi dans la minute d’un infanticide, procé—
dure qui serait souvent à la fois plus facile et plus rapide pour
le praticien et
moins dangereuse pour
la santé de la mère et sa fertilité.
Pour le reste, quand il s’agit d’actions qui ne sont pas potentiellement
attentatoires au respect de la vie et à la dignité de l’être, il est aisé de
comprendre que l’éthique utilitariste semble souvent beaucoup plus appro—
priée, tant que
l’action ne pose pas
un problème déontologique trop aigu,
comme dans l’exemple des vaccinations.
La question du nucléaire et de ses déchets
Partant de leur expérience vécue dans leurs domaines d’activités et de
compétences, les biologistes et les généticiens doivent rappeler à l’opinion
qu’ils sont de grands utilisateurs, en thérapie comme en imagerie, à la fois
de radiations mais aussi de radioéléments, de sorte qu’une partie non négli—
geable des déchets radioactifs (généralement de faible ou moyenne activité,
à durée de vie courte) résultent de leur activité clinique ou de recherche.
Ces déchets, qui ne viennent pas
des centrales nucléaires, sont stockés au
Centre de l’Aube géré par l’Andra, éventuellement après traitement.
Sur le plan éthique, il ne viendra à l’idée de personne de réfuter que
l’utilisation de la radioactivité à des ns thérapeutiques ou de recherche
fondamentale ou clinique obéit au principe d’utilité et constitue des actions
éthiques, puisque engagées pour le plus grand bien du plus grand nombre.
Mais, dépassant son domaine d’activité professionnelle, le généticien ou
le biologiste peuvent aussi, car cela relève de leur culture et de leur respon—
sabilité scientique avant de relever de leur responsabilité citoyenne, apporter
un éclairage particulier sur la question de l’utilisation de l’énergie nucléaire
et la gestion des déchets qui en résultent. Car cette production énergétique
représente un exemple typique de constitution, du fait même de l’homme,
d’une situation « biologiquement dangereuse » pour lui et son milieu:
d’abord, par les risques potentiels liés à l’utilisation de matières radioactives,
au retraitement, au conditionnement de celles—ci, risques qui ne concernent
pas seulement le présent mais aussi les générations futures ; ensuite, par
les
risques relatifs aux modications locales de la biodiversité (parasitologie
de
REGARDS (JRQISÉS SUR LES QUESTIONS D’ETHIQUE
anesthésie et injection de chlorure de potassium) suivi du déclenchement
d’un accouchement dans des conditions dangereuses pour
la santé de la
femme et sa fertilité future. Mais la loi interdit le déclenchement et le
déroulement d’un accouchement suivi dans la minute d’un infanticide, procé—
dure qui serait souvent à la fois plus facile et plus rapide pour
le praticien et
moins dangereuse pour
la santé de la mère et sa fertilité.
Pour le reste, quand il s’agit d’actions qui ne sont pas potentiellement
attentatoires au respect de la vie et à la dignité de l’être, il est aisé de
comprendre que l’éthique utilitariste semble souvent beaucoup plus appro—
priée, tant que
l’action ne pose pas
un problème déontologique trop aigu,
comme dans l’exemple des vaccinations.
La question du nucléaire et de ses déchets
Partant de leur expérience vécue dans leurs domaines d’activités et de
compétences, les biologistes et les généticiens doivent rappeler à l’opinion
qu’ils sont de grands utilisateurs, en thérapie comme en imagerie, à la fois
de radiations mais aussi de radioéléments, de sorte qu’une partie non négli—
geable des déchets radioactifs (généralement de faible ou moyenne activité,
à durée de vie courte) résultent de leur activité clinique ou de recherche.
Ces déchets, qui ne viennent pas
des centrales nucléaires, sont stockés au
Centre de l’Aube géré par l’Andra, éventuellement après traitement.
Sur le plan éthique, il ne viendra à l’idée de personne de réfuter que
l’utilisation de la radioactivité à des ns thérapeutiques ou de recherche
fondamentale ou clinique obéit au principe d’utilité et constitue des actions
éthiques, puisque engagées pour le plus grand bien du plus grand nombre.
Mais, dépassant son domaine d’activité professionnelle, le généticien ou
le biologiste peuvent aussi, car cela relève de leur culture et de leur respon—
sabilité scientique avant de relever de leur responsabilité citoyenne, apporter
un éclairage particulier sur la question de l’utilisation de l’énergie nucléaire
et la gestion des déchets qui en résultent. Car cette production énergétique
représente un exemple typique de constitution, du fait même de l’homme,
d’une situation « biologiquement dangereuse » pour lui et son milieu:
d’abord, par les risques potentiels liés à l’utilisation de matières radioactives,
au retraitement, au conditionnement de celles—ci, risques qui ne concernent
pas seulement le présent mais aussi les générations futures ; ensuite, par
les
risques relatifs aux modications locales de la biodiversité (parasitologie
de
