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petites et surtout des bres plus courtes de moindre valeur sur le marché.
Finalement, la faillite éventuelle des producteurs de coton transgénique au
Pakistan ou en Inde sera beaucoup plus le fait de la recherche immédiate
de prot financier par un producteur de semence que la faillite du concept
scientifique et technologique de l’OGM.
IA PART nr. L’ÉTHIQUE DÉONTOLOGIQUE rar DE 1,.’1äTI-IIQUi«: LÎTILITARISTE
EN BIOLOGIE ET GÉNÉTIQUE
En biologie ou génétique humaine, l’éthique déontologique a un poids
d’autant plus important que toute action tend à porter directement sur
l’individu et est susceptible de mettre en cause son intégrité physique ou
mentale, en attentant au principe, normalement universel, de dignité de la
personne. C’est ainsi que
toutes les stratégies de diagnostic prénatal, même
appliquées à des situations graves où l’enfant à naître doit être atteint d’une
maladie très douloureuse, handicapante, éventuellement létale, se heurtent
à la question du respect de la vie qui ne peut être résolue qu’en référence
au débat éthique lié à l’avortement. Dans de nombreux pays, l’IVG a été
légalisée en partant du fait que l’interdire était non seulement sans effet
mais conduisait à de nombreuses interventions isolées ou non contrôlées,
souvent mortelles pour les femmes et finalement nuisibles pour
les familles
et la société. En conséquence, la légalisation a été acquise sur la base du
principe utilitariste selon lequel une action est éthique si elle permet
d’apporter le plus grand bien au plus grand nombre.
Ce principe éthique n’a jamais été absent du débat français mais ne
pouvait à lui seul emporter l’adhésion dans un pays
de forte tradition déontologique. Il a ici fallu faire admettre que
des situations de souffrance ou de
désespoir mettant en jeu directement la vie de la mère et/ou le respect de
sa dignité d’étre vivant devaient pouvoir primer sur le respect de la vie d’un
être conçu mais en construction, ce qui a conduit a une loi de dépénalisation
pendant la première partie de la grossesse (12 semaines). Dans le cas d’un
fœtus atteint ou devant être atteint d’une pathologie d’une gravité particulière, le respect de la dignité de l’enfant et de sa souffrance potentielle,
de celle de ses parents
et des familles a conduit à une dépénalisation sur toute
la durée de la grossesse.
L’absence ou la présence très secondaire du principe utilitariste est particulièrement bien illustrée par
la question très difficile des interruptions tardives. En effet, la loi permet une interruption
jusqu’au terme, ce qui exige préalablement un foeticide (le plus souvent par
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