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Ainsi, dans cette question des OGM en rapport avec le danger alimen—
taire. le risque perçu par l'opinion est très supérieur au risque réel, qui est
proche de zéro. Les campagnes
de presse
a la recherche de sujets médiati—
ques au parfum de scandale, l’absence de formation scientique des décideurs
politiques (et leur manque
de courage) ou desjournalistes faiseurs d’opinion,
l’éiiiiettement du milieu scientique incapable de communiquer efcacement
et la perte de conance dans la science et l’expertise scientifique, tous ces
facteurs
dans cet. accroissement du fossé entre risque perçu
et risque
réel à propos
des OGM. Mais ces facteurs, là encore, ont souvent amplié
un point de vue idéologique du fonds culturel selon lequel la Nature étant
harmonieuse, l’action de l’homme lui porte atteinte, étant ainsi par elle—
méme « éthiquement mauvaise », ce qui reviendrait m fme à condamner
l’agriculture, même biologique !
Il est, intéressant de remarquer que le risque perçu
semble plus grand
que le risque réel quand il est attaché à une action relative à un danger créé
par l’homme, comme dans le cas des OGM ou, plus loin, de l’énergie
nucléaire. Cette action est considérée comme dangereuse et surtout illégitime
parce qu’elle introduit un danger absent de la « Nature » alors que
le risque
perçu semble minimisé par rapport au risque réel dès qu’une action semble
répondre a un danger « naturel », comme celui d’une pathologie génétique.
Enfin, il convient de bien comprendre que
la perception ampliée des
risques, associée à la réticence et a la perte de conance de l’opinion vis—à—vis
de la science et des technologies qui en découlent, n’est pas, malgré ce que
quelques idéologues minoritaires voudraient faire croire, liée à la science
ou
aux
technologies en elles—mêmes. Elle est plutôt liée aux conditions
sociales et politiques au sein desquelles le développement scientique, la
recherche et ses applications technologiques prennent place. Après tout, le
scandale de la vache folle ou du sang contaminé viennent essentiellement
des lobbies industriels qui ont pris d’abord le risque de faire des économies
de production en chauffant moins les farines animales — qui ne sont ni plus
ni moins légitimes que le soja pour nourrir les animaux — puis le risque
découler sciemment les stocks contaminés.
De la même manière, de nombreux collègues biologistes qui ne contestent
pas l’intérêt écologique d’un coton transgénique cultivable avec beaucoup
moins d’herbicides ou de pesticides sont étonnés de constater que
la culture
de ce coton a été imposée au Pakistan et en Inde par des gouvernements
avant passé un accord direct avec un sélectionneur de semences.
..
qui s’était
bien gardé de dire que son coton transgénique donnait des balles plus
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taire. le risque perçu par l'opinion est très supérieur au risque réel, qui est
proche de zéro. Les campagnes
de presse
a la recherche de sujets médiati—
ques au parfum de scandale, l’absence de formation scientique des décideurs
politiques (et leur manque
de courage) ou desjournalistes faiseurs d’opinion,
l’éiiiiettement du milieu scientique incapable de communiquer efcacement
et la perte de conance dans la science et l’expertise scientifique, tous ces
facteurs
dans cet. accroissement du fossé entre risque perçu
et risque
réel à propos
des OGM. Mais ces facteurs, là encore, ont souvent amplié
un point de vue idéologique du fonds culturel selon lequel la Nature étant
harmonieuse, l’action de l’homme lui porte atteinte, étant ainsi par elle—
méme « éthiquement mauvaise », ce qui reviendrait m fme à condamner
l’agriculture, même biologique !
Il est, intéressant de remarquer que le risque perçu
semble plus grand
que le risque réel quand il est attaché à une action relative à un danger créé
par l’homme, comme dans le cas des OGM ou, plus loin, de l’énergie
nucléaire. Cette action est considérée comme dangereuse et surtout illégitime
parce qu’elle introduit un danger absent de la « Nature » alors que
le risque
perçu semble minimisé par rapport au risque réel dès qu’une action semble
répondre a un danger « naturel », comme celui d’une pathologie génétique.
Enfin, il convient de bien comprendre que
la perception ampliée des
risques, associée à la réticence et a la perte de conance de l’opinion vis—à—vis
de la science et des technologies qui en découlent, n’est pas, malgré ce que
quelques idéologues minoritaires voudraient faire croire, liée à la science
ou
aux
technologies en elles—mêmes. Elle est plutôt liée aux conditions
sociales et politiques au sein desquelles le développement scientique, la
recherche et ses applications technologiques prennent place. Après tout, le
scandale de la vache folle ou du sang contaminé viennent essentiellement
des lobbies industriels qui ont pris d’abord le risque de faire des économies
de production en chauffant moins les farines animales — qui ne sont ni plus
ni moins légitimes que le soja pour nourrir les animaux — puis le risque
découler sciemment les stocks contaminés.
De la même manière, de nombreux collègues biologistes qui ne contestent
pas l’intérêt écologique d’un coton transgénique cultivable avec beaucoup
moins d’herbicides ou de pesticides sont étonnés de constater que
la culture
de ce coton a été imposée au Pakistan et en Inde par des gouvernements
avant passé un accord direct avec un sélectionneur de semences.
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qui s’était
bien gardé de dire que son coton transgénique donnait des balles plus
