LE POINT DE VUE D’UN GÊNÊTICIEN
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réalisation de ces dommages. D’autre part, la biologie ou la génétique
médicales peuvent, dans quelques cas, proposer une action de gestion de
ces risques pour
les prévenir ou en minimiser la portée. Évidemment, toute
action peut, par elle—même, comporter des dangers et générer d’autres
.,
risques, notamment de se trouver confrontée à des questions éthiques, de
sorte qu’il convient toujours de s’interroger sur le bien-fondé médical et/
ou éthique de l’action entreprise. À l’inverse, l’inaction, quand un danger
est connu et un risque calculable, devient elle-même source de questionnement, notamment éthique.
L’exemple des vaccinations montre, à l’évidence, comment action et
inaction peuvent entrer en contradiction, àla fois dans la gestion des risques
en santé publique et dans la légitimité éthique de cette gestion. La vaccination
contre une maladie est une action préventive qui permet de minimiser,
voire d’annuler (par exemple la variole ou la tuberculose) le risque d’atteinte
et constitue un progrès important de santé à l’échelle individuelle et collective. Cependant, la vaccination peut, chez quelques individus, provoquer une
réaction pathologique, de sorte que se pose
le problème éthique associé au
risque de l’action. Dans ces circonstances, on peut opposer l’éthique utilitariste qui légitime l’action puisqu’elle apporte un plus grand bien (la santé)
pour le plus grand nombre, même au prix de l’atteinte a la santé de
quelques—uns, et l’éthique déontologique qui légitime l’inaction, parce qu’il
n’est pas éthique de proposer
à quelqu’un un traitement dont il peut être
victime et non bénéciaire. Évidemment, ce conit entre point de vue utili—
tariste et point de vue déontologique ne peut être résolu que
si des études
permettent de montrer que
le bénéce collectif de la vaccination est sérieux
et que les risques individuels sont minimes, ce qui renvoie alors à la mesure
du risque réel et à la perception du risque par
les acteurs sociaux (voir
ci—après). Il convient alors, en pratique, de discuter du bien—fondé dela
vaccination au cas par cas, maladie par maladie, toute discussion générale
ayant nalement peu
de sens. En effet, si la vaccination contre la tuberculose
a ni par s’imposer, celle contre l’hépatite A est encore en discussion.
Certains estiment qu’il existe un risque non nul de pathologies induites
(notamment de sclérose en plaques) ; d’autres experts considérant que
ce
risque n’est pas
calculable Car le danger associé leur semble artéfactuel, ce
qui renvoie à la problématique du calcul de risque.
Cet exemple permet aussi de montrer en quoi un certain « état de la
science » rend assez articiel le point de vue selon lequel le « cours naturel
des choses », donc l’inaction, ne poserait pas
de problèmes éthiques au
,
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réalisation de ces dommages. D’autre part, la biologie ou la génétique
médicales peuvent, dans quelques cas, proposer une action de gestion de
ces risques pour
les prévenir ou en minimiser la portée. Évidemment, toute
action peut, par elle—même, comporter des dangers et générer d’autres
.,
risques, notamment de se trouver confrontée à des questions éthiques, de
sorte qu’il convient toujours de s’interroger sur le bien-fondé médical et/
ou éthique de l’action entreprise. À l’inverse, l’inaction, quand un danger
est connu et un risque calculable, devient elle-même source de questionnement, notamment éthique.
L’exemple des vaccinations montre, à l’évidence, comment action et
inaction peuvent entrer en contradiction, àla fois dans la gestion des risques
en santé publique et dans la légitimité éthique de cette gestion. La vaccination
contre une maladie est une action préventive qui permet de minimiser,
voire d’annuler (par exemple la variole ou la tuberculose) le risque d’atteinte
et constitue un progrès important de santé à l’échelle individuelle et collective. Cependant, la vaccination peut, chez quelques individus, provoquer une
réaction pathologique, de sorte que se pose
le problème éthique associé au
risque de l’action. Dans ces circonstances, on peut opposer l’éthique utilitariste qui légitime l’action puisqu’elle apporte un plus grand bien (la santé)
pour le plus grand nombre, même au prix de l’atteinte a la santé de
quelques—uns, et l’éthique déontologique qui légitime l’inaction, parce qu’il
n’est pas éthique de proposer
à quelqu’un un traitement dont il peut être
victime et non bénéciaire. Évidemment, ce conit entre point de vue utili—
tariste et point de vue déontologique ne peut être résolu que
si des études
permettent de montrer que
le bénéce collectif de la vaccination est sérieux
et que les risques individuels sont minimes, ce qui renvoie alors à la mesure
du risque réel et à la perception du risque par
les acteurs sociaux (voir
ci—après). Il convient alors, en pratique, de discuter du bien—fondé dela
vaccination au cas par cas, maladie par maladie, toute discussion générale
ayant nalement peu
de sens. En effet, si la vaccination contre la tuberculose
a ni par s’imposer, celle contre l’hépatite A est encore en discussion.
Certains estiment qu’il existe un risque non nul de pathologies induites
(notamment de sclérose en plaques) ; d’autres experts considérant que
ce
risque n’est pas
calculable Car le danger associé leur semble artéfactuel, ce
qui renvoie à la problématique du calcul de risque.
Cet exemple permet aussi de montrer en quoi un certain « état de la
science » rend assez articiel le point de vue selon lequel le « cours naturel
des choses », donc l’inaction, ne poserait pas
de problèmes éthiques au
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