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tuto-mns (ZR()ISIËS stJR i.i—:s Qi}i—:srloxs D’IÏTHIQI'E
dans lesquelles il peut être dérogé au respect
de cette valeur ; loi qui ne
légalise pas
l’avortement mais dénit les conditions dans lesquelles il n’est
pas un crime. C’est pourquoi l’affaire Humbert a relancé les débats éthiques
sur l’euthanasie, débats qui ont trouvé une issue aux Pays—Bas
ou en Suisse (suicide assisté).
L’éthique utilitariste ne remet pas en cause l’existence des valeurs dénies
précédemment et sur le respect desquelles peine tant l’éthique l Mais, au nom de son principe d’utilité, l’éthique utilitariste hiérarchise
beaucoup plus facilement ces valeurs que l’éthique kantienne dans la mesure
où elle est prête à accepter une transgression si elle bénécie au plus grand
nombre. (les deux approches sont parfois conciliables, parfois irréconciliables,
en fonction, dans chaque société, de son fonds culturel et du problème posé.
C’est le cas, par exemple, pour
la recherche sur les embryons surnuméraires.
Mais il apparaît clairement que
le biologiste, particulièrement le généticien
du fait de sa capacité d’intewention directe sur l’humain, est obligatoirement
confronté a des problèmes éthiques qui renvoient à l’approche kantienne.
Les partisans d’une approche utilitariste ne peuvent pas
totalement rejeter
cette approche au risque de prêter le anc à des dérives connant à un
retour vers la barbarie, comme celle de_]ames Watson (le comodéliste de la
double hélice d’ADN) pour qui « les êtres humains n’ont pas
de droits, ils
ont des besoins élémentaires [...] de nourriture, d’éducation, de santé >>, et
celle de P. Singer, bioéthicien à Princeton, pour qui « la vie d’un nouveau-né
[n’étant encore que peu conscient] a moins de valeur que
celle d’un chien
ou d’un chimpanzé [capables d’être conscients de la douleur] ».
Les questions éthiques en biologie et génétique humaine ou
médicale
POI.ÏRQ_UOI IA BIOLOGIE ET LA GÉNÉTIQUE HUMAINE ET MÉDICALE
SONT (:ONFRONTÉES À DES QUESTIONS ÉTHIQUES
(les disciplines scientiques sont parvenues, comme par exemple la
physique nucléaire, au stade où elles deviennent capables d’agir sur l’homme
ou son milieu et donc de modier ce qu’on pourrait considérer comme le
cours naturel des choses.
D’une part, la biologie ou la génétique humaine sont aujourd’hui capables
d’identier des situations dangereuses parce qu’elles peuvent provoquer
des dommages, et sont même parfois capables de calculer les risques de
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