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Y a—t—1l une éthique de la gestion
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des dechets nucléaires ?
Le pomt de vue d’un génétrc1en
Lorsqu’on m’a demandé de participer à la conférence—débat au collège
de la Cité des Sciences et de l’Industrie sur la question « Ya—t—il une éthique
de la gestion des déchets radioactifs ? », pour y présenter le point de vue
du généticien, j’ai répondu favorablement parce qu’une telle question
m’intéresse, comme scientique et comme citoyen. Mais j’ai aussitôt précisé
que ce ne pouvait être que
le point de vue d’un généticien, précision sémantique ô combien éthique en l’occurrence.
Certes, un généticien n’est pas un spécialiste de la physique nucléaire,
encore qu’il ne doive rien ignorer de l’action mutagène, donc cancérigène,
des rayonnements ionisants et qu’il peut être, surtout en génétique humaine,
professionnellement concerné par
les risques d’exposition de certains indi—
vidus ou de certaines populations. Il n’ignore pas non plus qu’il s’agit d’une
question de dose puisqu’à dose bien contrôlée, ce type de rayonnement,
même mutagène, se révèle bien utile à des ns d’imagerie (rayons X) ou de
thérapie (radiothérapie, curiethérapie). Cependant, le lot quotidien d’un
généticien relève beaucoup plus de la gestion d’autres risques et aussi
d’autres problèmes éthiques, de sorte que mon point de vue sur la gestion
des déchets nucléaires et ses problèmes éthiques associés ne peut se juger
que Vis—à—Vis de la perception que je peux
avoir de ce qu’est l’éthique d’une
part et de ce que
sont les risques affrontés de manière récurrente en géné—
tique humaine ou médicale d’autre part.
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Y a—t—1l une éthique de la gestion
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des dechets nucléaires ?
Le pomt de vue d’un génétrc1en
Lorsqu’on m’a demandé de participer à la conférence—débat au collège
de la Cité des Sciences et de l’Industrie sur la question « Ya—t—il une éthique
de la gestion des déchets radioactifs ? », pour y présenter le point de vue
du généticien, j’ai répondu favorablement parce qu’une telle question
m’intéresse, comme scientique et comme citoyen. Mais j’ai aussitôt précisé
que ce ne pouvait être que
le point de vue d’un généticien, précision sémantique ô combien éthique en l’occurrence.
Certes, un généticien n’est pas un spécialiste de la physique nucléaire,
encore qu’il ne doive rien ignorer de l’action mutagène, donc cancérigène,
des rayonnements ionisants et qu’il peut être, surtout en génétique humaine,
professionnellement concerné par
les risques d’exposition de certains indi—
vidus ou de certaines populations. Il n’ignore pas non plus qu’il s’agit d’une
question de dose puisqu’à dose bien contrôlée, ce type de rayonnement,
même mutagène, se révèle bien utile à des ns d’imagerie (rayons X) ou de
thérapie (radiothérapie, curiethérapie). Cependant, le lot quotidien d’un
généticien relève beaucoup plus de la gestion d’autres risques et aussi
d’autres problèmes éthiques, de sorte que mon point de vue sur la gestion
des déchets nucléaires et ses problèmes éthiques associés ne peut se juger
que Vis—à—Vis de la perception que je peux
avoir de ce qu’est l’éthique d’une
part et de ce que
sont les risques affrontés de manière récurrente en géné—
tique humaine ou médicale d’autre part.
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