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REGARDS (ZROISÊS SUR LES QUESTIONS D’ETHIQUE
On se croit au comble de la noirceur. Pas du tout. Après deux volumes
riches en rebondissements qui nous ramènent en Europe glaciaire, le récit
repart aux nouveaux Etats—Unis d’Amérique pour
donner — titre du onzième
album — des Petites nouvelles de l ’Extéeur (2000). À savoir que
l’amante de
Neige a voulu le remplacer : c’est elle qui tue le président Minéas Ford. Neige,
pour sa part, a été contraint de revenir intra muros après un bref et drama—
tique passage sur la côte anglaise (laquelle n’appartient pas
à l’Europe,
rappelons—le). Mais le vieux continent n’est pas
tiré d’affaire, loin de là. Car
les Douze, en éliminant le président Minéas Ford, ont fait, sans le vouloir, le
jeu d’une junte militaire. Ces généraux ultra—conservateurs trouvaient le
Consortium trop mou. Nationalistes purs
et durs, ils ont pris le pouvoir.
L’un de ces militaires, plus West Point que nature, fait la synthèse : « Le
projet E—trash des technocrates du Consortium envisageait que
l’on trans—
forme l’Europe en poubelle pour y enfouir nos matières ssiles, et détritus
de toutes sortes ! Nous pouvons
désormais résoudre ces menus problèmes
ménagers par
la satellisation. Ce que
nous devons bâtir en Europe, c’est un
Etat ! Mais nous n’avons pas
besoin de nos encombrants partenaires chinois
pour
réaliser ce projet. » En effet — recourant à une ruse incroyablement
perverse — les militaires néo—américains font passer
en Europe une micro—
scopique bombe bactériologique, dont le porteur ignore qu’elle lui a été
greffée. Une fois activée, cette micro—bombe « nettoiera » toute la population,
puis le virus s’éteindra. Il n’y aura plus qu’à occuper un terrain parfaitement
vide. Neige a de nouveau du travail et de rudes complots à déjouer. Ce qui
occupe
le douzième album, dernier paru pour
l’instant : Banal holocauste
(2003).
À l’évidence: ces militaires ne valent pas
mieux que
leurs prédécesseurs
des « politico-rmes >>. Le lecteur peut, au passage,
s’étonner durôle sinistre
dévolu aux Etats—Unis d’Amérique, fussent—ils « nouveaux » et supposément
imaginés àla n du XXIe siècle. Au fur et a mesure que
les Douze vieillissent
ou meurent au combat, le lecteur s’interroge aussi — comme le fait Neige —
sur l’humanisme qui préside à leur action. Un humanisme qui se veut explicitement « maçonnique >> dans le volume 10, À l’ombre de l’acacia (1999).
_
.
Northman et les siens sont des scientiques, nous rappelle-t—on. Ils se ‘
sont choisi une règle spirituelle et philosophique hiérarchisée. Elle impose
de suivre des étapes et des grades. Les Douze exercent, de surcroît, à travers
l’Europe, des responsabilités régionales : ils administrent ou dirigent des
communautés humanitaires malgré la tourmente et l’anarchie. Au—dessus
d’eux, et parmi eux, se trouvent les Quatre (y compris le faux—frère). Northman
coiffe l’ensemble, dans l’espoir que Neige lui succède.
REGARDS (ZROISÊS SUR LES QUESTIONS D’ETHIQUE
On se croit au comble de la noirceur. Pas du tout. Après deux volumes
riches en rebondissements qui nous ramènent en Europe glaciaire, le récit
repart aux nouveaux Etats—Unis d’Amérique pour
donner — titre du onzième
album — des Petites nouvelles de l ’Extéeur (2000). À savoir que
l’amante de
Neige a voulu le remplacer : c’est elle qui tue le président Minéas Ford. Neige,
pour sa part, a été contraint de revenir intra muros après un bref et drama—
tique passage sur la côte anglaise (laquelle n’appartient pas
à l’Europe,
rappelons—le). Mais le vieux continent n’est pas
tiré d’affaire, loin de là. Car
les Douze, en éliminant le président Minéas Ford, ont fait, sans le vouloir, le
jeu d’une junte militaire. Ces généraux ultra—conservateurs trouvaient le
Consortium trop mou. Nationalistes purs
et durs, ils ont pris le pouvoir.
L’un de ces militaires, plus West Point que nature, fait la synthèse : « Le
projet E—trash des technocrates du Consortium envisageait que
l’on trans—
forme l’Europe en poubelle pour y enfouir nos matières ssiles, et détritus
de toutes sortes ! Nous pouvons
désormais résoudre ces menus problèmes
ménagers par
la satellisation. Ce que
nous devons bâtir en Europe, c’est un
Etat ! Mais nous n’avons pas
besoin de nos encombrants partenaires chinois
pour
réaliser ce projet. » En effet — recourant à une ruse incroyablement
perverse — les militaires néo—américains font passer
en Europe une micro—
scopique bombe bactériologique, dont le porteur ignore qu’elle lui a été
greffée. Une fois activée, cette micro—bombe « nettoiera » toute la population,
puis le virus s’éteindra. Il n’y aura plus qu’à occuper un terrain parfaitement
vide. Neige a de nouveau du travail et de rudes complots à déjouer. Ce qui
occupe
le douzième album, dernier paru pour
l’instant : Banal holocauste
(2003).
À l’évidence: ces militaires ne valent pas
mieux que
leurs prédécesseurs
des « politico-rmes >>. Le lecteur peut, au passage,
s’étonner durôle sinistre
dévolu aux Etats—Unis d’Amérique, fussent—ils « nouveaux » et supposément
imaginés àla n du XXIe siècle. Au fur et a mesure que
les Douze vieillissent
ou meurent au combat, le lecteur s’interroge aussi — comme le fait Neige —
sur l’humanisme qui préside à leur action. Un humanisme qui se veut explicitement « maçonnique >> dans le volume 10, À l’ombre de l’acacia (1999).
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Northman et les siens sont des scientiques, nous rappelle-t—on. Ils se ‘
sont choisi une règle spirituelle et philosophique hiérarchisée. Elle impose
de suivre des étapes et des grades. Les Douze exercent, de surcroît, à travers
l’Europe, des responsabilités régionales : ils administrent ou dirigent des
communautés humanitaires malgré la tourmente et l’anarchie. Au—dessus
d’eux, et parmi eux, se trouvent les Quatre (y compris le faux—frère). Northman
coiffe l’ensemble, dans l’espoir que Neige lui succède.
