CATASTROPHE MÉTÉO SUR L’EUROPE
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système, raconte Northman dans le septième puis le huitième album, fut
conçu par quatre savants — dont lui—même. On comprend alors le rôle
majeur de l’« humaniste >> depuis le début de l’aventure.
À cette révélation, Northman en ajoute une autre : parmi les quatre
v
concepteurs d’Orion, se trouvait un traître à la solde du Consortium. C’est
ce traître qui a saboté le programme, plongeant volontairement l’Europe
dans le chaos. La faute n’incombe donc pas àla science ni aux « machines »
mais àla malignité des politico-rmes, « un gouvernement mondial basé sur
le prot, sur un capitalisme sans humanité ! Le communisme à l’envers Il! >>
Dès que l’Europe prit la mesure du péril, continue Northman, les quatre
savants furent chargés de concevoir le mur de séparation électromagnétique.
«
En secret, toutefois, les Quatre, qui se sentaient en partie responsables du
éau, élaborèrent un vaste plan de sauvetage de l’Europe >>. Comme celui—
ci demandait de longues recherches, « ils se rent mettre en systiodiast—
léthargie pour
traverser le temps >>. Ce sommeil de cinquante ans leur permet
d’être à pied d’œuvre quand les recherches ont avancé. Deux d’entre eux
se réveillent ainsi à l’extérieur du mur, tandis que les deux autres, dont
Northman, se réveillent à l’intérieur. Les deux du dehors et les deux du
dedans organisent aussitôt, avec leur confrérie secrète, la « reconstruction »
du vieux continent.
Il y a, bien sûr, un ver dans le fruit : le mauvais savant, le traître, le faux—
frëre, faisait partie des Quatre. Il est devenu président du Consortium et
donc des États extérieurs. Il sait tout du projet des trois autres et manipule les
redoutables tueurs inltrés en Europe. Neige doit, par conséquent, franchir
avec la femme qu’il aime (l’une des Douze) le mur électromagnétique. Sa
mission : assassiner le président.
Ainsi, pour la première fois, découvre—t—on au début de La Brêc/æ (1995),
huitième volume, à quoi ressemble ce mystérieux Extérieur. Le décor ne
laisse aucun doute : ce qu’on désignaitjusque-là comme des « États fédéraux >>
prend une identité claire. Il s’agit des « nouveaux États—Unis d’Amérique »,
liés par un pacte àla Chine. L’ambition du président, ce savant dévoyé dont
on sait enn le nom — Minéas Ford — est bien de « faire du Consortium
l’unique complexe politico-commercial du monde ». Avec un objectif afné :
non plus transformer l’Europe en poubelle écologique et démographique
mais en « poubelle >> de déchets radioactifs devenus surabondants, quitte à
contaminer — par
le fait même -— les populations anciennes (déjà mal en
point) et les immigrants. C’est « le projet
E—trash >>, le bien nommé.
’
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