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REGARDS CROISÉS SUR LES QUESTIONS D’ETHIQUE
scénarios, qui représentaient chacun le point de vue plausible d’un segment
de la société. Les participants pouvaient choisir ou rejeter des éléments de
différents scénarios, ou mettre à contribution leurs propres
idées pour
arriver
au scénario qu’ils préféraient. Les scénarios présentés aux citoyens pour ce
dialogue traitaient des questions auxquelles la société est la mieux placée
pour répondre. On leur a présenté des arguments tant en faveur de chaque
point de vue qu’opposés à ceux—ci, qui témoignaient des valeurs différentes
auxquelles tiennent les gens.
Dans la première série de scénarios, on posait les questions suivantes :
«
De quelle façon pouvons—nous
le mieux partager les droits et les reSponsa—
bilités entre les générations ? Devrions-nous mettre l’accent sur l’utilisation
du savoir actuel ? Devrions—nous mettre l’accent sur l’importance de laisser
un choix aux générations futures ? »
Les questions pour
la seconde série de scénarios s’énonçaient comme
suit : « Quelle est la meilleure façon de s’assurer que
les gens
auront conance
dans une méthode de gestion ? Devrions-nous mettre l’accent sur le rôle des
pouvoirs publics ? Devrions—nous mettre l’accent sur le rôle des collectivités
touchées et de la société civile ? »
À chaque séance, deux facilitateurs professionnels passaient en revue les
renseignements factuels avec les participants. Ceux—ci travaillaient ensuite
en petits groupes
autonomes pour répondre aux questions clés. Après avoir
réintégré l’ensemble du groupe, chaque petit groupe
faisait part des résultats
de ses discussions. Pendant ce temps, quelqu’un notait les similitudes et les
différences qui ressortaient de ces rapports. En examinant les avantages et
les inconvénients présentés dans les scénarios et en approfondissant les enjeux
en groupe,
les citoyens ont été obligés de se pencher sur ce qui comptait
réellement pour eux. Les facilitateurs ont vérié la validité des similitudes
pour
s’assurer qu’elles représentaient des points de consensus au sein d’une
vaste majorité de participants.
Au l des discussions, on a élaboré les caractéristiques clés d’une méthode
de gestion à long terme souhaitable et déni ensuite les valeurs de base à
partir de ces points communs. Le cadre des valeurs résumé ci—dessous est le
reet des choix des participants, des conditions qu’ils ont imposées et des
motifs pour lesquels ils ont fait Ces choix.
Le besoin fondamental de l’être humain de se sentir à l’abri du danger
est le besoin qui sous—tend le cadre des valeurs qui a émergé du dialogue. Il
ne provient pas
d’un sentiment de crainte ni de l’espoir de vivre dans un
monde exempt de risques, mais plutôt du sentiment de responsabilité que
REGARDS CROISÉS SUR LES QUESTIONS D’ETHIQUE
scénarios, qui représentaient chacun le point de vue plausible d’un segment
de la société. Les participants pouvaient choisir ou rejeter des éléments de
différents scénarios, ou mettre à contribution leurs propres
idées pour
arriver
au scénario qu’ils préféraient. Les scénarios présentés aux citoyens pour ce
dialogue traitaient des questions auxquelles la société est la mieux placée
pour répondre. On leur a présenté des arguments tant en faveur de chaque
point de vue qu’opposés à ceux—ci, qui témoignaient des valeurs différentes
auxquelles tiennent les gens.
Dans la première série de scénarios, on posait les questions suivantes :
«
De quelle façon pouvons—nous
le mieux partager les droits et les reSponsa—
bilités entre les générations ? Devrions-nous mettre l’accent sur l’utilisation
du savoir actuel ? Devrions—nous mettre l’accent sur l’importance de laisser
un choix aux générations futures ? »
Les questions pour
la seconde série de scénarios s’énonçaient comme
suit : « Quelle est la meilleure façon de s’assurer que
les gens
auront conance
dans une méthode de gestion ? Devrions-nous mettre l’accent sur le rôle des
pouvoirs publics ? Devrions—nous mettre l’accent sur le rôle des collectivités
touchées et de la société civile ? »
À chaque séance, deux facilitateurs professionnels passaient en revue les
renseignements factuels avec les participants. Ceux—ci travaillaient ensuite
en petits groupes
autonomes pour répondre aux questions clés. Après avoir
réintégré l’ensemble du groupe, chaque petit groupe
faisait part des résultats
de ses discussions. Pendant ce temps, quelqu’un notait les similitudes et les
différences qui ressortaient de ces rapports. En examinant les avantages et
les inconvénients présentés dans les scénarios et en approfondissant les enjeux
en groupe,
les citoyens ont été obligés de se pencher sur ce qui comptait
réellement pour eux. Les facilitateurs ont vérié la validité des similitudes
pour
s’assurer qu’elles représentaient des points de consensus au sein d’une
vaste majorité de participants.
Au l des discussions, on a élaboré les caractéristiques clés d’une méthode
de gestion à long terme souhaitable et déni ensuite les valeurs de base à
partir de ces points communs. Le cadre des valeurs résumé ci—dessous est le
reet des choix des participants, des conditions qu’ils ont imposées et des
motifs pour lesquels ils ont fait Ces choix.
Le besoin fondamental de l’être humain de se sentir à l’abri du danger
est le besoin qui sous—tend le cadre des valeurs qui a émergé du dialogue. Il
ne provient pas
d’un sentiment de crainte ni de l’espoir de vivre dans un
monde exempt de risques, mais plutôt du sentiment de responsabilité que
