UNE GESTION MAÎTRISÉE EST POSSIBLE
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Nous n’avons pas l’outrecuidance de penser que ce qui nous semble
aujourd’hui une bonne solution restera éternellement la meilleure. C’est
pourquoi une réversibilité minimale s’impose. Mais en réalité, le choix du
degré de réversibilité à assurer à un stockage est une décision qui ne sera à
"
prendre que
lors de la fermeture de ce dernier, dans cent ans au moins, et
.
cela se fera en fonction des connaissances supplémentaires acquises durant
ce siècle, non seulement sur le stockage lui—même, mais sur d’autres modes
éventuels de gestion ultime des déchets. On peut aussi remarquer que
même une fermeture étanche ne crée pas de véritable irréversibilité avant
fort longtemps : la récupération ultérieure des colis reste possible, mais au
prix d’une opération de type minier, complexe et coûteuse.
Évoquer d’autres modes éventuels de gestion ultime des déchets suppose
évidemment que
la recherche ne s’arrête pas.
C’est aussi une question
d’éthique. Aujourd’hui, cette recherche se focalise sur le couple séparation
poussée / transmutation. Si les progrès réalisés dans ce domaine depuis 1991
sont remarquables, il est clair que ce n’est pas une solution pour l’immédiat,
dans la mesure où les réacteurs actuels ainsi que ceux de la « génération 8 »
en cours de commande ne se prêtent pas
bien àla transmutatîon. En revanche,
cette aptitude àla minimisation des déchets à vie longue est l’un des critères
de sélection des concepts de la « génération 4 »”. C’est bien dans ce cadre
international des systèmes de quatrième génération que doivent se poursuivre
les recherches.
Les déchets nucléaires : un sujet en soi ou un sujet & replacer
dans son contexte ?
Il est pleinement légitime de vouloir se forger une opinion sur les déchets
nucléaires, en dissociant ce sujet d’un quelconque contexte. On s’en tient
,
en ce cas aux seules données du problème, indépendamment de toute autre
8.
Les systèmes de quatrième génération, s’ils voient le jour, se situeront forcément dans une
perspective de nucléaire durable et feront donc appel au recyclage pour
tirer vraiment partie
des ressources en uranium et en thorium. En France, on peut facilement se figurer que l’on
conserve le plutonium nécessaire à leur lancement sous forme de combustibles MOX usés. Si
l’on pratiquait alors le traitement avec les procédés industriels actuels, on obtiendrait
des
verres plus chargés en actinides mineurs que
les verres actuels, ce qui constituerait un recul
par rapport aux critères d’aujourd’hui : on voit bien l’intérêt que présenterait alors une séparation plus poussée, dans la mesure où les réacteurs de « génération 4 » auront la capacité de
recycler ces actinides une fois séparés.
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