UNE GESTION MAÎTRISÉE EST POSSIBLE
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qui arpentent ce gymnase peuvent se dire qu’ils marchent sur tous les
déchets de haute activité qui correspondent à une quinzaine d’années de
la production française d’électricité. On « sent » bien que ces conteneurs
de verres pourraient rester là sans aucun risque pendant des décennies.
"
Multiplier ces bâtiments ne poserait guère de problème d’encombrement.
Quant à la réversibilité de l’entreposage, elle est régulièrement démontrée
et mise en œuvre quand on extrait des conteneurs pour les réexpédier,
conformément à la loi, à leurs propriétaires allemands ou japonais. La tenta—
tion pourrait être grande de simplement prolonger le système en reportant
sine die la délicate recherche d’une disposition dénitive.
Il y a au moins trois excellentes raisons de résister à cette tentation. La
première est réglementaire : La Hague est une usine de traitement des
combustibles nucléaires usés. Elle n’a pas
d’autorisation de stockage dénitif
des déchets de haute activité. On pourrait, bien sûr, changer cet état régle—
mentaire, mais serait—ce honnête vis-à—vis des populations locales ? La
deuxième raison est stratégique : à se contenter de solutions provisoires, on
ne ferait que renforcer l’idée qu’il n’y a pas de vraie solution àla gestion des
déchets radioactifs et donner de la crédibilité aux arguments
des partisans
d’un arrêt du nucléaire. La troisième est tout simplement d’ordre éthique :
c’est nous qui protons de l’électricité d’origine nucléaire, c’est donc à
nous de trouver au moins une solution acceptable àla disposition dénitive
des déchets correspondants, quitte à ce que nos successeurs décident de
mettre en œuvre une solution encore meilleure en fonction des connaissances
qui seront les leurs.
Une solution acceptable
Sans empiéter sur les prérogatives des pouvoirs publics ni préjuger de
leur choix en 2006, nous pouvons
décrire ce qui nous paraît être une solution
acceptable tant techniquement qu’éthiquement.
De plus en plus, un consensus international se dégage autour du stockage
dénitif des déchets HA et VL6 dans une couche géologique stable située à
profondeur moyenne.
Le stockage devrait rester réversible au moins pendant
une
période signicative. Le choix d’installer les colis de déchets en
profondeur plutôt que
de les garder en surface ajoute une barrière de plus
6.
HA : haute activité ; VL : à Vie longue (période supérieure à 30 ans).
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qui arpentent ce gymnase peuvent se dire qu’ils marchent sur tous les
déchets de haute activité qui correspondent à une quinzaine d’années de
la production française d’électricité. On « sent » bien que ces conteneurs
de verres pourraient rester là sans aucun risque pendant des décennies.
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Multiplier ces bâtiments ne poserait guère de problème d’encombrement.
Quant à la réversibilité de l’entreposage, elle est régulièrement démontrée
et mise en œuvre quand on extrait des conteneurs pour les réexpédier,
conformément à la loi, à leurs propriétaires allemands ou japonais. La tenta—
tion pourrait être grande de simplement prolonger le système en reportant
sine die la délicate recherche d’une disposition dénitive.
Il y a au moins trois excellentes raisons de résister à cette tentation. La
première est réglementaire : La Hague est une usine de traitement des
combustibles nucléaires usés. Elle n’a pas
d’autorisation de stockage dénitif
des déchets de haute activité. On pourrait, bien sûr, changer cet état régle—
mentaire, mais serait—ce honnête vis-à—vis des populations locales ? La
deuxième raison est stratégique : à se contenter de solutions provisoires, on
ne ferait que renforcer l’idée qu’il n’y a pas de vraie solution àla gestion des
déchets radioactifs et donner de la crédibilité aux arguments
des partisans
d’un arrêt du nucléaire. La troisième est tout simplement d’ordre éthique :
c’est nous qui protons de l’électricité d’origine nucléaire, c’est donc à
nous de trouver au moins une solution acceptable àla disposition dénitive
des déchets correspondants, quitte à ce que nos successeurs décident de
mettre en œuvre une solution encore meilleure en fonction des connaissances
qui seront les leurs.
Une solution acceptable
Sans empiéter sur les prérogatives des pouvoirs publics ni préjuger de
leur choix en 2006, nous pouvons
décrire ce qui nous paraît être une solution
acceptable tant techniquement qu’éthiquement.
De plus en plus, un consensus international se dégage autour du stockage
dénitif des déchets HA et VL6 dans une couche géologique stable située à
profondeur moyenne.
Le stockage devrait rester réversible au moins pendant
une
période signicative. Le choix d’installer les colis de déchets en
profondeur plutôt que
de les garder en surface ajoute une barrière de plus
6.
HA : haute activité ; VL : à Vie longue (période supérieure à 30 ans).
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