UNE GESTION MAÎTRISÉE EST POSSIBLE
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Un exemple du faible niveau d’information
Nul ne peut
tout savoir et c’est bien normal. Quand se rapproche en
revanche le temps des échéances, il devient souhaitable que la richesse de
"
l’information se consolide pour permettre, en n de compte, le meilleur
fonctionnement possible des débats publics.
Ne sous—estimons pas non plus une des difcultés de la tâche : la radio—
activité elle—même est mal connue et fait d’autant plus peur.
On ignore ou
on a oublié qu’elle est détectable à des niveaux incroyablement bas, qu’il est
facile de s’en protéger par des écrans appropriés et qu’elle fait naturellement
partie de notre environnement. On l’associe toujours plus ou moins au
cancer, mot si tabou qu’il n’est souvent évoqué dans la presse que sous
l’euphémisme de «longue maladie ». On oublie surtout qu’elle décroît
inexorablement de par sa nature même et que plus longue est la durée de
vie d’un élément radioactif, moins il est... radioactif !
Passons à présent à l’examen même du sujet des déchets, et de ce qu’il
nous parait important de porter à l’attention du lecteur.
Les déchets, on s’en occupe. ..
Parce qu’ils sont l’objet de précautions extraordinaires et de recherches
exceptionnelles, les déchets radioactifs sont parés d’un caractère « mythique »,
comme si leur gestion constituait un problème sans précédent ni analogie.
Mais comme leur dénomination l’indique, il ne s’agit que
de déchets, c’est—
à—dire des résidus de procédés ne pouvant être recyclés dans les conditions
techniques et économiques du moment, résidus contenant des éléments
_
radioactifs. La vie que
mène chacun des soixante—trois millions d’entre
nous, en France, occasionne la production annuelle de cent kilos de déchets
toxiques, dont beaucoup ont une durée de vie « éternelle >>, les métaux
lourds, notamment. Les déchets radioactifs représentent à peine un kilo par
an et par habitant, et plus de 90 % de ces déchets nissent déjà stockés
dénitivement dans les sites « FA >> et « TFA »1 de l’Andra, à Soulaines et
Le reliquat ne représente donc, tout conditionné, que
cent
grammes environ par Français et par an (ces déchets de haute activité et de
1.
FA : faible activité ; TFA : très faible activité.
_
2.
Centres de stockage de l’Andra dans le département de l’Aube.
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Un exemple du faible niveau d’information
Nul ne peut
tout savoir et c’est bien normal. Quand se rapproche en
revanche le temps des échéances, il devient souhaitable que la richesse de
"
l’information se consolide pour permettre, en n de compte, le meilleur
fonctionnement possible des débats publics.
Ne sous—estimons pas non plus une des difcultés de la tâche : la radio—
activité elle—même est mal connue et fait d’autant plus peur.
On ignore ou
on a oublié qu’elle est détectable à des niveaux incroyablement bas, qu’il est
facile de s’en protéger par des écrans appropriés et qu’elle fait naturellement
partie de notre environnement. On l’associe toujours plus ou moins au
cancer, mot si tabou qu’il n’est souvent évoqué dans la presse que sous
l’euphémisme de «longue maladie ». On oublie surtout qu’elle décroît
inexorablement de par sa nature même et que plus longue est la durée de
vie d’un élément radioactif, moins il est... radioactif !
Passons à présent à l’examen même du sujet des déchets, et de ce qu’il
nous parait important de porter à l’attention du lecteur.
Les déchets, on s’en occupe. ..
Parce qu’ils sont l’objet de précautions extraordinaires et de recherches
exceptionnelles, les déchets radioactifs sont parés d’un caractère « mythique »,
comme si leur gestion constituait un problème sans précédent ni analogie.
Mais comme leur dénomination l’indique, il ne s’agit que
de déchets, c’est—
à—dire des résidus de procédés ne pouvant être recyclés dans les conditions
techniques et économiques du moment, résidus contenant des éléments
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radioactifs. La vie que
mène chacun des soixante—trois millions d’entre
nous, en France, occasionne la production annuelle de cent kilos de déchets
toxiques, dont beaucoup ont une durée de vie « éternelle >>, les métaux
lourds, notamment. Les déchets radioactifs représentent à peine un kilo par
an et par habitant, et plus de 90 % de ces déchets nissent déjà stockés
dénitivement dans les sites « FA >> et « TFA »1 de l’Andra, à Soulaines et
Le reliquat ne représente donc, tout conditionné, que
cent
grammes environ par Français et par an (ces déchets de haute activité et de
1.
FA : faible activité ; TFA : très faible activité.
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2.
Centres de stockage de l’Andra dans le département de l’Aube.
