LE POINT DE VUE D’UN GÉNÉTICIEN
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LES RISQUES ASSOCIÉS AU STOCKAGE
La loi du 30 décembre 1991, qui donne à l’Andra le statut d’établissement
public à caractère industriel et commercial indépendant des producteurs
de déchets, lui cone la gestion des déchets faiblement et moyennement
radioactifs ainsi qu’une mission d’information et une mission de recherche
sur les moyens de stocker les déchets hautement radioactifs et a vie longue
(axe 2, celui de l’étude de faisabilité du stockage en formations géologiques
profondes). Avec les échéances parlementaires de 2006, les élus sont entrés
dans la logique d’études et de débats circonstanciés qui a tant manqué au
début de l’ère électronucléaire.
Le stockage de déchets est destiné à protéger l’homme et son milieu contre
la dispersion de matières radioactives issues de la production d’énergie
comme
des autres activités, notamment l’industrie, la médecine ou la
recherche. Le stockage exige des technologies et des dispositifs de conne—
ment performants qui existent pour
les déchets faiblement et moyennement
radioactifs. Les sites doivent être soumis à des contrôles permanents
de l’air,
de l’eau, des végétaux, du lait (élément primaire et de poids dans la chaîne
alimentaire), que
l’Andra publie trimestriellement (environ 30 000 contrôles
par an).
.
En revanche, la question des déchets les plus dangereux, hautement
radioactifs a vie longue, n’est pas réglée (l % du volume total des déchets
mais 95 % de leur radioactivité, soit 300 tonnes par an, dont le plutonium 239
à demi—vie de 24 110 ans, ou l’uranium 238 à demi—vie de 4,5 milliards
d’années). Trois voies de prise en charge sont possibles, entre lesquelles le
choix dénitif reste à faire : la transmutation en éléments radioactifs à durée
de vie courte, le conditionnement avec stockage en surface ou le stockage
en couche géologique profonde et stable (argile ou granite). Aux termes de
la loi de 1991, l’Andra a reçu la mission de faire les recherches permettant
d’évaluer la faisabilité de cette dernière voie, mais elle se heurte àla méfiance
de l’opinion. Il s’agit là d’une illustration du syndrome NIMBY (Not In My
Back—Yard : pas dans mon jardin) qui bloqua pendant des années le tracé du
TGV entre Lyon et Marseille, amplié par
la méance de l’opinion vis—à—vis du
nucléaire, et sur laquelle viennent se greffer
toutes sortes d’argumentaires
tenant du régionalisme ou de l’irrationalité.
On peut souhaiter que
l’« évolution des mœurs » des autorités dans leur
mode de prise en charge de la gestion et de la communication de l’ensemble
des questions nucléaires permettra
à l’Andra d’assurer ses missions, à
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