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que
le silence, voire les contre—vérités ? Pourtant, les doses de césium 137
reçues en France étaient, sauf exceptions dues à un effet de concentration
suite à des phénomènes de fonte des neiges ou de convergence de précipi—
tations, équivalentes à ce qui se dépose chaque année du fait des reliquats
des essais nucléaires atmosphériques (0,04 millisieverf’). La dose movenne
de radiation d’un vol Paris—San Francisco est du même ordre de grandeur,
tout en convenant que ces radiations sont moins pénétrantes que le césium
car celui—ci peut être inclus dans la chaîne alimentaire. Le surcroît d’exposi—
tion dû a un séjour de trois mois en Bretagne est dix fois supérieur (0,5 mSv)
et une radiographie du bassin ajoute 0,7 mSv au « compteur personnel » de
chacun. De même, la quantité moyenne annuelle reçue de radioactivité
naturelle est de l’ordre de 2,4 mSv, à laquelle il faut ajouter 0,94 mSv de radio—
activité résultant d’activités humaines, soit 3,34 mSv en exposition totale
dont 1,65 mSv en exposition interne (biologiquement dommageable).
Enn, les doses pathogènes a effet immédiat sont de l’ordre de 200 mSv (à
effet différé, elles sont plus élevées en raison des mécanismes continus de
réparation de l’ADN ou d’élimination cellulaire).
Une autre gestion de l’actualité aurait été non seulement plus conforme
au principe démocratique mais aussi plus en accord avec l’éthique utilitariste
qui doit être attachée à la gestion de telles questions. Notamment, il aurait
été judicieux, même si l’iode 131 disparaît assez vite (demi—vie de huit
jours), de procéder à des mesures rapides de la contamination suivies de
publications et de conseils à la population. Faute de quoi, il est encore
possible à certains de clamer que
le nuage a pu apporter sufsamment
d’iode 131 pour provoquer un surcroît de cancers de la thyroïde, alors
qu’aucune étude épidémiologique n’a pu
montrer un pic significatif, non
seulement dans l’Est de la France ou de la Corse mais même dans des zones
plus contaminées que
la France (ce qui n’est pas
étonnant puisque les doses
effectives reçues par les enfants de l’Est de la France et de la Corse n’ont pas
dépassé 10 mSv, alors que
la dose signicative responsable de cancers de la
thyroïde est d’au moins 50 mSv).
Les leçons de cette histoire ont été en partie tirées quand il s’est agi
de savoir si l’excès signicatif de leucémies dans le Nord—Cotentin, où est
installée l’usine de retraitement de La Hague (quatre cas observés sur
seulement deux cas attendus sur une période de 15 ans), était une conséquence ou non d’une éventuelle contamination induite par
cette activité.
3.
Le sievert est l’unité de mesure de l’effet produit par
la radioactivité sur les êtres vivants. l’n
millisievert est égal à un millièmc de sievert (] mSv).
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