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nucléaire ou de la construction des OGM mais de la découverte du feu, de
l’élevage et de l’agriculture. Dans ces conditions, défendre la Nature par
devoir déontologique reviendrait à remettre en question l’existence même
de l’homme, de sorte que par rapport a cette question philosophique, le
nucléaire ou la maîtrise du feu sont « bonnet blanc et blanc bonnet » !
Mais si les principes éthiques relevant d’une déontologie de la Nature
apparaissent plutôt comme une idéologie de la Nature camouant consciem—
ment ou non une anxiété passéiste, pour autant les biologistes, notamment
ceux qui s’intéressent à l’écologie et a la biodiversité, savent à quel point
l’action de l’homme peut être aujourd’hui assez puissante pour générer
dans son propre milieu des risques importants pour sa vie, sa santé et son
avenir. De ce fait, ils souhaitent pouvoirjuger du bien—fondé d’une action
sur l’environnement en fonction d’un point de vue d’éthique utilitariste, ce
qui les conduit, dans le doute, à une application plus ou moins stricte du
principe de précaution.
En effet, si l’éthique utilitariste a toute sa place dans une éventuelle légi—
timation du recours à l’énergie nucléaire du fait des arguments développés
précédemment, elle a aussi sa place dans sa contestation. Concernant le
choix de mettre en oeuvre cette lière, l’éthique utilitariste, en posant la
question de savoir si cette « action assure un plus grand bien pour le plus
grand nombre », exige une réponse qui, dans une société non totalitaire,
suppose une sanction démocratique à la suite d’un débat. Celui—ci. il faut
bien le dire, n’ajamais vraiment eu lieu en France]. La conformité avec un
point de vue éthique exigerait, exigera, un vrai débat national, dont les
formes sont à dénir, engageant les acteurs sociaux, partis ou associations,
incluant les scientiques et leurs sociétés savantes. Faute de quoi, sur le
nucléaire comme sur la plupart des problèmes de développement incluant
de nouvelles technologies, un autre risque peut émerger : la démagogie et
la paralysie.
LES RISQUES RELATIFS A LA GESTION DES DECHETS
ET LES PROBLÈMES ÉTHIQUES ASSOCIÉS
À partir du moment où le choix de la filière nucléaire est fait, la société
se trouve confrontée à l’estimation et à la gestion des risques cités précé—
demment (contrôle de la ssion, gestion des déchets, contamination ou
modication du milieu environnant).
].
Voir à ce sujet l’avant—propos de Françoislacq et le chapitre de_]ean Audouze [il Faut—i] {wo/r
peur des déchets radi0aclt/S ?, Andra, 2003.
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