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RICHARDS «Rors1äs Sl‘R ttes Qt'i«:srioxs 1i’iÏiTiiiQt'ii
les énergies alternatives (énergie solaire, énergie géodésique, énergie
éolienne, bio—masse, éthanol) présentent
toutes un intérêt dans la mesure
où elles seraient biologiquement propres
et écologiquement pertinentes.
La question qui demeure, mais qui ne sera pas
traitée ici, est de savoir si elles
sont suffisantes compte
tenu des besoins en énergie (quantité d’énergie
légitimement
nécessaire aux sociétés humaines, débat sur les modes de
production
et de consommation).
À propos
du nucléaire, comme pour
les OGM, il n’est pas
étonnant de
voir fleurir un certain discours sur l’atteinte à la Nature, selon lequel la
Nature n’est pas un bien sur lequel l’homme aurait des droits, un peu comme
un propriétaire (conception exprimée dans la genèse de l’Ancien Testament)
mais un bien en soi, commun a tous les êtres qui en font partie et sur lequel
l’homme, pas plus qu’un autre être vivant, ne saurait exercer un droit. Au
contraire, il aurait le devoir de la préserver telle qu’il l’a reçue, non comme
un bien reçu en héritage mais comme un tuteur vis—à—vis de sa pupille. Une
telle conception, qui revient à personnier, voire à déier la Nature, conduit
directement à une éthique de type déontologique, au sens que
la Nature
étant un bien universel aux êtres vivants, elle représente la valeur universelle
à mettre au sommet des valeurs au même titre que
le respect
de la vie et la
dignité de l’être. Toute action humaine conduisant à modier un état naturel
devient alors un attentat envers la Nature et est aussi déontologiquement
condamnable qu’un attentat contre une personne (position idéologique de
certains anti—OGM ou anti—nucléaires).
Or pour le scientique, notamment le biologiste, il n’est nul besoin de
l’homme pour que des états naturels puissent être profondément modiés
car la Nature n’est pas statique mais dans un perpétuel état d’équilibres
dynamiques (la tectonique des plaques, la variation de la température,
des
climats et du niveau des océans ont fait passer la « France » entre — 300
millions d’années et aujourd’hui par
toutes sortes d’états, immergée ou
émergée, équatoriale, tropicale, subpolaire ou tempérée, avec les variations
de flores et de faunes associées à ces bouleversements. ..).
Bien évidemment, le besoin de l’homme en sources d’énergie qui existe
depuis sa maîtrise du feu a été fortement augmenté depuis la découverte de
l’élevage et de l’agriculture. La déforestation serait aujourd’hui totale si l’on
avait découvert les énergies fossiles au xvu€ puis au XIX° siècles. L’hominisation
puis l’évolution de l’homme sont complètement associées à sa maîtrise
partielle du milieu naturel. Sa capacité à transformer ce que
nous appelons
le « milieu naturel », et qui n’a plus rien de naturel, ne date pas
du choix
RICHARDS «Rors1äs Sl‘R ttes Qt'i«:srioxs 1i’iÏiTiiiQt'ii
les énergies alternatives (énergie solaire, énergie géodésique, énergie
éolienne, bio—masse, éthanol) présentent
toutes un intérêt dans la mesure
où elles seraient biologiquement propres
et écologiquement pertinentes.
La question qui demeure, mais qui ne sera pas
traitée ici, est de savoir si elles
sont suffisantes compte
tenu des besoins en énergie (quantité d’énergie
légitimement
nécessaire aux sociétés humaines, débat sur les modes de
production
et de consommation).
À propos
du nucléaire, comme pour
les OGM, il n’est pas
étonnant de
voir fleurir un certain discours sur l’atteinte à la Nature, selon lequel la
Nature n’est pas un bien sur lequel l’homme aurait des droits, un peu comme
un propriétaire (conception exprimée dans la genèse de l’Ancien Testament)
mais un bien en soi, commun a tous les êtres qui en font partie et sur lequel
l’homme, pas plus qu’un autre être vivant, ne saurait exercer un droit. Au
contraire, il aurait le devoir de la préserver telle qu’il l’a reçue, non comme
un bien reçu en héritage mais comme un tuteur vis—à—vis de sa pupille. Une
telle conception, qui revient à personnier, voire à déier la Nature, conduit
directement à une éthique de type déontologique, au sens que
la Nature
étant un bien universel aux êtres vivants, elle représente la valeur universelle
à mettre au sommet des valeurs au même titre que
le respect
de la vie et la
dignité de l’être. Toute action humaine conduisant à modier un état naturel
devient alors un attentat envers la Nature et est aussi déontologiquement
condamnable qu’un attentat contre une personne (position idéologique de
certains anti—OGM ou anti—nucléaires).
Or pour le scientique, notamment le biologiste, il n’est nul besoin de
l’homme pour que des états naturels puissent être profondément modiés
car la Nature n’est pas statique mais dans un perpétuel état d’équilibres
dynamiques (la tectonique des plaques, la variation de la température,
des
climats et du niveau des océans ont fait passer la « France » entre — 300
millions d’années et aujourd’hui par
toutes sortes d’états, immergée ou
émergée, équatoriale, tropicale, subpolaire ou tempérée, avec les variations
de flores et de faunes associées à ces bouleversements. ..).
Bien évidemment, le besoin de l’homme en sources d’énergie qui existe
depuis sa maîtrise du feu a été fortement augmenté depuis la découverte de
l’élevage et de l’agriculture. La déforestation serait aujourd’hui totale si l’on
avait découvert les énergies fossiles au xvu€ puis au XIX° siècles. L’hominisation
puis l’évolution de l’homme sont complètement associées à sa maîtrise
partielle du milieu naturel. Sa capacité à transformer ce que
nous appelons
le « milieu naturel », et qui n’a plus rien de naturel, ne date pas
du choix
