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GUIDE DES ALGUES DES MERS D’EUROPE
tance de l’intensité lumineuse, c’est-à-dire sur la quantité de lumière recherchée par les différentes espèces d’Algues. On a été conduit à distinguer des
espèces photophîles, c’est—à—dire recherchant les fortes intensités, et des espè—
ces sciaphiles ou espèces d’ombre. Il est maintenant bien connu que la dis—
tribution bathymétrique d’une espèce est limitée en profondeur par son point
de compensation, c’est—à—dire le niveau où l’intensité lumineuse est telle que
photosynthèse et respiration s’équilibrent du point de vue des échanges métaboliques. Indépendamment des phénomènes très importants de compéti—
tions interspécifîques, chaque espèce possède donc ses limites bathymétri—
ques propres qui sont de nature métabolique.
Il n’en reste pas moins que si l’hypothèse d’une distribution bathymétri—
que en fonction des longueurs d’onde présentes n’est plus actuellement rete—
nue, l’adaptation chromatique des Algues demeure l’objet de recherches
physiologiques très actuelles.
Le substrat
Les Algues benthiques sont des organismes vivant sur le fond. Dans la
nature, à l’excepti0n de quelques exemples remarquables de formes flottantes (Sargasses de la mer des Sargasses), la majorité des Algues pluricel—
lulaires exigent en effet d’être fixées sur un support pour acquérir un développement normal et accomplir leur cycle de vie. N’ayant pas de système
racinaire,
elles ne tirent pas leurs éléments nutritifs de leur substrat mais
d1rectement du milieu liquide qui les baigne. La nature chimique du sup—
port est donc a priori sans influence sur le succès de leur développement.
Le support joue cependant un rôle fondamental par sa texture et son degré
de cohésion,
deux éléments pouvant limiter la solidité de la fixation. En
reg10n côtière peu profonde tout support solide peut donc être colonisé par
les Algues. Ce sont par exemple les roches, les constructions portuaires,
les bouées,
les coques de bateau. Il existe cependant des cas où la nature
ch1mrque
du substrat intervient dans l’installation ou la non—installation
de certaines espèces.
Les roches calcaires sont ainsi colonisées par des Algues
perforantes m1croscopiqués (Algues rouges, Algues bleues ou Algues ver—
tes selon
les cas) qui
leur donnent une coloration particulière bien visible.
Al inverse, certaines espèces sont réputées calcifuges (cas de Rissoella ver—
ruculosa en Méditerranée).
Le support peut également être un organisme vivant animal ou végétal
pourvu qu’il
offre solidité et longévité suffisantes. On qualifie ainsi les
Alguesdîep1phytes
ou d’endophytes lorsqu’elles vivent sur ou à l’intérieur
d un vegetal ; on parle d’épizoi‘que et d’endozoïque lorsqu’elles vivent sur
d’un animal. En matière d’Algues pluricellulaires on connait egalement des exemples de parasitisme, essentiellement chez les Algues
rouges (parasrt15me Algue/Algue). Des phénomènes de symbiose tout à fait
remarquables
ont été décrits à diverses reprises. Ils intéressent des Algues
un1cellula1res symbiotes d’animaux (telles les Zooxanthelles symbiotes des
coraux trop1caux) et ne seront pas évoqués dans cet ouvrage.
GUIDE DES ALGUES DES MERS D’EUROPE
tance de l’intensité lumineuse, c’est-à-dire sur la quantité de lumière recherchée par les différentes espèces d’Algues. On a été conduit à distinguer des
espèces photophîles, c’est—à—dire recherchant les fortes intensités, et des espè—
ces sciaphiles ou espèces d’ombre. Il est maintenant bien connu que la dis—
tribution bathymétrique d’une espèce est limitée en profondeur par son point
de compensation, c’est—à—dire le niveau où l’intensité lumineuse est telle que
photosynthèse et respiration s’équilibrent du point de vue des échanges métaboliques. Indépendamment des phénomènes très importants de compéti—
tions interspécifîques, chaque espèce possède donc ses limites bathymétri—
ques propres qui sont de nature métabolique.
Il n’en reste pas moins que si l’hypothèse d’une distribution bathymétri—
que en fonction des longueurs d’onde présentes n’est plus actuellement rete—
nue, l’adaptation chromatique des Algues demeure l’objet de recherches
physiologiques très actuelles.
Le substrat
Les Algues benthiques sont des organismes vivant sur le fond. Dans la
nature, à l’excepti0n de quelques exemples remarquables de formes flottantes (Sargasses de la mer des Sargasses), la majorité des Algues pluricel—
lulaires exigent en effet d’être fixées sur un support pour acquérir un développement normal et accomplir leur cycle de vie. N’ayant pas de système
racinaire,
elles ne tirent pas leurs éléments nutritifs de leur substrat mais
d1rectement du milieu liquide qui les baigne. La nature chimique du sup—
port est donc a priori sans influence sur le succès de leur développement.
Le support joue cependant un rôle fondamental par sa texture et son degré
de cohésion,
deux éléments pouvant limiter la solidité de la fixation. En
reg10n côtière peu profonde tout support solide peut donc être colonisé par
les Algues. Ce sont par exemple les roches, les constructions portuaires,
les bouées,
les coques de bateau. Il existe cependant des cas où la nature
ch1mrque
du substrat intervient dans l’installation ou la non—installation
de certaines espèces.
Les roches calcaires sont ainsi colonisées par des Algues
perforantes m1croscopiqués (Algues rouges, Algues bleues ou Algues ver—
tes selon
les cas) qui
leur donnent une coloration particulière bien visible.
Al inverse, certaines espèces sont réputées calcifuges (cas de Rissoella ver—
ruculosa en Méditerranée).
Le support peut également être un organisme vivant animal ou végétal
pourvu qu’il
offre solidité et longévité suffisantes. On qualifie ainsi les
Alguesdîep1phytes
ou d’endophytes lorsqu’elles vivent sur ou à l’intérieur
d un vegetal ; on parle d’épizoi‘que et d’endozoïque lorsqu’elles vivent sur
d’un animal. En matière d’Algues pluricellulaires on connait egalement des exemples de parasitisme, essentiellement chez les Algues
rouges (parasrt15me Algue/Algue). Des phénomènes de symbiose tout à fait
remarquables
ont été décrits à diverses reprises. Ils intéressent des Algues
un1cellula1res symbiotes d’animaux (telles les Zooxanthelles symbiotes des
coraux trop1caux) et ne seront pas évoqués dans cet ouvrage.
