’
INTRODUCTION“
:
19
Si la lumière est indispensable à la vie des Algues, on sait aussi que sa
pénétration dans les masses d’eau lui fait subir d’importantes modifica—
tions tant en quantité qu’en qualité, favorisant ou freinant le développement des espèces.
.
.
.
La qualité de la lumière est liée aux différentes radiations qui la composent. Celles-ci sont absorbées en fonction de leur longueur d’onde, par les
.
couches d’eau qu’elles traversent. On peut considérer, en première approxi—
mation, que les radiations rouges, de longueur d’onde supérieure à 600 nm,
sont absorbées dès les premiers mètres sous la surface de l’eau et que, dans
les eaux océaniques les plus claires, le spectre de lumière visible se réduit,
vers 10 m de profondeur, à une étroite bande bleuâtre (longueurs d’ondes
situées entre 450 et 550 nm). Dans les eaux côtières modérément turbides,
là où vivent la plupart des grandes Algues, le spectre lumineux se réduit
encore plus rapidement que dans les eaux claires du large : à 10 m de pro—
fondeur la lumière y est plutôt verte que bleue.
On sait par ailleurs que les différents groupes d’A1gues sont caractérisés
par la possession d’équipements pigmentaires différents liés à la présence
de pigments accessoires que sont carotènes, xanthophylles, phycoérythri—
nes et phycocyanines. Ceux-ci interviennent dans la capture de l’énergie
'
lumineuse. Selon leur nature ils absorbent préféréntiellement cette énergie
dans des longueurs d’ondes particulières que n’absorbé pas la chlorophylle.
Algues brunes, rouges et Vertes n’absorbent donc pas avec la même effical
cité‘l’ensemble des radiations du spectre solaire. Ceci nous est aisément
perceptible si l’on se souvient que la couleur que nous percevons d’un objet
correspond à la radiation qu’il ne retient pas, mais que, par contre, il absorbe
la radiation correspondant à la teinte complémentaire de la teinte que nous
voyons. Ainsi les Algues rouges captent intensément les radiations vertes,
'
les Algues vertes les radiations rouges. Les ‘Algu'es ne font donc pas
le même usage des radiations lumineuses. Sur la base d’une telle constatation fut proposée, àla fin du siècle dernier, l’hypothèse d’une distribution
bathymétrique préférentielle des grands groupes d’Algues en fonction des
radiati0ns lumineuses présentes en un lieu. Cette proposition se ienforça
au début du siècle, à la suite d’expériences de
Des Algues bleues
cultivées derrière des écrans colorés tendent à développer des pigments varia—
bles en fonction de la longueur d’onde, et cOmplét‘nentaires
Sur
la base de cette expérience fut alors formulée
de l’adaptation chromatique complémentaire des Algues qui servit de =cohfirmation*à cellede
la distribution bathymétrique en fonction des radiations disponibles. On
aurait ainsi, dans les régions superficielles une dominance d’Algues Vertes
recherchant les radiations rouges, puis :une e>äubérance des Algues «brunes ,_‘
’
les Algues «rouges étant confinées aux
profondes,-là‘pù dominent les radiations vertes. Cette hypothèse fut formulée au
‘
régions nordiques à ore algale pauvre oùrladistribŒion verticale 'obs'ervée concordait assez bien avec le schéma
'
5
f
' …:“
L’observation d’autres régions
…
cause cette hypothèse. On connaîtdes Algues vertes
.:
rouges
Plus récemment, la
Ï
cénotiques.e‘t ;écophysiologiques—a mis
_
INTRODUCTION“
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19
Si la lumière est indispensable à la vie des Algues, on sait aussi que sa
pénétration dans les masses d’eau lui fait subir d’importantes modifica—
tions tant en quantité qu’en qualité, favorisant ou freinant le développement des espèces.
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La qualité de la lumière est liée aux différentes radiations qui la composent. Celles-ci sont absorbées en fonction de leur longueur d’onde, par les
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couches d’eau qu’elles traversent. On peut considérer, en première approxi—
mation, que les radiations rouges, de longueur d’onde supérieure à 600 nm,
sont absorbées dès les premiers mètres sous la surface de l’eau et que, dans
les eaux océaniques les plus claires, le spectre de lumière visible se réduit,
vers 10 m de profondeur, à une étroite bande bleuâtre (longueurs d’ondes
situées entre 450 et 550 nm). Dans les eaux côtières modérément turbides,
là où vivent la plupart des grandes Algues, le spectre lumineux se réduit
encore plus rapidement que dans les eaux claires du large : à 10 m de pro—
fondeur la lumière y est plutôt verte que bleue.
On sait par ailleurs que les différents groupes d’A1gues sont caractérisés
par la possession d’équipements pigmentaires différents liés à la présence
de pigments accessoires que sont carotènes, xanthophylles, phycoérythri—
nes et phycocyanines. Ceux-ci interviennent dans la capture de l’énergie
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lumineuse. Selon leur nature ils absorbent préféréntiellement cette énergie
dans des longueurs d’ondes particulières que n’absorbé pas la chlorophylle.
Algues brunes, rouges et Vertes n’absorbent donc pas avec la même effical
cité‘l’ensemble des radiations du spectre solaire. Ceci nous est aisément
perceptible si l’on se souvient que la couleur que nous percevons d’un objet
correspond à la radiation qu’il ne retient pas, mais que, par contre, il absorbe
la radiation correspondant à la teinte complémentaire de la teinte que nous
voyons. Ainsi les Algues rouges captent intensément les radiations vertes,
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les Algues vertes les radiations rouges. Les ‘Algu'es ne font donc pas
le même usage des radiations lumineuses. Sur la base d’une telle constatation fut proposée, àla fin du siècle dernier, l’hypothèse d’une distribution
bathymétrique préférentielle des grands groupes d’Algues en fonction des
radiati0ns lumineuses présentes en un lieu. Cette proposition se ienforça
au début du siècle, à la suite d’expériences de
Des Algues bleues
cultivées derrière des écrans colorés tendent à développer des pigments varia—
bles en fonction de la longueur d’onde, et cOmplét‘nentaires
Sur
la base de cette expérience fut alors formulée
de l’adaptation chromatique complémentaire des Algues qui servit de =cohfirmation*à cellede
la distribution bathymétrique en fonction des radiations disponibles. On
aurait ainsi, dans les régions superficielles une dominance d’Algues Vertes
recherchant les radiations rouges, puis :une e>äubérance des Algues «brunes ,_‘
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les Algues «rouges étant confinées aux
profondes,-là‘pù dominent les radiations vertes. Cette hypothèse fut formulée au
‘
régions nordiques à ore algale pauvre oùrladistribŒion verticale 'obs'ervée concordait assez bien avec le schéma
'
5
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L’observation d’autres régions
…
cause cette hypothèse. On connaîtdes Algues vertes
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rouges
Plus récemment, la
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cénotiques.e‘t ;écophysiologiques—a mis
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