CHAP. XXXIV. — LE SYS'JÎÈME LYMPHATIQUE.
Ces‘ recherches ont porté sur des embryons de porc. On trouve,
L’étude
du
dévedans le mésentère, a côté de chylifères développés et en rapport
avec l’intestin, d’autres canaux lymphatiques se terminantpar
des culs—de—sac ou par des bourgeons, et présentant des bourgeons et des culs—de—sac latéraux. Les chylifères déjà développés
sont munis de valvules, c’est—à—dire sont formés de segments
intervalvulaires, dont chacun paraît constituer une unitéorga—
nique. —— L’apparition de nouveaux canaux se fait par produc—
tion, à l’extrémité ou sur le côté d’un segment intervalvulàire,
d’un bourgeon cellulaire plein d’abord. Ce bourgeon s’accroît
et il s’y forme une lumière qui s'agrandit par suite de l’ac—
cumulation d’un liquide sécrété par les cellules du bourgeon,
-
Ce liquide refoule, dans le segment attenant au bourgeon, les
cellules endothéliales qui. occupent le col de celui—ci; leur
ensemble gure alors une élégante collerette qui n’est autre
Les
lymphatiques chose que l’ébauche d’une valvule. — C’est ainsi que des
c1‘01550ntdu cen.
.
.
—
—
tre a la périphé- bourgeons, éd1t1és sur un segment mtervalvulan‘e, demennent
des segments intervalvulaires, qui, a leur tour, donneront
‘
,
naissance à des bourgeons; les lymphatiques croissent donc du
centre a la périphérie.
Ranvier compare ce mode de développement
à celui des
glandes, et il conclut, qu’en ctÏet, le système lymphatique peut
être considéré comme une immense glande vasculaire ayant
son
origine embryologique dans le système veineux et
versant dans les veines son produit de sécrétion.
_
Mémo
mode pour
Tel est le mode de formation des petits troncs lympha—
tiques. Quant aux capillaires proprement dits, ils se forment
par des bourgeons analogues, mais qui sont creux dès 101‘.1'
g‘ine. La végétation qui leur donne naissance est extrêmement ,
__
î
active; il s’en produit même dans les organes
où l’on mi sau—
_
.
rait en saisir la signication fonctionnelle, le grand épiploen
par exemple. C’est la une aberration qui est suivie de
:
sion 1.
,
‘
Rappel
de
con—
La question de l’origine des lymphatiques
_ÏÊËÎÊÎS
dim"
dénitivement tranchée dans le sens d’origine pal” des eXtmÏ
'
’
mités en cul—‘de—sac, en raison même du mode de
_'
’
-.
1-, L. RANVIEB. Aberration et râqression des lymphatiques en
_'
"pement (Gompt. 1‘end.Ac&d. des sciences, 9 mars
…—'
.'
_
Ces‘ recherches ont porté sur des embryons de porc. On trouve,
L’étude
du
dévedans le mésentère, a côté de chylifères développés et en rapport
avec l’intestin, d’autres canaux lymphatiques se terminantpar
des culs—de—sac ou par des bourgeons, et présentant des bourgeons et des culs—de—sac latéraux. Les chylifères déjà développés
sont munis de valvules, c’est—à—dire sont formés de segments
intervalvulaires, dont chacun paraît constituer une unitéorga—
nique. —— L’apparition de nouveaux canaux se fait par produc—
tion, à l’extrémité ou sur le côté d’un segment intervalvulàire,
d’un bourgeon cellulaire plein d’abord. Ce bourgeon s’accroît
et il s’y forme une lumière qui s'agrandit par suite de l’ac—
cumulation d’un liquide sécrété par les cellules du bourgeon,
-
Ce liquide refoule, dans le segment attenant au bourgeon, les
cellules endothéliales qui. occupent le col de celui—ci; leur
ensemble gure alors une élégante collerette qui n’est autre
Les
lymphatiques chose que l’ébauche d’une valvule. — C’est ainsi que des
c1‘01550ntdu cen.
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tre a la périphé- bourgeons, éd1t1és sur un segment mtervalvulan‘e, demennent
des segments intervalvulaires, qui, a leur tour, donneront
‘
,
naissance à des bourgeons; les lymphatiques croissent donc du
centre a la périphérie.
Ranvier compare ce mode de développement
à celui des
glandes, et il conclut, qu’en ctÏet, le système lymphatique peut
être considéré comme une immense glande vasculaire ayant
son
origine embryologique dans le système veineux et
versant dans les veines son produit de sécrétion.
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Mémo
mode pour
Tel est le mode de formation des petits troncs lympha—
tiques. Quant aux capillaires proprement dits, ils se forment
par des bourgeons analogues, mais qui sont creux dès 101‘.1'
g‘ine. La végétation qui leur donne naissance est extrêmement ,
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î
active; il s’en produit même dans les organes
où l’on mi sau—
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rait en saisir la signication fonctionnelle, le grand épiploen
par exemple. C’est la une aberration qui est suivie de
:
sion 1.
,
‘
Rappel
de
con—
La question de l’origine des lymphatiques
_ÏÊËÎÊÎS
dim"
dénitivement tranchée dans le sens d’origine pal” des eXtmÏ
'
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mités en cul—‘de—sac, en raison même du mode de
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1-, L. RANVIEB. Aberration et râqression des lymphatiques en
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"pement (Gompt. 1‘end.Ac&d. des sciences, 9 mars
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