630
CHAP. XXX. — GLOBULES noucns, HÉMOGLOBINE.
taux qu’elle forme par elle—même ou par ses dérivés sont
plus haut intérêt pour l’examen microscopique; ses caractères
spectroscopiques peuvent être étudiés dans les tissus vivants
avec le micro—spectroscope; enn la connaissance de ses pro—
priétés chimiques est la base de la physiologie générale du
sang.
L’/zémoglobine est une substance albuminoïde spécialement
remarquable en ce qu’elle renferme du fer, et en ce que, lors—
qu’elle est combinée a l’oxygène (oxyhémoglobine), elle cristal—
Synonymic.
lise; aussi lui. avait—on donné le nom d’/w'malocrislallinc. Nous
avons vu que l’eau l’enlève aux globules et la dissout; on pour—
rait sans doute en obtenir des cristaux en faisant concentrer
cette solution; mais il est plus simple et plus rapide de rompre
_
'
son union avec le strom a du globule, de façon a la faire dissoudre
dans le sérum ou dans le plasma sanguin lui—méme non étendu
Préparation
d’eau. Il suffit a cet ell'etde refroidir le sangjusqu’à congélation,
(sang
puis de le réchauffer assez brusquement; ou bien d’agiter avec
’
de l’éther du sang défibriné. Dans ces conditions, le sang, qui
était opaque lorsqu’il contenait des globules intacts, devient
transparent comméun sirop lorsque l’hémoglohine a quitté les
.
globules pour se dissoudre dans le sérum. On dit alors qu’on a
laqué le sang. Abandonnée a elle-même pendant quelques
'
heures, cette laque de sang se prend en masse; l’hémoglobine
s’est cristallisée. La production de ces cristaux ne réussit pas
,
aussi facilement avec tous les sangs; elle est facile avec le sang
de cobaye, de rat, de chien, d’écureuil; elle est difcile avec
,
le sang d’homme et de bœuf‘.
'
,
Sescristaux.
,
Ces cristaux sont parfois assez volumineux pour
être vi—
—
;
»
sibles à l’œil nu; ils ont été découverts par Reichert, 6111849,
Ï
puis étudiés avec soin par Funke, en 1861; a l’aide du micro- »
scope, avec un faible grossissement, on constate qu’ils diffèrent
.,
selon l’espèce animale; chez le cobaye, ce sont des
Ïu \
(1, g. 283); chez le chien et le chat, de longues aiguilles ell
'
,
prismes à quatre faces (2, fig. 283); chez le cheval de
prismes courts (3, fig. 283); chez l’écureuil
quettes hexagonales (4, g. 283), etc. En
desséChät
et les
1. MÂURIÇE,ÀRTHUS, Éléments de chimie physiologique, 1893.
}
Précédent

- 660/1060

Suivant