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CHAP. XXIX. — LE SANG.
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Frey, Rouget, Ranvier); les médecins eux—mêmes l’ont adoptée
«
Le sang, dit Hayom, est un tissu ayant une constitution
anatomique; c’est un tissu liquide. »
,
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-
Masse dusang. — La masse totale du sang forme une pro-\
'
portion considérable de la masse totale de l’organisme. On
trouvera, dans les traités de physiologie, les procédés que les
physiologistes ont employés pour évaluer la quantité de sang
.
que renferme un animal; les plus ingénieux et les plus précis
Appréciation
par
de ces procédés sont une application de la méthode générale
des
dite des mélanges, dans laquelle, étant donné un liquide dont
on ignore la quantité, mais dont on peut connaître la teneur
en matières solides, dissoutes, on ajoute ace liquide une quan—
tité d’eau bien mesurée, et, d’après la dilution que le liquide
éprouve par le fait de cette adjonction d’eau, on calcule quelle
était la quantité primitive de ce liquide.
Procédé de
Ainsi, Valentin, après avoir enlevé un peu de sang
a un
valent…
animal, injectait dans ses veines une quantité égale d’eau; au
bout de quelques instants, quand on pouvait supposerun
cette eau était bien mêlée à toute la masse du sang, il faisait
une nouvelle saignée, puis, comparant laproportion de matières
solides contenues dans les deux échantillons de sang (celui de
'
la première et celui de la seconde saignée), il en déduisait, par
un calcul simple, la masse totale du sang.
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Nous devions parler ici de ce procédé, parce qu’il a été
’
aussi appliqué par les histologistes : au lieu de la teneur du
.
sang en matières solides, ceux—ci ont pris, comme moyen
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d’appréciation, la richesse du sang en globules; c’est ainsi
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Procéâéde
qu’ont opéré Vierordt et Malassez. Ce dernier, après
avon‘
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,
Malassez'
apprécié la richesse globulaire du sang d’un animal (numéra—
tion des globules, voir ci-après, chap. XXX), injectait
dans les
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veines une quantité donnée de sérum; il faisait ensuite une
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nouvelle numération des globules, et il calculait la masse
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totale du sang d’après la différence entre les résultats des deux
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numérations, c’est—à—dire, en dénitive, d’après la dilution
,
.
.
Ü le sang,
au point de vue de sa richesse globulaire, avaitSul_e‘
_’
de par l’injection d’une quantité donnée de sérum,
-
de liquide dépourvu de globules
=
Par ces diverses expériences on est arrivé a
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