'
LE SANG.
607
'
.
le faisait remarquer Robin, on pourrait singulièrement étendre
,
l’expression pittoresque de Borden en disant que le sang
est
de l’urine ou de la salive en circulation.
.
Claude Bernard faisait du sang le milieu intérieur, expri— Milieu intérieur dé
.
mant ainsi cette idée si juste et si fondamentale en physiologie
Claude Bernard"
générale, que,
si les êtres monocellulaires vivent par des
échanges avec le milieu ambiant, chez les êtres composés d’un
‘
_
nombre immense de cellules différenciées (colonies cellulaires,
ci.—dessus, p. 98), ces cellules ne peuvent plus puiser et excréter
,
directement dans ce milieu extérieur, mais vivent dans le sang,
_
milieu intérieur, intermédiaire obligé entre les éléments ana—
..
tomiques et le milieu extérieur. Mais cette expression de milieu
intérieur, excellente en physiologie, ne rentre qu’indirecte—
ment dans les ordres d’idées dont se préoccupe l’anatomie et
,
particulièrement l’histologie.
Aussi Robin, qui divisait l’histologie en deux parties,
Huineur consti—
,
l’étude des tissus et l’étude des humeurs ou liquides de l’or—
”“””
R°””"
ganisme, faisait—il du sang une humeur constituante, et il
"
…
dénissait les humeurs
constituantes :
«
des liquides -qui
'
prennent part d’une manière directe à la constitution d’un ._’
certain nombre d’appareils et qui offrent comme caractère
important d’être contenus dans des cavités ou dans des conduits
qui ne sont jamais mis normalement en communication direéte
..
avec l’extérieur. » ll distinguait ainsi les humeurs consti—_
.
tuantes d’avec les humeurs sécrétées, excrétées, dites liquides
j
produits.
.
-
.
'
Aujourd’hui nous n’admettons plus en histologie que des
.
.
tissus :, on fait l’étude microscopique des liquides produits à
—
propos des tissus qui leur donnent—naissance (le lait à propos
_
,
} de l’épithélium de la glande mammaire, l’urine à'propOs du
f
rein), et quant aux liquides constituants caractérisés par la pré—
.
_
'_
sance d’élémentsanatomiques spéciaux et vivants, ou les consi—
' _ _
, ‘
1
dère comme des tissus : ce sont des tissus formésd@ cellules Tissu à; substance
Spéciales avec une substance
tel est le cas .
-.
pour le sang et pour la lymphe. Nous avons insisté
-
;
ment (p_.- 88 et92) sur cette classication…des-tissus. D’abord
_
considérée comme paradoxale, cette côneépti0du “sang—regardé
'.
_
_.
,
comme un tissu aé‘té admise par tous les histolo‘giSteS (Henle,
__
LE SANG.
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le faisait remarquer Robin, on pourrait singulièrement étendre
,
l’expression pittoresque de Borden en disant que le sang
est
de l’urine ou de la salive en circulation.
.
Claude Bernard faisait du sang le milieu intérieur, expri— Milieu intérieur dé
.
mant ainsi cette idée si juste et si fondamentale en physiologie
Claude Bernard"
générale, que,
si les êtres monocellulaires vivent par des
échanges avec le milieu ambiant, chez les êtres composés d’un
‘
_
nombre immense de cellules différenciées (colonies cellulaires,
ci.—dessus, p. 98), ces cellules ne peuvent plus puiser et excréter
,
directement dans ce milieu extérieur, mais vivent dans le sang,
_
milieu intérieur, intermédiaire obligé entre les éléments ana—
..
tomiques et le milieu extérieur. Mais cette expression de milieu
intérieur, excellente en physiologie, ne rentre qu’indirecte—
ment dans les ordres d’idées dont se préoccupe l’anatomie et
,
particulièrement l’histologie.
Aussi Robin, qui divisait l’histologie en deux parties,
Huineur consti—
,
l’étude des tissus et l’étude des humeurs ou liquides de l’or—
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dénissait les humeurs
constituantes :
«
des liquides -qui
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prennent part d’une manière directe à la constitution d’un ._’
certain nombre d’appareils et qui offrent comme caractère
important d’être contenus dans des cavités ou dans des conduits
qui ne sont jamais mis normalement en communication direéte
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avec l’extérieur. » ll distinguait ainsi les humeurs consti—_
.
tuantes d’avec les humeurs sécrétées, excrétées, dites liquides
j
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Aujourd’hui nous n’admettons plus en histologie que des
.
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—
propos des tissus qui leur donnent—naissance (le lait à propos
_
,
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Spéciales avec une substance
tel est le cas .
-.
pour le sang et pour la lymphe. Nous avons insisté
-
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ment (p_.- 88 et92) sur cette classication…des-tissus. D’abord
_
considérée comme paradoxale, cette côneépti0du “sang—regardé
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comme un tissu aé‘té admise par tous les histolo‘giSteS (Henle,
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