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FORMATION DES FIBRES
363
donner naissance a tous les faisceaux qui doivent se former.
C’est ce qui paraît avoir lieu en effet pour le tissu conjonctif
des tendons, et nous reviendrons sur cette question a propos de
ces organes.
Disons seulement, a un point de vue général, que
les recherches les plus récentes montrent {B. Lwoff) que, dans
certains cas. les fibrilles eonjonctiws se forment incontesta—
blement aux dépens des couches les plus périphériques du corps
cellulaire, et que
si les cellules peuvent déterminer la trans—
formation librillaire de la substance fondamentale qu’elles ont
précédemment
elles peuvent aussi produire directe—
ment des librilles, car on mit de ces tibrilles, qui sont d’abord
situées en plein protoplasma, dans le sens des prolongements
cellulaires (Flennning) ‘.
Nous conclurons donc en disant que les faisceaux conjonctifs Produit
direct ou
ne sontpas le résultat
transformatimt totale des cellules,
ifââm
des
mais qu’ils sont un produit indirect ou direct de ces cellules.
Pour comprendre combien cette interprétation diffère de celle
de Virobow, pour les cas même où les fibrilles apparaissent
dans la substance fondamentale à une certaine distance de la
cellule, il faut rappeler la comparaison qu’employait cet auteur :
les fibrilles, disait—il. zqiparaissent dans la substance [intercel—
lulaire du tissu conjonctif comme la fibrillation apparaît dans un
caillotsanguin (p. 361 ). Nous répondons: non, les deux processus
ne sont pas comparables. La librine coagulée, qu’elle ait emprisonné des globules rouges ou qu’elle en soit dépourvue, prend
l’aspect fibrillaire; les globules rouges
n’exercent donc aucune
action sur cette disposition qui peut se produire en leur absence.
Au contraire, dans le développement du tissu conjonctif, qui
n’est jamais dépourvu de cellules, qui n’est primitivement
formé que de cellules, la fibrillation se produit par
l’action
_
même de ces cellules, action qui peut se manifester tantôt par
la transformation en fibrilles de la substance fondamentale
(action indirecte), tantôt par l’élaboration immédiate de brilles
dans le protoplasma (aclion directe).
_
_
Formation des bres élastiques.
La production
des
bres élastiques est d’ordinaire postérieure à celle des faisceaux
tiques.
‘
_
4« Hermann, Les decouverles récentes relatives au développement du tissu con—
ϰ"Ctif (Journ. de l’Anat. et de la Physiol., 1892, p. 211).
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FORMATION DES FIBRES
363
donner naissance a tous les faisceaux qui doivent se former.
C’est ce qui paraît avoir lieu en effet pour le tissu conjonctif
des tendons, et nous reviendrons sur cette question a propos de
ces organes.
Disons seulement, a un point de vue général, que
les recherches les plus récentes montrent {B. Lwoff) que, dans
certains cas. les fibrilles eonjonctiws se forment incontesta—
blement aux dépens des couches les plus périphériques du corps
cellulaire, et que
si les cellules peuvent déterminer la trans—
formation librillaire de la substance fondamentale qu’elles ont
précédemment
elles peuvent aussi produire directe—
ment des librilles, car on mit de ces tibrilles, qui sont d’abord
situées en plein protoplasma, dans le sens des prolongements
cellulaires (Flennning) ‘.
Nous conclurons donc en disant que les faisceaux conjonctifs Produit
direct ou
ne sontpas le résultat
transformatimt totale des cellules,
ifââm
des
mais qu’ils sont un produit indirect ou direct de ces cellules.
Pour comprendre combien cette interprétation diffère de celle
de Virobow, pour les cas même où les fibrilles apparaissent
dans la substance fondamentale à une certaine distance de la
cellule, il faut rappeler la comparaison qu’employait cet auteur :
les fibrilles, disait—il. zqiparaissent dans la substance [intercel—
lulaire du tissu conjonctif comme la fibrillation apparaît dans un
caillotsanguin (p. 361 ). Nous répondons: non, les deux processus
ne sont pas comparables. La librine coagulée, qu’elle ait emprisonné des globules rouges ou qu’elle en soit dépourvue, prend
l’aspect fibrillaire; les globules rouges
n’exercent donc aucune
action sur cette disposition qui peut se produire en leur absence.
Au contraire, dans le développement du tissu conjonctif, qui
n’est jamais dépourvu de cellules, qui n’est primitivement
formé que de cellules, la fibrillation se produit par
l’action
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même de ces cellules, action qui peut se manifester tantôt par
la transformation en fibrilles de la substance fondamentale
(action indirecte), tantôt par l’élaboration immédiate de brilles
dans le protoplasma (aclion directe).
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Formation des bres élastiques.
La production
des
bres élastiques est d’ordinaire postérieure à celle des faisceaux
tiques.
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4« Hermann, Les decouverles récentes relatives au développement du tissu con—
ϰ"Ctif (Journ. de l’Anat. et de la Physiol., 1892, p. 211).
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