t
lt
tt
'
l
362
CHAP. XVIII. -— DÉVELOPPEMENT DU TISSU CONJONGTIF.
Thème
mixte entre la théorie de Schwann et la théorie de Virchow,
;
mmrmedlalm'
c’est-à—dire admn.‘ent la transforma
tion en fil3r1lles
d’une partie
seulement de la cellule. Ainsi Scl1ultze, qui avait si nettement
Î
établi la conception de la cellule (v. p. 26}, considérée comme
Ï
une
masse
de protoplasma sans enveloppe. pensa que les
parties latérales, périphéritpres. du corps libro—plastique se
transformeraient en tibrilles, la portion centrale demeurant à
l’état de protoplasma avec son noyau pour représenter la cellule
du tissu conjonctif a<,:l1evé; en d’autres termes, les tibrilles
conjonctives seraient une élaboration exoplasmi(pte de la cel—
lule (voir p. 72).
op……5
Aujourd’hui. la solution du probleme oscille entre ces deux
aCŒGHCS'
dernières manières de voir, qui, a tout bien considérer, ne dif—
fèrent pas aussi profondément qu’on le croirait au premier
abord. On n’admet plus que les cellules se transforment en
totalité en faisceau de tibrilles; il est bien prouvé que ces
faisceaux apparaissent à côté de la cellule: la seule question à
résoudre est la part plus ou moins directe que prend la cellule
à sa formation.. Or, alors même que les tibrilles apparaissentà
une certaine distance de la cellule, dans la substance intercellulaire muqueuse, il ne faut pas oublier que
cette dernière
substance est un produit de ces cellules, qui, ayant présidé
à
sa formation, continuent à présider a sa nutrition, a ses modi—
'
cations chimiques et morpliologirp,res, c’est—ù—dire a ses trans'
formations. Ce sont donc les cellules qui, provoquent
le déve4
loppement des brilles, non par une transformation directe de
leur protoplasma,— mais par une inuence a distance exercée
sur
la
substance fondamentale.
Mais
comme
entre cette
_
_
inuence à distance sur une matière précédemment élaborée,
'
et l’élaboration d’une nouvelle substance, on peut
se gurer
:
tous les intermédiaires, il y a lieu de se demander s’iln’y &
pas aussi divers degrés dans l’action tibro—formative des cel—
,
‘_ lules.
"
lules, et si, de cette inuence à. distance, pour
les cas
ya
—i
une abondante substance fondamentale préformée,
on ne pas—
:
,
pas à une action plus immédiate, à une élaboration
'
,_
-
_
directe des brilles par le protoplasma, sans état intermédiaire
de substance hyaline, alors que précisément cette
:
=
»
hyaline intercellulaire est trop peu abondante pour
sufre à
_
.
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CHAP. XVIII. -— DÉVELOPPEMENT DU TISSU CONJONGTIF.
Thème
mixte entre la théorie de Schwann et la théorie de Virchow,
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c’est-à—dire admn.‘ent la transforma
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d’une partie
seulement de la cellule. Ainsi Scl1ultze, qui avait si nettement
Î
établi la conception de la cellule (v. p. 26}, considérée comme
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une
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de protoplasma sans enveloppe. pensa que les
parties latérales, périphéritpres. du corps libro—plastique se
transformeraient en tibrilles, la portion centrale demeurant à
l’état de protoplasma avec son noyau pour représenter la cellule
du tissu conjonctif a<,:l1evé; en d’autres termes, les tibrilles
conjonctives seraient une élaboration exoplasmi(pte de la cel—
lule (voir p. 72).
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Aujourd’hui. la solution du probleme oscille entre ces deux
aCŒGHCS'
dernières manières de voir, qui, a tout bien considérer, ne dif—
fèrent pas aussi profondément qu’on le croirait au premier
abord. On n’admet plus que les cellules se transforment en
totalité en faisceau de tibrilles; il est bien prouvé que ces
faisceaux apparaissent à côté de la cellule: la seule question à
résoudre est la part plus ou moins directe que prend la cellule
à sa formation.. Or, alors même que les tibrilles apparaissentà
une certaine distance de la cellule, dans la substance intercellulaire muqueuse, il ne faut pas oublier que
cette dernière
substance est un produit de ces cellules, qui, ayant présidé
à
sa formation, continuent à présider a sa nutrition, a ses modi—
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cations chimiques et morpliologirp,res, c’est—ù—dire a ses trans'
formations. Ce sont donc les cellules qui, provoquent
le déve4
loppement des brilles, non par une transformation directe de
leur protoplasma,— mais par une inuence a distance exercée
sur
la
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et l’élaboration d’une nouvelle substance, on peut
se gurer
:
tous les intermédiaires, il y a lieu de se demander s’iln’y &
pas aussi divers degrés dans l’action tibro—formative des cel—
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on ne pas—
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