BICHAT.
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la vie propre de l’estomac, il vous sera véritablement impos,
sible de vous en former une idée précise et rigoureuse. En effet,
la surface muqueuse est si différente de la séreuse, toutes
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deux le sont tellement de la musculaire, que les associer dans
'
une
considération commune c’est tout confondre. De même
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dans les intestins, dans la vessie, dans la matrice, etc., si vous .
ne distinguez pas ce qui appartient à chacun des tissus dont
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résultent ces organes composés, le mot de vie propre ne vous
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oiï'rira que vague
et incertitude. »
'
Ces idées, sur les tissus considérés connue sièges des
Bichat et les docpriétés vitales, Bichat les applique à la médecine, à la patho—
tr’“°smédi°alcs‘ '
logic, et à cet égard on peut dire que c’est de lui que date
_'
l’anatomie pathologique générale, l’étude des altérations des
,
tissus. « Puisque, dit—il, les maladies ne sont que des altéra—
.
tions des propriétés vitales, et que chaque tissu est différent
…
des autres sous le rapport de ces propriétés, il est évident qu’il
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doit en ditïérer aussi par ses maladies. Dans tout organe
com—
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posé de différents tissus, l’un peut être malade, les autres rés—
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tant intacts. » Et pour lui emprunter un exemple de même
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ordre que les précédents, citons encore le passage suivant :
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'
«
On dit : un mauvais estomac, un estomac délabré, etc. ; cela
'
_
'
ne
doit s’entendre le plus communément que
de la surface
,
muqueuse. Tandis que celle—ci ne sépare que difcilement les '
-
"
,
sucs digestifs, que pour cela les digestions languissent, la
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séreuse exhale comme à l’ordinaire son uide, la tunique
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musculaire se contracte comme de coutume, etc. Réciproque- _
_ment, dans l’hydropisie 'ascite, où la surface séreuse exhale
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‘
'
plus de lymphe que dans l’état naturel, la surface muqueuse
'
remplit souvent très bien ses fonctions... Je crois que plus on ‘
observera les maladies et plus on ouvrira de cadavres, plus on
__
,
:
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se convaincra de la nécessité de considérer les maladies locales
_
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'
non
point sous le rapport des. organes composés qu’elles ne,"_
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frappent presque jamais en totalité, mais sous celui de leurs
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=
tissus divers qu’elles attaquent presque t0ujoursisolément. >_>_' _
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Notions de lissus et de systèmes. — C’est donc bien à Bichat:
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que nous devons la première conception nette et complète
des
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.
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lissus et des syslémes.‘ A propos de ces deux termes, il est temps‘ Distinction des
de faire remarquer qu’il y a cependant entre la notion de système
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l
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