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PBÉFACE.
A plusieurs reprises nous venons de faire allusion à des ques—
tions de physiologie générale; c’est qu’en effet nous considérons
comme inséparables certaines notions de constitution et de fonction
.
des éléments anatomiques. La physiologie générale comprend plusieurs ordres d’études : d’un côté, celles d’ordre physico—chimiquc,
de l’autre celles d’ordre microscopique (ilistoliiliysiologie). Le type
des premières nous est représenté, par exemple, parl’étude de l’élcc—
’
trotonus, de la variation électrique négative dans les muscles; le
type des secondes sera représenté, dans le même ordre d’exemples,
par la recherche des modifications microscopiques de la libre musculaire passant de l’état de repos a l’état de contraction. Ces questions de physiologie, qu’on peut dire d’hislop/zysz‘ologic, sont en effet
inséparables de l’histologie proprement dite; c’est par des procédés
particuliers de la technique histologique que l’étude en est faite, et
la preuve vivante nous en est fournie par ce fait que ltanvier, le plus
.
considérable des maîtres contemporains en anatomie générale, est
aussi grand, plus grand peut—être par ses travaux, par ses conquêtes
en physiologie, que par ses découvertes en histologic proprement
dite. C’est à lui que nous devons les notionsauxqzpmllesnous faisions
ci—dessus allusion, sur les phénomènes iiiicroscopiques de la con'
traction musculaire; c’est d’après lui que nous résurmms, dans ce
‘
volume, la physiologie générale des glandes, l’étude des actes d’élaboration, puis d’excrétion par les cellules glamlulaires, l’analyse du
fonctionnement holocrine ou mérocrine de ces cellules, etc.
Et du reste, il n’est pas un élément anatomique dont l‘étude
puisse être faite anatomiquement sans être complétée nécessaire—
ment par l’indication de ses fonctions, je veux dire des modica—
:
tions fonctionnelles ou des actes fonctionnels que le microscope
‘
seul permet de constater. Pourrait—on étudier les cellules à 'cils
_
vibratiles sans constater et le mécanisme microscopique de ces cils,
et les résultats de leurs actions synergiques? L’étude de l’ovule
et du spermatozoïde non seulement doit être suivie de celle de
'
_
la fécondation, mais encore n’a de raison d’être dans tous ses
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détails que parce que chacun de ces détails est essentiel dans la
fécondation et ses suites. On verra par exemple que la distinction
.
des ovules en alécithes, panlécitlzes et télolc'cz‘thes, si importante qu’elle
_—
soit comme morphologie et classication, est plus essentielle encore
comme physiologie générale, puisque les différences entre ces divers
:
Î
_
ordres d’ovules commandent, ainsi que nous aurons grand soin de
le bien marquer, les divers processus deblastulation et de gastru-
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