PRÉFACE.
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XV
.
exemple, le cas de la constitution des bres nerveuses ‘a myéline;
le dernier mot à leur égard est la question des segments interannu—
laires de Ranvier et des cellules de Vignal. Sans doute, s’il ne s’agit
que de consigner en quelques lignes l’état actuel de nos connais—
'
sauces, comme dans un inventaire sec et sans intérêt, il est permis
—
de formuler dès le début la constitution des gaines du cylindre—axe
par des séries de segments d’enveloppe ayant chacun'la valeur
d’une cellule. Mais s’il s’agit d’un exposé explicite, qui fasse ressor—
tir l’intérêt de chaque détail et le mette en valeur, je dis que celui—
là manquera entièrement de sentiment didactique qui ne procédera
pas en suivant précisément l’ordre historique, en nous montrant
d’abord comment on a connu lécylindre—axe et ses gaines,.com—
ment Ranvier a découvert les étranglements annulaires, quels pro—
_
blèmes se sont alors
posés relativement à la signication des
segments interannulaires correspondants, et comment Ranvier lui—
même a donné la solution de ces problèmes en montrant qu’il n’y a
qu’un noyau pour chacun de ces segments; alors les recherches
’
_
de Vignal sur l’hist0génèse des nerfs viennent conrmer ces conclu—
sions, et la constitution des bres nerveuses nous apparaît com—
plète, se déroulant par phases historiques logiquement enchaînées,
et appelant de nouvelles notions qui se déduiSent ou sont à prévoir
en raison des premières, à savoir les notions relatiVes ‘a la dégéné—
_
_
rescence et a la régénération des nerfs sectionnés.
-
—
'
'
Il nous semble qu’il y a grand ”intérêt à soutenir de laSortel’at—
tention du lecteur ou de l’auditeur, et a lui donner ainsiun peu de
la curiosité, de l’impatiencc qui animent le chercheur au cours'de
_
ses
observations. Il faut que chaque nouvel ordre de détails soit
'
rendu nééessaîre par ceux qui précèdent, vienne les compléter et,
_
.
'
mieux encore, donner la solution d’un problème soulevé par eux.
_
Nous venons de citer un exemple emprunté au système nerveux; un
_
_
cas
semblable se présente pour les glandes, et c’est en vertu des
_
principes sus—indiqués que, après l’histologîe générale des glandes,
après un chapitre de physiologie générale, on trouvera, peut—être
avec étonnement, un chapitre intitulé _: « Nouveaux détails histolo—
giques sur les glandes. » C’est que ces
détails (cellules à fe‘rments‘, .:
_
'
canalicules interépithéliauX, cellules'épîthéliales Contractiles, etc.)
'
_
ne se présentent avec tout leur intérêt que lorsqu’ils ont été rendus
'
u
nécessaires ou tout au moins désirablés de par les noti0ns de ph‘y— ._
,
_
_—
-
_
siologie générale antérieurement acquises, notions qu’ils viennent
,
:
étendre et compléter.
'
,
_
"
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exemple, le cas de la constitution des bres nerveuses ‘a myéline;
le dernier mot à leur égard est la question des segments interannu—
laires de Ranvier et des cellules de Vignal. Sans doute, s’il ne s’agit
que de consigner en quelques lignes l’état actuel de nos connais—
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sauces, comme dans un inventaire sec et sans intérêt, il est permis
—
de formuler dès le début la constitution des gaines du cylindre—axe
par des séries de segments d’enveloppe ayant chacun'la valeur
d’une cellule. Mais s’il s’agit d’un exposé explicite, qui fasse ressor—
tir l’intérêt de chaque détail et le mette en valeur, je dis que celui—
là manquera entièrement de sentiment didactique qui ne procédera
pas en suivant précisément l’ordre historique, en nous montrant
d’abord comment on a connu lécylindre—axe et ses gaines,.com—
ment Ranvier a découvert les étranglements annulaires, quels pro—
_
blèmes se sont alors
posés relativement à la signication des
segments interannulaires correspondants, et comment Ranvier lui—
même a donné la solution de ces problèmes en montrant qu’il n’y a
qu’un noyau pour chacun de ces segments; alors les recherches
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de Vignal sur l’hist0génèse des nerfs viennent conrmer ces conclu—
sions, et la constitution des bres nerveuses nous apparaît com—
plète, se déroulant par phases historiques logiquement enchaînées,
et appelant de nouvelles notions qui se déduiSent ou sont à prévoir
en raison des premières, à savoir les notions relatiVes ‘a la dégéné—
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rescence et a la régénération des nerfs sectionnés.
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Il nous semble qu’il y a grand ”intérêt à soutenir de laSortel’at—
tention du lecteur ou de l’auditeur, et a lui donner ainsiun peu de
la curiosité, de l’impatiencc qui animent le chercheur au cours'de
_
ses
observations. Il faut que chaque nouvel ordre de détails soit
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rendu nééessaîre par ceux qui précèdent, vienne les compléter et,
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mieux encore, donner la solution d’un problème soulevé par eux.
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Nous venons de citer un exemple emprunté au système nerveux; un
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cas
semblable se présente pour les glandes, et c’est en vertu des
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principes sus—indiqués que, après l’histologîe générale des glandes,
après un chapitre de physiologie générale, on trouvera, peut—être
avec étonnement, un chapitre intitulé _: « Nouveaux détails histolo—
giques sur les glandes. » C’est que ces
détails (cellules à fe‘rments‘, .:
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canalicules interépithéliauX, cellules'épîthéliales Contractiles, etc.)
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ne se présentent avec tout leur intérêt que lorsqu’ils ont été rendus
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nécessaires ou tout au moins désirablés de par les noti0ns de ph‘y— ._
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