…
PBÉFACE.
‘
sentons de rapides vuesd’ensemhle sur tous les dérivés epitheliaux
et notamment sur les glandes, laissant de côté tous les détails qui
sont du ressort de l’anatomie microscopique des glandes, pour insister
sur leurs rapports gd11e'raux au point de vue morphologique {glandes
ouvertes, glandes closes, glandes remaniées} et fonctionnel (sécré—
tion interne, sécrétion externe; glande holocrine ou mérocriue, etc.).
Ces points de vue généraux prêtent a la schématisation, et facile—
ment feraient naître le danger d’un abus des schémas. .lcmc suistenu
'
en garde contre ces tentations, et dans les quelques parties où j’ai
plus largement usé d‘un exposé schématirp1e, cet mnploi est légitime
par des conditions spéciales. C’est, d’une part, pour le lilastodernie
(gastrulation) et pour la spermatogénèse; or ce sont la deux ques'
tions qui ont été tout spécialement l’objet de mes recherches per—
'
sonnelles, et par suite pour lesquellesj’étais mieux préparé à manier
la schématisation sans courir le dangerde perdre de vue la signication réelle des choses. C’est, d’autre part, le système nerveux et la
théorie des neurones; mais ici je n’ai fait que suivre les deux maitres,
Ramon y Cajal et Van Gehuchten, qui, après avoir élucidé par leurs
recherches les questions les plus délicates des com‘1exions nerveuses,
,
les Ont ensuite systématisees dans de larges et lumineux sclninms.
Je crois avoir été le premier 51 vulgariser en France les travaux de
_
,
Cajal, et, attentifaux progrès des nouvelles doctrines neurologiques,
‘
j’ai été entièrement séduit par les conceptions si simples, et cepen—
,
,
,
dant si complètes qu’on désigne sous le nom de théorie des neurones;
le volume (en ce moment à sa 3e édition) de Van Gelmchten sur
le
-
système nerveuse me paraît à cet égard un chef—d’œuvre didactique;
c’est de lui'que je me suis inspiré.
Un autre caractère donné, dans le présent volume, au mode
—
d’exposition de diverses questions, est celui qu’on peut dire de
l’évolution historique. Bien souvent il nous a paru que le seul moyen
de donner tout sdn intérêt à une étude consistait à suivre la succession des idées que lesanatomistes s’étaient faites sur son objet.
Nous évitons ainsi, par exemple pour l’étude de la cellule, de procé—
_
:j
,
der par une dénition, qui, une fois donnée, devrait être développée,
mais nous suivons graduellement les progrès des découvertes qui
_
,
amènent à la notion exacte des parties constituantes de la Cellule,
de l’importance relative de ces parties, et alors la dénition arrive
.
_
.
d’elle-même; comme résumé ou conclusion. —-— Souvent ce mode de
_
procéder donne à une question, singulièrement ardue, tout l’intérêt
;
_
d’un
récit qui pique la Curiosité et l’im1iatience. Prenons, par
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