peut expliquer, en partie, le plafonnement des prises
[
mondiales constaté ces dernières années.
Les concentrés de protéines
Pêcher du poisson pour le transformer en farine
et nourrir des poulets qui fournissent à l'heure actuelle -la viande au meilleur marché, semble une opération
curieuse à un double titre. D’abord au plan énergétique puisque les protéines sont réintroduites dans le
;
cycle de la matière vivante au lieu de servir directe
'
ment
à la nourriture de l’homme. Ensuite au plan
nancier car il est nécessaire de produire le poisson
à un coût extrêmement bas ; en effet, il faut 5 kg de
poisson pour faire 1 kg de farine et il faut 1 kg de
farine pour donner à un poulet un accroissement de
poids de 100 grammes ; par conséquent, si nous nous
xons le prix du poulet à 5 francs le kilogramme, il
faut produire le kilogramme de poisson à moins de
10 centimes. Ces valeurs indicatives visent à donner
des ordres de grandeur et à situer le problème.
;
,
,
Si donc nous savons produire des protéines alimen'
taires
a destination humaine a un prix aussi bas,
-
Ï
pourquoi ne pas utiliser ce moyen pour vaincre la faim
: .
,
dans'le monde ? C’est tout à fait possible et depuis
_,
"
,
Plusieurs années des programmes de recherches sont
'
"
orientés
vers
la production de protéines d’origine
;; _
,
manne destinées à l’alimentation de l'homme.
ä—«j‘
' _
-
Le mode de production de ces protéines est analoî\
,_
.
gue à celui de la farine de poisson. Un soin plus
_
grand est apporté aux différents stades de fabrication
îÏl
_
de façon a obtenir un produit parfaitement inodore et
de‘- Composition, strictement contrôlée. En jouant sur
â
des enzymes,
on peut obtenir une décomposi—
Îll
tlonplus ou
moms grande des chaînes protéiniques
,_
composant la chair du poisson et obtenir des produits
3l
dont 1ÿS_fpr0Ïéines sont plus ou moins complexes. Avec
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