engrais de choix et a été largement exploitée par le
'
f
Pérou. On estime que les oiseaux à guano (c’est ainsi
«
'
qu’on les appelle) pêchent de l’ordre de 2 millions de
'
tonnes par an. Le guano constitue donc avec la farine
de poisson deux richesses qui se trouvent avoir la
même origine !
,
Malheureusement, une menace terrible pèse sur
l’anchois du Pérou. En eet les conditions très parti—
Ï
culières propres à la prolifération de ce poisson sont
sous la dépendance de courants dont les frontières se
{
déplacent quelque peu, d’une année à l’autre. Lorsque
le courant de Humboldt dérive pour laisser la place
aux
eaux plus chaudes qui se trouvent normalement
"
présentes dans la zone tropicale, le plancton devient
.
moins abondant, les anchois se dispersent, les jeunes
1
ne viennent pas à maturité et la population de poissons diminue. Il en résulte, au niveau de la pêche, une
‘
baisse de production et même, au niveau des oiseaux,
'
-Â
=
une baisse de population. Or, il semble bien qu’en
son de l’exploitation intensive faite au cours
der—,
;
ni‘eres années, le stock d'anchois ait du mal, apièsdes , ‘
'î_
Ÿ
uctuations de cette nature, à retrouver le volume
ÏÇ.f:Ï
qui était le sien il y a quelques années. Après l’année
,
'record de 1970 (12,3 millions de tonnes), le Pérou…
'
réussissait encore à produire en 1971 un peu plus de Α
10 millions de tonnes. En 1972, la production plafon—Â_
nait à 4,5 millions de tonnes ; la
}
pour 1973 ne dépassait pas 3 millions de;tonnesiDans-_ tj
Ç-,éÏfïl
le même temps, le nombre d’oiseaux
}
hait au-dessous du million d’individuà,ç
}
:On ignore encore dans quelles conditionsserecons}
;tituera le stock d'anchois du Péî‘foiiÿei‘
l’homme pourrait utiliser pourffavonsercettereconsÏ }
titutioh. L’exploitation sauVage’décestocknousmen }
_
.
combien fragiles sont les équilibres‘i'biologi'que_s
Ïquels progrès restent 'à faire .? dans
;
'
eXploi‘tation rationnelle desstbéks naturels; Soulignons f
,
“
que cette baisse très sénsibléïdë
duPerou
}
'
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Pérou. On estime que les oiseaux à guano (c’est ainsi
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qu’on les appelle) pêchent de l’ordre de 2 millions de
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tonnes par an. Le guano constitue donc avec la farine
de poisson deux richesses qui se trouvent avoir la
même origine !
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Malheureusement, une menace terrible pèse sur
l’anchois du Pérou. En eet les conditions très parti—
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culières propres à la prolifération de ce poisson sont
sous la dépendance de courants dont les frontières se
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déplacent quelque peu, d’une année à l’autre. Lorsque
le courant de Humboldt dérive pour laisser la place
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eaux plus chaudes qui se trouvent normalement
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présentes dans la zone tropicale, le plancton devient
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moins abondant, les anchois se dispersent, les jeunes
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ne viennent pas à maturité et la population de poissons diminue. Il en résulte, au niveau de la pêche, une
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baisse de production et même, au niveau des oiseaux,
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10 millions de tonnes. En 1972, la production plafon—Â_
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