.
locales les mesures nécessaires. Le littoral français
“
comprend 150 communes de plus de 2 000 habitants et
760 de moindre importance. Or il n’y a que 40 % des
communes les plus importantes et 13 % des communes
les moins importantes qui soient équipées de stations
d'épuration des eaux d’égouts. Ce pourcentage est
encore plus faible pour les communes situées à l’inté—
'
rieur des terres qui utilisent les rivières et les euves
,_
comme émissaires pour les eaux usées. Seul un traité
ment systématique avant rejet des eaux polluées per—
mettrait de vaincre ce type de pollution.
‘
f
L’immersibñ en pleine mer des déchets
'
Il a toujours été extrêmement tentant pour l'hom—
me de se débarrasser des déchets encombrants en les
déversant dans la mer, sans se soucier ni de leur
_
devenir, ni des nuisances qu’ils pourraient provoquer.
Ces immersions peuvent ne pas être toujours inuti—
_
les et l’exemple le plus curieux que nous pouvons citer
;
est celui des carcasses de voitures automobiles utili—
sées pour favoriser/ le peuplement de la mer en pois—
sons.
En_1968, une entreprise, essayant de faire de
l'élevage de poissons sur le littoral languedocien, avait
constaté, Comme bien des pêcheurs de cette région, que
'
les fonds marins recouverts de sable étaient assez pau"
vres en poiss‘ons, crustacés et‘C0quillages; l'absence
de rochers, jointe au“œbouleveræm€nt coritinuel des
'
fonds parles chaluts des pêcheurs, rend cette région
_.
1
peu productrice, à la différence des côtes bretonnes _:
en effet, . les jeunes animaux ne trouvent pas d’en—
"
‘
dr0its pr0tégés pour croître et sedévelopper à l’abri
…
1 -
_
des prédateurs; Cette entreprise eut alors l’idée de
,
.
_
créer, sur cette immenseplaine de sable sous—marine,
'
_
des récifs articiels “ à l’aide de carcasses de véhicules.
'
[;
Ces carCasseS présentent l’avantage de four—,
,
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