Les pollutions pétrolières
-
‘
Ce sont les pollutions pétrolières qui attirent le
plus l’attention de nos contemporains. C’est en 1967
que se produisit une des plus grandes pollutions que
nos
régions aient eu à connaître jusqu’à présent. Le
18 mars, un pétrolier libérien, le Torrey Canon, fai—
‘
sant route du golfe Persique vers la Grande—Bretagne,
s’échouait sur le récif des Seven Stones, à l’entrée de
}_
la Manche. Pendant plusieurs jours, l’épave fut ballet—
}
t_ée par une mer agitée et une partie du pétrole transporté commença à se déverser en mer. An d’éviter
que la totalité de la cargaison ne se répandit à la sur—
"
face de l’eau, la Royal Air Force décida de bombarder
le pétrolier de façon à faire brûler le pétrole. Le bom—
} ,
bardement eut lieu, mais le pétrole refusa obstinément
de s’enammer. Ce bombardement accéléra le déver—
‘
sement
des hydrocarbures, et c’est quelque 100 000
Î
tonnes
de pétrole brut qui s’échappèrent des ancs
de l’épave disloquée. La nappe ainsi formée se déplaça
}}
'
sous l’inuence des vents et des courants, sans qu’on
Î:}'
puisse prévoir avec certitude si elle irait s'échouer
}} ' _7
ou non sur les
européennes. Aucune disposition
«
sérieüse n’avait été préparée pour lutter contre un tel
}
sinistre; c’est pourquoi aucune des actions improvi—
'
'
sées sous la pression de l’événement ne fut en mesure
}
»
d’intervenir efcacement. Le seul procédé qui obtint
‘
_
appréciable consista à répandre une subs-_
!}
.
'
tance
(sciure ou craie pulvérisée) qui, absOr— ’_
1}
.
,
haut le pétrole en surface,
au point de
'
}}
’
coule—r au fond. Malheureusement, ce procédé
en
}
_
tardivement ne put empêcher des nappes
}l ;.
*
_
,
tant sur les côtes d'Angleterre
}
]'
’
f [
côtesffrançaises._Les dégâts causés'aux sites ,
_
l
_
rochers), à la faune et à la orè’furent considé-'
5 _f Tab—168. Les-oiseaux de trier de la réserve des Sept—1165
’
Précédent

- 234/304

Suivant